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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 22:06

Voilà un livre qui était depuis bien longtemps dans ma PAL, mais que je n’ai jamais eu le courage de sortir… Parce que, même si ce livre était de partout en tête de gondole, j’ai pu lire des avis très divers sur ce roman et du coup, j’ai un peu perdu l’envie de le lire. Heureusement, Livraddict est là. Lors du challenge proposé par le forum (voir article ici), Carnet de lecture m’a proposée cette lecture parmi deux autres… C’était son heure. Et finalement, je n’en suis pas mécontente car j’ai passé un doux moment de lecture.

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv111420.jpgA la mort de Bertha, ses trois filles, Inga, Harriet et Christa, se retrouvent dans la maison de famille située à Bootshaven pour de la lecture du testament. A leur grande surprise, cette fameuse maison revient à la fille de Christa, Iris. Cette dernière est face au mur et doit se décider assez rapidement pour savoir ce qu’il adviendra de la maison familiale. Seulement voilà, Iris est jeune, elle bibliothécaire à Fribourg. Elle aime son métier et ne souhaite pas le quitter de ci peu. Elle semble donc décider à ne pas garder cette maison. Cependant, en se promenant dans les diverses pièces, dans le grand jardin, dans le poulailler, ou bien même dans Bootshaven, Iris doute car cet endroit lui est cher, lui offre plein de souvenirs. Et puis, au sein de ce village habite Max, le frère de son amie Mira. Ce dernier est également l’avoué de la famille, mais entre eux une seule relation professionnelle n’est pas envisageable…

 

 

J’ai trouvé le début de ce récit très mou, parfois même ennuyeux. En effet, il ne se passe pas grand-chose. On entre dans une profusion de souvenirs, mais de façon si rapide qu’on ne sait pas vraiment de qui il est question, ni de quoi il est question. Ces souvenirs arrivent de partout, en vrac, et m’ont parfois égarée de ma lecture. L’écriture de l’auteure n’aide pas non plus à comprendre l’enchaînement de l’histoire car les phrases sont très lourdes, et parfois, je pense, mal traduites.

Et puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je me suis laissée prendre au jeu et j’ai aimé découvrir l’histoire de cette famille dans laquelle les femmes jouent un rôle primordiale, entrer dans cette histoire qui narre la vie de femmes sur trois génération. Ces souvenirs, qui au début me laissaient de marbre m’ont finalement beaucoup intriguée, m’ont moi-même apportés quelques souvenirs à coucher sur une feuille de papier. On entre dans la vie de ces femmes de manière discrète, mais précise, on apprend à les connaître très succinctement, sans trop s’y attacher et on découvre des histoires, des secrets de famille. La narratrice glisse, avec malice, beaucoup d’indices, de suspens dans sa narration, si bien qu’on a très vite envie de savoir, d’aller jusqu’au bout. Ce livre offre également beaucoup de détails sur l’environnement de la narratrice, si bien que le lecteur a presque l’impression de suivre Iris dans les moindres recoins de la maison ; on a l’impression d’entendre le bruit du bois qui grince, de sentir cette bonne odeur de compote sur le feu, d’assister au déguisement d’Iris et de ses amies, de se promener dans le verger... Ces descriptions se font sans lourdeur, avec beaucoup de délicatesse, et avec un grand sens du détail qui impressionne.  

Le tout prend donc une forme douce, nostalgique, mélancolique avec une écriture poétique et bien menée. Finalement, on regretterait presque de ne pas aller plus loin dans tous ces souvenirs, que l’histoire se termine si vite, que l’épilogue soit si rapide…   

 

 

En bref

Le goût des pépins de pomme est un livre à l’écriture touchante, sensible, qui nous amène au cœur des souvenirs de la narratrice, Iris. La profusion de détails donne l’impression au lecteur d’être tout prêt de cette dernière. C’est un livre avec lequel on passe un moment plein de douceur.  

 

 

"A partir d’une certaine quantité de souvenirs, chacun devait finir par en être saturé. L’oubli n’était donc lui-même qu’une forme de souvenir. si l’on n’oubliait rien, on ne pourrait pas non plus se souvenir de quoi que ce soit. Les souvenirs sont des îles qui flottent dans l’océan de l’oubli. Il y a dans cet océan des courants, des remous, des profondeurs insondables. Il en émerge parfois des bancs de sable qui s’agrègent autour des îles, parfois quelque chose disparaît. Le cerveau a ses marées. Chez Bertha, les îles avaient été submergées par un raz-de –marée. Sa vie gisait-elle au fond de l’océan ?"

 

 

 

Le livre de poche, 285 pages, 2011

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 15:17

Hé non, je n’ai pas abandonné la blogosphère… J’ai juste eu beaucoup, beaucoup de mal à venir à bout de Cent ans de solitude, et comme je n’aime pas abandonner mes livres au beau milieu d’une histoire, comme je n’aime pas non plus commencer deux livres en même temps, j’ai continué… Il faut dire que le temps me manque beaucoup en ce moment aussi… Bref, j’espère être un peu plus présente maintenant que cette lecture est terminée.

