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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 20:27

Je vous l’ai déjà dit : chaque livre écrit par EES est une sorte d’évènement à ne pas manquer pour moi ! Et ça a été le cas avec Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus. Cependant, j’ai eu l’occasion de le recevoir de la part de Un chocolat dans mon roman qui organise le challenge Eric-Emmanuel Schmitt (voir ici) grâce à son concours réservé aux participants. Un petit bonheur dans ma boîte aux lettres, merci encore !

 

http://www.livraddict.com/covers/71/71998/couv39697525.gifLe narrateur de cet ouvrage est en voyage d’affaire en Chine. Sans attaches, célibataire et sans enfants, c’est un homme qui ne s’arrête jamais. L’une de ses technique pour signer des contrats avec ses négociants est de s’enfuir aux toilettes lorsque la situation se complique, afin d’enrager ses clients dans le but de les faire signer. C’est donc dans les sous-sols de l’hôtel où se déroule la négociation qu’il rencontre Madame Ming, dame pipi. Tous les deux engagent la conversation mais très vite, celle-ci débouche sur la famille, et plus particulièrement sur les enfants. Lorsque la femme lui raconte qu’elle a dix enfants, il n’en croit pas un seul mot ; tout le monde sait que la Chine a développé la politique de l’enfant unique ! D’autant plus que chacun de ses enfants semblent avoir un destin plus extraordinaire les uns des autres. A-t-elle réellement dix enfants ? Fabule-t-elle ? Tient-elle un centre d’adoption ? Est-elle une hors la loi ? Notre narrateur espère le découvrir !

 

Dans la lignée du cycle « Le cercle de l’invisible », Eric-Emmanuel Schmitt continue de nous envoûter avec des livres qui donnent au lecteur l’envie de se questionner un peu plus sur ce monde qui nous entoure dont le thème central est la spiritualité.

Même si La part de l’autre reste de loin mon livre préféré de cet auteur (je suis d’ailleurs en train de le relire), j’ai beaucoup aimé celui-ci malgré quelques réticences en entrant dans le livre. J’ai eu, en effet, l’impression d’entrer dans une énumération/description sur dix personnages dont on ne sait même pas s’ils sont réels ou pas. L’histoire tourne, au début, essentiellement là-dessus, ce qui m’a énormément déconcerté. Certes, le protagoniste se pose quelques questions intéressantes et pertinentes, mais ça s’arrête-là.

Et puis, petit à petit, l’auteur intègre dans le récit la vie du narrateur. On apprend alors qu’il la mène comme il l’entend, de manière quasi égoïste. Malgré tout, on peut apercevoir une certaine envie de changer de comportement, mais une peur importante prend le dessus. On apprend aussi qu’il voit une femme de temps à autre mais qu’il ne souhaite pas continuer cette relation car les engagements l’effrayent, qu’il n’a pas d’enfant, mais qu’ils les aiment cependant. J’ai aimé également « assister » aux questions que se pose le narrateur concernant la « vraie vie » de cette Madame Ming. Il pense au début que cette femme se fout de lui, s’énerve car il pense qu’elle le mène en bateau, puis accepte la situation car il se plait à parler avec la dame pipi. Pour moi, cette madame Ming apporte du rêve avec ses enfants aux destins uniques. Tous disposent de talents, de compétences loufoques, hors normes, inhabituelles.

Quant à Madame Ming, même si c’est une femme parfois agaçante par ses nombreux proverbes chinois alambiqués qu’il est parfois difficile de comprendre, je l’ai trouvée très attachante, parfois amusante. Elle nous montre avec philosophie sa manière de penser, de voir les choses. Elle les prend comme elles viennent, de manière fataliste et nous montre que dans chaque personne, il y a du bon et du mauvais. Et ceci, on le voit bien parmi les traits de caractère de ses dix enfants.

J’ai beaucoup aimé ce regard occidental porté sur le monde oriental et vice versa. EES pointe avec brio, sans critique la différence des cultures.

Comme à son habitude, Eric-Emmanuel Schmitt mêle philosophie, poésie et fluidité au sein de son œuvre et nous offre une jolie réflexion sur ces croyances qui donnent de l’espérance, de la force et une joie de vivre aux gens. C’est un roman sensible et empli de douceur…

 

 

En bref

J’ai passé un agréable moment avec ce petit conte qui nous en dit beaucoup sur la différence entre le monde oriental et occidental, même si le début m’a un peu ennuyé. A découvrir ! 

 

 

«  A la différence des Européens qui conservent des ruines gallo-romaines au coeur de leurs métropoles mais oublient Sénèque, qui visitent des cathédrales en délaissant le christianisme, les Chinois ne logent pas leur culture dans les pierres. Ici, le passé constituait le présent de l'esprit, pas une empreinte sur la roche. Le monument demeurait secondaire, d'abord comptait le coeur spirituel, gardé, transmis, vivant, incessamment jeune, plus solide que tout édifice. La sagesse résidait dans l'invisible, l'invisible qui s'avère éternel à travers ses infinies métamorphoses, tandis que le minéral s'effrite.  »

 

 

Les avis de Livrons-nous, Un chocolat dans mon roman, plume de cajou

 

 

Albin Michel, 115 pages, 2012

 

 

http://img.over-blog.com/300x300/5/37/06/74/schmitt_ee.jpg

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commentaires

Laeti (histoires-de-livres) 26/09/2012 16:20


Je lis ta chronique en diagonale car ce livre est dans ma PAL. Je reviendrai plus tard te donner mon avis. Je retiens néanmoins que tu as beaucoup aimé ce qui me laisse présager un bon moment de
lecture!

Marion 27/09/2012 20:25



Je l'espère pour toi! =)) Bonnes lectures!



Philippe D 16/09/2012 06:40


Celui-là, j'attends sa sortie en poche...

Marion 16/09/2012 09:38



=) J'espère qu'il te plaira



latite06 01/09/2012 19:51


Marion, ma PAL ne va pas te remercier :-) 


j'hésitais à le lire, mais vu ton avis, je suis convaincue !! 

Marion 02/09/2012 20:53



J'espère qu'il te plaira dans ce cas! =)) Ta PAL aussi! ^^



Métaphore 23/08/2012 19:21


Je reviens comme promis, le mien sera posté demain. Effectivement nous passons de personnages en personnages mais c'est l'utilisation d'exemples pour nous amène à toucher du doigt les principes
de Confucius, à la manière d'une parabole, E.-E. Schmitt nous propose la réflexion ;)

Marion 27/08/2012 18:57



Entièrement d'accord avec toi... Une très forte réflexion est présente dans ce livre, malgré un début un peu laborieux!



Métaphore 23/08/2012 10:28


Je suis en train de le lire, je viendrais voir ton avis après. Par contre il y a peu j'ai lu celui que tu es en train de lire (un livre spécial, tu iras peut etre voir mon avis, apres ta
lecture), tu me suis?


Bon, à bientot donc! ;)

Marion 23/08/2012 17:58



Je vais lire ton avis maintenant! Je relis la part de l'autre car je l'avais adoré!



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