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv3847352.jpgA Macondo, un petit village isolé d’Amérique du Sud, vit la famille Buendia, condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades. Au sein de ce village, plusieurs familles vivent, survivent, et meurent, mais ce village est principalement mené par José Acardio Buendia et Ursula Iraguàn. Durant six générations, on suit l’évolution de Macondo et de ses habitants, touchés par les révolutions, les guerres civiles, les fléaux, les destructions, …

 

Les deux cent premières pages m’ont passionnée. On découvre la  vie de ce petit village, ses habitants, leurs croyances, leurs mœurs  et coutumes. Très vite, on se sent bien dans l’histoire, on a presque l’impression d’y être, de vivre avec tous ces habitants. L’auteur nous livre également de grandes descriptions concernant le paysage, la faune et la flore, qui m’ont donné envie d’aller découvrir ce village (qui existe en fait sous le nom d’Aracataca). J’ai aimé également cette écriture légère et poétique, et ce, du début jusqu’à la fin. Cette plume, elle est parfois surréaliste voire même surnaturelle, mais pourtant ça ne m’a pas gêné (généralement j’aime les histoires réalistes) puisqu’il s’agit là d’une description de croyances partagées par une population. Pour moi, c’était un début très prometteur qui m’a donner envie de voyager, d’aller voir le monde.

Et puis, et puis, tout d’un coup, je me suis ennuyée de cette lecture car j’y ai vu trop de descriptions, de précisions qui ne m’ont pas toujours parues utiles, si bien que je n’arrivais plus à avancer… Certains passages sont très longs, sans aucune ponctuation, avec un fil conducteur alambiqué… Il y a également beaucoup de passages qui nous expliquent les multiples guerres d’Aureliano Buendia, le fils de José Acardio Buendia et d’Ursula Iraguàn, qui m’ont profondément ennuyée, agacée… Je pense que, pour cela, une certaine connaissance de l’histoire de l’Amérique Latine est nécessaire pour comprendre les guerres qu’entreprend le colonel Aureliano Buendia, connaissance qui m’a énormément manquée et m’a fait perdre le fil de l’histoire. C’est dommage, car je pense que l’auteur cherchait à nous faire connaitre l’histoire de son pays, mais aussi de l’Amérique Latine par ce récit.

Gabriel Garcia Màrquez met également une certaine distance entre le lecteur et ses personnages, si bien qu’on ne s’attache à aucun protagoniste. Ce détail m’a un peu déconcertée, car j’aime généralement avoir le sentiment de comprendre, ou d’être émue par certains aspects de la vie des personnages. Là, non. On suit simplement leur vie sans aucune émotion. Ceci est peut-être dû aussi au fait qu’il y a un nombre de personnages considérable dans Cent ans de solitude. Pour comprendre qui était qui, j’ai dû faire un arbre généalogique, que j’ai mis dans mon livre et que j’ai ressorti très, très souvent au fil de ma lecture pour ne pas me perdre. D’ailleurs, j’aurais dû détailler encore plus l’arbre que j’ai réalisé en mettant qui a fait quoi, car même avec cela je me suis perdue, j’ai dû faire des retours en arrière. Il faut rajouter à cela le fait que tous les personnages ont le même prénom puisque les fils s’appellent comme leur père ou leur grand-père… De plus, les personnages du même nom ont généralement une personnalité ainsi que des destins très similaires. Bref, ma lecture a été laborieuse, saccadée, lente…

 

 

En bref

Malgré un début très prometteur, je me suis très vite perdue dans cette histoire. Les prénoms des personnages se confondent, mes connaissances étaient insuffisantes… Au final, je ressors de cette lecture frustrée et déçue.

 

 

"Elle lui parlait de Macondo comme du village le plus lumineux et le plus paisible du monde, et d'une gigantesque maison qui sentait bon l'origan, où elle aurait aimé vivre jusqu'à ses vieux jours aux côtés d'une mari fidèle et deux garçons rusés qui s'appelleraient Rodrigo et Gonzalo, et en aucun cas Aureliano ni José Arcadio, et d'une fille qui aurait nom Virginia, et en aucun cas Remedios."

 

 

Points, 461 pages, 1968

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:01

J’ai vu cette BD sur pas mal de blogs… Forcément, cela a attisé ma curiosité… Après l’avoir prise, et reposée, Tout seul est enfin lu… Et quelle lecture !

 

http://chezmo.files.wordpress.com/2011/03/toutseul.jpgTout seul, c’est le surnom que l’on donne à un homme qui vit reclus dans un phare depuis une cinquantaine d’années. La raison ? Tout seul a une malformation du visage, on dit qu’il est un monstre. Ses parents l’ont caché toutes ces années par honte, par peur du regard des autres. Chaque jour est une routine. Tout seul pêche, mange, nourri son poisson, cause avec lui, apprend de nouveaux mot, s’échappe dans un monde différent, récupère une caisse de poissons une fois par semaine. Cette caisse est amenée par deux marins. Le premier est âgé, aigri, bourru. Le plus jeune, quant à lui, sort de prison, ne parle pas vraiment. Ce dernier questionne l’autre au sujet de cet homme vivant seul dans son phare, jusqu’à en devenir une sorte d’obsession. Jusqu’au jour ou ce jeune marin tente de communiquer avec Tout seul…

 

 

J’ai été réellement perturbée par ce manque de paroles, de couleurs, par ces grandes planches de dessins pleines de détails, de finesse… Mais vraiment beaucoup, car plusieurs pages peuvent se laisser tourner dans le silence le plus complet! Pour moi, c’était impossible de comprendre une bande dessinée avec aussi peu de paroles… Et pourtant… Ce sont les raisons pour lesquelles je ne l’ai pas lue la première fois que je l’ai prise à la bibliothèque. Et puis, je me suis dit, après avoir lu tous ces avis super-positifs, que cette BD devait valoir le détour, et qu’il fallait bien que je m’accroche… Heureusement, car je serais passée à côté d’une petite merveille…  Car Tout seul est, en effet, une réelle merveille… L’histoire est magnifique, poétique, hypnotisante, émouvante et je ressors encore une fois sous le charme de cette lecture. J’ai tourné les pages avidement, cherchant à comprendre et à cerner qui était cet homme, pourquoi Tout seul mène cette vie-là. Enfin avidement est un bien grand mot, car j’ai été charmée par ces dessins, qui finalement donnent tout leur sens à l’histoire de Tout seul… Les dessins sont magnifiques, également. Ils sont épurés, clairs, pleins de petits détails assez significatifs que l’on peut comprendre au fur et à mesure de la lecture. Là, je me suis rendue compte de mon erreur. Je n’avais pas besoin de mots pour comprendre cette BD, j’avais juste besoin de me laisser porter par ces dessins, de laisser cours à mon imagination pour passer un beau moment de lecture. D’ailleurs, Chabouté nous livre au début de son récit une définition de l’imagination qui m’a, au premier abord, laissée perplexe, septique. Et quand on lit Tout seul, on comprend pourquoi. Car Tout seul a l’habitude de lire des définitions du dictionnaire et c’est là qu’il fait marcher sa propre imagination, c’est là qu’il nous livre sa propre interprétation du monde, monde qu’il n’a jamais vu.

Malgré un thème encore bien sombre, Tout seul est une BD pleine d’optimisme, pleine d’humanité aussi. Elle m’a fait rire jaune, elle m’a fait sourire, elle m’a réchauffée le cœur, elle m’a émue… Tout seul est un mélange d’émotions éparses qui donne une sacrée claque…

 

 

En bref

Malgré des réticences concernant le dessin, Tout seul est une sorte de coup de cœur qui vient après coup. Encore une magnifique découverte ! 

 

http://img.over-blog.com/379x500/0/59/31/96/festival2009/articles2009/DM-Chabout-.jpg

 

 

Les avis de Un chocolat dans mon romanNouketteLes pages de lecture de SandrineVal...

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

 

Vents d'ouest, 368 pages, 2008

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:32

En fouillant un peu à la médiathèque, je suis tombée sur cette BD, BD au titre qui m'a interpellée car je le trouvais très beau, très poétique... Je l'ai prise, sans grande conviction malgré tout... C'est d'ailleurs l'avantage de prendre ses livres à la bibliothèque : on ne risque rien. Cependant, j'ai passé un agréable moment avec cet album! 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/9/3/9782849465394.jpgManon a six ans, et malgré son jeune âge, c'est elle s'occupe de tout dans le petit appartement où elles habitent avec sa mère. En effet, sa mère sombre peu à peu dans la déchéance. Sans argent, sans "emploi", cette jeune femme tente de survivre, mais la vie ne lui fait pas de cadeau... Le père de Manon, quant à lui, est très occupé car c'est un homme politique, et de toutes manières, il n'est pas au courant de l'existence de son enfant... Mais Manon, elle, espère que son père va revenir, vite, car elle se trouve trop jeune pour aider sa mère. Elle pense qu'il est le père Noël et que c'est pour cette raison qu'il n'est pas présent : il ne devrait pas aimer un enfant plus qu'un autre car le père Noël aime tous les enfants. Elle décide alors de partir à la recherche de son père trop absent, seule personne qui pourrait les sauver... Bernard Bonjour, un vieil homme aigri habitant dans le même immeuble que la jeune Manon décide de l'aider, pour une raison qui n'est pas vraiment celle qu'elle croit...

 

Bon bien sûr, cette BD n'est vraiment pas de saison (quoi que...) et j'avoue qu'elle serait beaucoup mieux passée si je l'avais lue en période de Noël... Puisqu'il faut le dire, cette BD est une sorte de petit conte. Mais bon, malgré tout, j'ai passé un très bon moment avec cette lecture. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un coup de cœur non plus, mais la lecture a été agréable, et assez riche en émotion... Car il s'agit d'une lecture dans laquelle on passe du rire au larme (bon c'est une image...). D'un côté, on rit de cette petite Manon pleine de vie, pleine de joie, qui pose plein de questions. On sourit de ses croyances naïves, de ses manières de faire. Et puis, on est touchés par cette histoire assez triste, mais en même temps pleine d'espoir... C'est un récit beau, vraiment. C'est aussi un conte poétique, qui fait un peu rêver. Vous l'aurez compris, c'est assez riche. 

J'ai beaucoup aimé les personnages représentés car on montre à la fois leurs qualités et leurs défauts. Au final il s'agit de personnages au vrai visage, très humains, très réalistes. Bernard est un homme imbuvable, aigri au maximum, mais il sait aussi se montrer tellement généreux. Petit à petit, on découvre qu'il possède une carapace, une énorme carapace qui le protège de ce monde extérieur. On apprend également que ce monsieur a eu une drôle de vie, pas facile. La mère de Manon, elle, malgré ses nombreux vices et défauts, est une bonne mère qui fait tout pour s'en sortir, pour se tirer de ce pétrin. Et Manon, Manon... C'est une petite toute mignonne, pleine de bonne humeur et de bon sens, curieuse (trop curieuse?)... Je me suis vraiment attachée à ces personnages hauts en couleurs. Très vite, on a envie de les aider, de les comprendre. 

Malgré toutes ces qualités, il existe des MAIS. Déjà, je n'ai pas beaucoup aimé ces dessins très informatisés, très carrés. Et puis, je n'ai pas aimé les couleurs utilisées car je les ai jugées trop nombreuses, un peu agressives aussi parfois... Et puis, il y a un petit quelque chose qui fait aussi que cette BD n'est pas un coup de cœur, malgré toutes les qualités que j'ai pu lui trouver... Ne me demandez pas quoi, je n'en sais rien... Peut-être parce que l'histoire devient petit à petit farfelue, presque irréelle (mais c'est aussi ça Noël, non?)... Cependant, il m'a été facile de passer outre ces quelques défauts. 

 

 

En bref

Malgré quelques défauts qui ne rendent pas la lecture dérangeante, j'ai aimé cette BD qui se rapproche du conte. L'histoire est belle, poétique, parfois irréaliste... Une jolie BD à découvrir.

 

http://www.bedetheque.com/Planches/unpasverslesetoilespl_21102003.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Editions soleil, 80 pages, 2006

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:44

Après une courte pause, je reviens avec la première BD du mercredi du mois de juin. Et cette BD, elle me faisait de l'œil depuis un temps fou... Pour la petite histoire: un vendredi soir, je jette un coup d'œil aux partenariats de livraddict et je tombe sur L'été 79 qui m'a tout de suite intriguée, intéressée... J'avais envie de lire cette histoire, bref, j'ai participé au partenariat. Et quelques jours plus tard, "hô joie" je découvre que j'ai été sélectionnée. Malheureusement, il y a eu un petit problème dans l'envoie du livre et je me suis retrouvée avec La reine du Yangzi (tome 2), que je n'ai toujours pas lu d'ailleurs. L'envie de lire L'été 79 était toujours aussi forte, mais ma carte bleue criait famine... Heureusement, elle était à la bibliothèque... J'ai adoré, et j'aurais été déçue de passer à côté!

 

http://www.bdnet.com/img/couvpage/66/9782841115662_cg.jpgHugues vit à G., un petit village à la campagne. Il est l’aîné de trois garçons, et a tout juste douze ans. A G., sa vie a pris une drôle de tournure : son père boit plus qu’à l’accoutumée et il se met à battre sa mère. Il passe des journées entières au bistrot du coin et n’en rentre que la nuit. Tout le monde, au sein de G., est au courant de ce qu’il se passe, mais tous les habitants font comme s’ils ne voyaient rien. Même la police n’agit pas car le père d’Hugues fait ami ami avec eux… Pour ne pas entendre les disputes entre ses parents, Hugues préfère passer le plus de temps possible chez sa grand-mère qui habite à côté. Et le soir, lorsque les querelles se produisent, il se réfugie dans sa chambre, son walkman vissé sur les oreilles, le son au maximum pour ne rien entendre. Tous pense que sans ce père alcoolique la vie serait bien plus belle… C’est pourquoi, la mère d’Hugues lui demande au cours de cet été 79 de tuer son père. Cette requête lui fait poser un tas de questions auxquelles il n’arrive pas à répondre… Jusqu’au jour au son père ramène un fusil. Là, il est temps de fuir !

 

L’histoire n’est pas gaie, mais lorsque j'ai appris qu’il s’agissait d’une bibliographie… Ca m’a pris aux tripes, ça m’a encore plus émue, plus captivée. Je l’ai lue d’une traite, comme en apnée, avec une violente envie d’aider le jeune Hugues auquel je me suis énormément attachée. C’est un personnage introverti, réfléchi, courageux. Hugues est très émouvant car il nous montre avec son regard d’enfant-adolescent comment il a vécu cette période de sa vie. Je trouve cette BD très courageuse, certainement nécessaire à l’auteur, comme c’est souvent le cas pour les autobiographies. Voilà, vous l’aurez compris, j’en ressors bouleversée, admirative, et j’ai aussi envie de connaître la suite car suite il y aura. L’été 79 est un coup de cœur dont je me remets très doucement…

Contrairement à certains livres autobiographiques, je n’ai pas eu cette impression de voyeurisme… Peut-être parce que je ne l’ai su qu’après avoir refermé ce roman graphique… Mais aussi parce que malgré ce qui est raconté, l’auteur garde une certaine distance, une certaine pudeur. Aucun nom de village n’est cité, peu de personnages sont appelés par leurs nom/prénom, les dessins restent neutres…

J’avoue ne pas être très fan de ces dessins très naïfs, simples (j’entends par là sans détails), entièrement en noir et blanc. Cependant, ce choix de couleur se prête très bien à la thématique abordée, je trouve. Moi, j’aime quand il y a de la couleur, même très sombre, tant que celle-ci exprime ou représente quelque chose. Là il n’en est rien. Mais en lisant L’été 79 on apprend que ce choix-là, il l’a pris lors de ces douze ans. On apprend qu’il souhaitait déjà faire dessinateur de bandes dessinées, et que son genre sait naïf. Savoir ce qu’on va faire de sa vie à 12 ans de manière aussi précise, et s’y tenir, je dis chapeau ! Malgré tout, dans ces dessins, j’ai aimé la poésie qui s’en dégage, ainsi que ces multiples images, métaphores.

Malgré cette histoire sombre, je n'ai pas trouvé beaucoup de pathos là-dedans. En effet, l'auteur y introduit des lueurs d’espoir de temps à autres. Hugues a des envies d’ailleurs, des envies de grande personne, des envies de fuir…

En espérant lire très vite L’automne 79

 

 

En bref       

L’été 79 est une BD courageuse, qui prend aux tripes, qu’on lit en apnée, complètement happé par cette histoire tragique. Même si les dessins ne m’ont pas transcendée, j’ai su trouver en eux de très belles métaphores. A découvrir… 

 

 

http://img.over-blog.com/440x600/1/83/30/54/BD-4/ete-79-05.jpg

 

 

BD-du-mercredi

chez Mango

 

 

Editions Nil, 136 pages, 2011

 

 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 16:36

Une petite pause s'impose car je pars une semaine en Crète avec mon chéri, avant de commencer mon job d'été... Une semaine pour visiter et pour se reposer (Heu mouais c'est pas notre genre!). Convocation cette nuit, 3 heures, pour une semaine sous le soleil... 

Au programme? Pas de programme. Nous, c'est un peu au jour le jour, en fonction de nos rencontres, des dires des uns et des autres. Ho bien sûr, nous avons quelques endroits à faire impérativement mais très peu en fait...

 Mon sac à dos contiendra le bridge de mes parents, le Lonely Planet de la Crète, mais aussi un livre, oui, un seul car je sais pertinemment que je n'aurais que quelques rares instants pour lire. L'heureux élu sera donc Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, qui me permettra de me mettre dans le bain pour l'un de nos futurs voyages...

 

http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/124/pt123085.jpg


Et donc, je ne serais pas là pour le premier anniversaire de ce blog, le 31 mai. Il y a un an, alors que je me sentais un peu trop seule à Lyon, j'ai décider de me lancer dans l'aventure pour occuper mes sombres journées. Après avoir hésité à continuer par peur de ne pas y arriver, par peur d'y passer trop de temps, les lectures de Marion est toujours là, à mon plus grand plaisir...

C'est donc un peu en avance que je souhaite vous remercier... Un grand merci à tous ceux qui me suivent, pour vos mots doux, vos encouragements, pour vos passages... 

 

 

Bonne semaine, donc, et à très vite...

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Published by Marion - dans Blabla & bazar
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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 10:33

Il y a presque un an de cela, je découvrais Quand souffle le vent du nord, grâce à la toile. J’avais été conquise, je voulais lire la suite, très vite… Il faut dire j’étais vraiment restée sur ma faim. Cette fin ne me satisfaisait pas, il m’en fallait plus, encore plus. J’avais besoin d’une réelle conclusion. Cependant, j’ai su me faire patiente, car j’ai attendu la sortie en poche du second tome (ce n’est pas joli, dans une bibliothèque, d’avoir un grand format et un petit format !)… Ce livre m’a plu mais sans plus…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv50601180.jpgLéo a fui à Boston afin de se libérer de la relation épistolaire qu’il entretenait avec Emmi. Mais lorsqu’il rentre de son exil, tout semble avoir changé… Tout d’abord, il ne revient pas seul, car au cours de son voyage, il a rencontré Pamela, « Pam », avec qui il envisage de construire une relation sérieuse, voire même d’aménager avec elle. Et puis, l’échange de mails entre Emmi et Léo semble de plus en plus épars. Et surtout, Emmi souhaite mettre fin à cette relation. Pour cela, elle veut rencontrer Léo, au moins une fois. Ce rendez-vous a bel et bien lieu… Mais que va-t-il advenir de leur relation ?

 

 

On ne peut pas dire que je n’ai pas aimé ce livre puisque je l’ai dévoré… J’ai encore, une fois, tourné les pages avidement afin de connaitre le fin mot de cette histoire… Mais je ne sais pas… Je me suis un  peu plus ennuyée dans ce second tome. Le charme n’a pas opéré de la même manière… Finalement, je me demande même si je n’aurais pas dû m’arrêter au premier tome, car même si La septième vague n’est pas une déception, on ne peut pas dire que ce récit a connu le même enthousiasme que Lorsque souffle le vent du nord.

En fait, j’ai trouvé certains passages un peu mous, un peu vides… Il faut dire que les premiers mails sont des échanges de phrases de quelques mots, dans lesquels on trouve des banalités dont on se serait bien passées. Malgré ces lenteurs passagères, le livre se lit toujours bien, voire même très bien. Il est facile de se replonger dedans, de se remémorer l’histoire, même avec une pause d’un an, car les deux personnages reviennent sur leur passé commun, cherchent des explications, des indices.

L’échange épistolaire n’a pas eu le même effet sur moi lors de la lecture du second tome. Dans le premier, j’avais apprécié cet effet de rebondissement, cette modernité. J’avais trouvé amusant le fait que les personnages cherchent à tout analyser. Avec La septième vague, j’ai parfois eu cette impression de lire un échange entre deux adolescents qui se cherchent, s’envoient des piques, jouent avec les mots, cherchent à analyser chaque mots, chaque phrases. Et puis, Emmi, Emmi est « si, si, si, » agaçante, fatigante… Fidèle à elle-même, elle reste indécise, insatisfaite, égoïste, limite peste parfois. Mais, heureusement, Léo, lui m’a beaucoup plus touchée, parlée. Il reste timide, écrit de beaux messages à son Emmi, souffre de cette relation, se questionne. Bref, heureusement que Léo est bien, reste bien Léo, sinon j’aurais été profondément déçue par ce second roman.

Et puis, je dois bien le reconnaitre, j’ai enfin eu une fin, nette, définitive, tranchée. Cette fin que j’attendais tant est arrivée. C’est peut-être d’ailleurs ce que j’attendais le plus dans cette « saga Emmi et Léo ». Je n’ai pas eu besoin de faire marcher mon imagination pour comprendre ce qu’il adviendra de Léo et Emmi, tout est dit, enfin. Pour cela, on ne peut pas dire que j’ai été déçue, au contraire. Même s’il n’y a pas vraiment de surprise, j’ai eu ce que j’attendais.

 

 

En bref

Un bilan très mitigé en ce qui concerne la Septième Vague. J’ai aimé le roman, ça oui, mais il m’a beaucoup moins charmée que Quand souffle le vent du nord. Ce second tome connait certaines lenteurs, certains passages m’ont agacée… Je ne sais pas si je peux vous dire de le lire ou pas… C’est à vous de voir si vous avez envie de connaitre la suite de cette saga…

 

 

« Je pense à cette Emmi qui, du bout de doigts si délicats qu’ils semblent lui échapper, enlève toutes les trente secondes de ses yeux des mèches imaginaires pour les remettre derrière son oreille, comme si elle cherchait à délivrer son regard d’un voile, pour pouvoir enfin observer les choses avec autant d’acuité qu’elle sait les décrire depuis longtemps. Et je me demande sans cesse si cette femme est heureuse. »

 

 

Les avis de Laeti, Perdre une plume, June, lasardine, Enigma, Doucettement, ...

 

 

Le Livre de poche, 280 pages, 2012

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 18:22

J'avais été assez intriguée par le chat du rabbin, le film, sorti au cinéma il y a environ un an. Cependant, je n'ai pas pris la peine de le voir pour plusieurs raisons, la principale étant que je n'avais pas encore lu la BD du même nom. C'est de cette manière que je regarde, le plus souvent, les adaptations : le livre en premier, et ensuite le film. Maintenant que la BD a été lue, je pourrais (peut-être) découvrir l’adaptation qui en a été faite…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv13788859.jpgA première vue, le chat du rabbin est un chat quelconque : il dort, mange, demande quelques caresses à ses maîtres, et part en vadrouille... Jusqu'au jour où l'envie lui prend de manger cet affreux perroquet que plus personne ne supporte au sein de la maison, à cause de ses discussions trop récurrentes. Ce jour-là, en dévorant son ennemi, le chat du rabbin se met à parler. Mais celui-ci ne parle que pour dire des mensonges ou des vérités blessantes. Son maître lui interdit donc de voir sa fille, Zlabya et de lui adresser la parole... Celle-ci est bien élevée, et ne sort que très peu. Elle ne doit donc pas être influencée par l’animal. Cependant, ce dernier est fou amoureux de sa maîtresse et semble prêt à tout pour elle. Il incite donc son maitre à le convertir au judaïsme, mais surtout, il souhaite faire sa Bar-Mitsva afin de pouvoir plaire à sa dulcinée... 

 

 

J’ai apprécié cette lecture, mais je n’ai pas été transportée. Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus léger, d’un peu plus frais, car la plupart des bandes dessinées que j’ai lue sont sombres et tristounettes. Au moins, j’ai été servie… C’est agréable, plutôt drôle, très coloré, et puis ce chat pose des questions au rabbin très intéressantes, voire même pertinentes. En effet, l’animal s’interroge sur certains cas du judaïsme, il critique aussi certaines absurdités de la religion, et son pauvre maître cherche à lui montrer que la religion n’est pas que mensonge. On retrouve également une légère critique de la société occidentale qui cherche à tout prouver. Bref, c’est un dialogue incessant, une discussion qui laisse le lecteur réfléchir, et se positionner par rapport à tel ou tel point de vue. Cependant, je ne pense pas que l’auteur cherche à critiquer telle ou telle religion. Je pense plutôt qu’il s’agit d’une manière de parler de religion de façon très légère, poétique et détournée, sur certaines questions qui nous concernent de plus ou moins loin. Enfin comme vous l’aurez compris, j’ai aimé cet aspect-là du récit car c’est une manière originale de parler de choses plus ou moins taboues… Cette forme-là m’a également permis d’en apprendre un peu plus sur le Judaïsme et ses pratiques, et en plus, c’est plein d’humour, et de poésie…

J’ai aimé aussi les planches de Joann Sfar pour ses couleurs chaudes (j’adore !), pour sa diversité, pour ses beaux costumes (oui bizarrement j’ai regardé les vêtements des personnages, et chapeau ! ils sont très réussis !) mais les dessins et les personnages ne m’ont pas transcendée ; ils m’ont même laissée de marbre. Je les ai trouvés un peu flous, vagues… Alors que j’aime les détails, la netteté, la précision des traits…

Cependant, j’ai trouvé cette lecture un peu molle, sans rebondissement. Disons que la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, et ne donne pas vraiment une raison au lecteur de découvrir la suite… Vais-je continuer ? C’est une bonne question…

 

 

En bref

Un joli conte à prendre au troisième degré, qui nous en dit beaucoup sur la religion juive. Cependant, les dessins ainsi que cette histoire un peu plate m’ont déçue…

 

 

http://fr.globedia.com/images/nouvelles/2011/9/10/chat-rabbin-bar-mitsva-joann-sfar_6_547998.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

Editions Dargaud, 48 pages, 2003

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 20:22

Intriguée par plusieurs avis sur ce roman, je me suis empressée de l’acheter, d’autant plus qu’il s’agit du premier roman de l’auteur que je lis. Mais malgré tout, je suis passée totalement à côté de ce livre…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv48916476.jpgSamuel est instituteur, mais les samedis après-midi, il passe son temps libre au sein d’une prison afin de discuter avec de jeunes filles délinquantes. C’est ici qu’il rencontre Lili, quinze ans. Le jeune homme fera son possible pour la sortir de prison. Plus tard, il l’accueillera chez lui. Lili partage désormais sa vie avec Samuel. Ce dernier souhaite fonder une famille mais la jeune femme ne semble pas prête à devenir mère. Un beau jour, alors qu’elle se promène au zoo, elle aperçoit une ombre. Cette ombre, c’est celle de Yoïm, l’homme qui l’a entrainée dans le déclin et la délinquance, l’homme qui l’a initiée au sexe, à la drogue. Mais Yoïm est aussi son premier amour et son sauveur. Car la jeune Lili n’a pas eu une enfance facile, elle a même eu une enfance morbide. Alors qu’elle n’avait que quatorze ans, sa mère décède et la jeune fille et son petit frère sont laissés aux mains de leur père. Ce dernier est membre du « Parti », et un fervent adorateur de « Dodolphe ». Il doit partir de longues semaines pour remplir des missions inconnues, et enferme ses enfants à l’intérieur de leur petit appartement. Il est aussi paranoïaque et hypocondriaque : il fait croire à ses enfants que le monde extérieur est méchant, contaminé de maladies diverses. Bref, les deux enfants n’ont pas le droit d’ouvrir la porte, de sortir, de regarder la télévision, … Bien que Lili n’aie que quatorze ans, elle souhaite mettre fin à ses jours afin de ne pas subir les bizarreries de son père. Après une tentative qui échoue, elle retrouvera espoir auprès de Yoïm…

 

Je me demande un peu ce que je vais pouvoir vous dire à propos de ce livre. Je ne saurais même pas vous dire si celui-ci m’a plu ou pas. Je déteste cette sensation. Je suis incapable de montrer un quelconque enthousiasme, mais malgré tout, je saurais trouver des qualités non négligeables à ce livre…

J’ai mis un temps fou à lire ce roman, à entrer dedans. Je n’arrivais pas vraiment à lire plus de 3 pages à la suite (donc un chapitre, car ceux-ci sont très courts). D’ailleurs, j’ai envisagé de l’abandonner pour le reprendre plus tard… Mais le livre était présent depuis si longtemps dans ma bibliothèque… La lecture a donc été laborieuse.

Disons que le récit m’a énormément dérangée. Le passé de la jeune Lili est extrêmement dur, glauque, déprimant. Les bizarreries de son père m’ont fait rire jaune, mais elles m’ont permis de comprendre le mal-être qui ronge la jeune fille. Son histoire d’amour avec Yoïm est elle aussi dérangeante. Yoïm semble être un homme, mais Lili n’a que quatorze ans, lorsqu’elle le rencontre, lorsqu’elle est initiée au sexe. La jeune fille a aussi des pensées dérangeantes, torturées. Elle m’a semblée parfois proche de la folie. Et puis, cette quatrième de couverture, ainsi que le titre ne sont pas du tout représentatifs du contenu. Je crois que je ne m’attendais pas vraiment à cela du coup, je crois que je suis sérieusement passée à côté de cette histoire. La vie n’a pas épargnée Lili, mais malgré tout, cette histoire m’a touchée, m’a émue.

L’écriture est, elle aussi, très spéciale car il s’agit d’un flot incessant de paroles, de pensées, plus ou moins décousues, plus ou moins fluide. Parfois, il est difficile de les suivre, de comprendre ce que pense vraiment la protagoniste. Malgré tout, je dois dire que cette plume m’a plu, et je dois reconnaitre le talent de l’auteure. De plus, je trouve que cette plume représente assez bien l’esprit torturé voire malsain de la jeune Lili. Par contre, je n’ai pas apprécié ces mots crus, durs, glissés au beau  milieu de phrases poétiques à souhait…

 

 

En bref

Le bilan est très mitigé en ce qui concerne la lecture de ce roman. Certains aspects de ce livre m’ont dérangée, d’autres m’ont émue… Je relirais Véronique Ovaldé plus tard…

 

 

"Samuel saurait-il me consoler?, et m'endormant finalement sur le canapé, avec la voix de Samuel répétant à sa mère l'itinéraire de l'expédition imaginaire dont je revenais, sa voix, comme la pluie de mars, qui me pénétrait et me promettait une floraison tardive."

 

 

Edition Babel, 134 pages, 2005

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Published by Marion - dans Romans
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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:48

Ma dernière lecture de BD remonte à plusieurs semaines. Et pour cause, la fin d’année universitaire arrivant, je croulais sous les dossiers à rendre, les partiels et les derniers exposés à fignoler. Bref, autant vous dire que j’ai bien été prise. Mais depuis jeudi soir, je suis en vacances. Oui, oui, quatre longs mois de vacances bien mérités (?) m’attendent. Je ne devrais donc plus louper de rendez-vous hebdomadaires, ou très peu ! Je reprends en beauté avec le tome 1 de cette grande série qu’est « Magasin général ».

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv58784346.jpgL’histoire se déroule à Notre Dame du Lac, un petit village du Québec dans les années 1920. Au cœur de ce petit village, on trouve le « Magasin général », seul commerce de Notre Dame du Lac, tenu par Felix et Marie Ducharme. Comme son nom l’indique, le magasin général a de tout : du sucre, du grillage, mais aussi du tissus, des chaussures, …

Lorsque que Félix décède, Marie n’a pas le choix : elle doit s’occuper seule de son commerce. Sitôt l’enterrement terminé, elle doit rouvrir le petit commerce. La vie continue, et il faut bien survivre ! Les Ducharme sont également également les seules personnes du village à posséder le téléphone et une voiture. Elle devra donc répondre à chaque sollicitation des habitants, comme le faisait son mari. Le Magasin général est un récit sur le monde rural québécois dans les années 20, mais aussi sur les coutumes de cette époque…

 

 

Je suis tombée sous le charme de cette jolie BD, et je n’ai qu’une hâte : lire la suite. Car le magasin général est en effet constitué de 7 tomes !

L’histoire n’est pas ponctuée par un suspens ou une quelconque action. On suit simplement le rythme de vie des habitants au gré des saisons, mais aussi par les naissances et les morts qui surviennent. Rien de très spectaculaire, donc.

Cependant, l’histoire est très intéressante car elle permet d’avoir un œil sur l’entre-deux guerre, de voir comment ces villageois survivent ou tentent de survivre. Une très grande solidarité unie tous ces personnages, et chacun semble apporter à l’autre son savoir. Malgré cela, les commérages, les médisances et bagarres sont présentes, mais elles sont de courte durée. L’histoire débute immédiatement  sur la mort de Félix, qui deviendra voix-off de ce récit. On est donc tout de suite plongé dans un drame, mais ceci permet au lecteur d’entrer dans l’histoire, dans le contexte social et économique. Cette narration donne tout son charme à cette lecture, car elle offre une certaine sensibilité, une certaine nostalgie. Cela m’a également permis de m’attacher tout de suite à Marie, personnage central de ce premier tome. On voit à quel point ce personnage est essentiel aux villageois, mais en parallèle, quel poids pèse sur les épaules de Marie. Elle n’a pas la vie simple, car elle doit subvenir aux besoins de son village, elle doit se substituer à son défunt mari. Mais en aura-t-elle la force et le courage ? Marie, c’est le portrait d’une femme forte, courageuse, réfléchie. Bref, c’est une véritable héroïne.

J’ai beaucoup aimé le personnage du curé également. Ce dernier essaye de s’intégrer tant bien que mal, mais ceci n’est pas chose simple, au sein d’un village pieux. C’est un personnage qui semble proche de chaque villageois, et non pas seulement des croyants. On voit une jolie entraide naitre entre le curé et les habitants.

Ce récit montre également quelques stéréotypes des habitants d’un tel village à cette époque. On voit donc des marmots qui se chamaillent, qui espèrent partir très vite à la chasse, mais aussi des agriculteurs, des « vieilles chouettes », une guérisseuse aux secrets de grand-mère infaillibles…  Le tout est ponctué par un langage très familier qui ressemblerait presque à un patois. C’est quelque peu déroutant, au début, mais on a vraiment l’impression d’y être, de vivre à Notre dame du Lac.

 

J’ai également beaucoup aimé les dessins de cette BD même si ceux-ci sont majoritairement sombres, aux couleurs peu gaies. Malgré tout, je reste fidèle à moi-même, je les ai appréciés, car ils sont très réalistes, très bien détaillés. J’ai trouvé certains personnages très beaux, comme celui de Marie, par exemple…

 

 

En bref

Le magasin général dépeint une société rurale québécoise des années 20. Les personnages sont très attachants, les dessins m’ont touchée. A découvrir !  

 

 

http://2.bp.blogspot.com/_tVnac0XT4Hg/S7ip1WMWXbI/AAAAAAAAAXw/aTy7P7UdNto/s1600/extraitmg.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Casterman, 80 pages, 2006

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