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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 20:34

Voilà un bon moment que ce livre dormait sur ma PAL... Après avoir enchainé les romans d'EES, il me fallait une petite pause pour passer à autre chose... Ce livre avait pourtant sa petite importance, puisque c'est avec ce livre que j'ai pu rencontrer l'auteur lors d'une séance dédicace... Une jolie rencontre, qui m'a un peu fait peur... Que dire face à son auteur favori? 

C'est la première fois que je lis un essai d'EES, et je dois dire que le bilan est très mitigé... 

 

http://img.over-blog.com/209x300/1/79/51/68/quand-je-pense--beethoven.jpgCe livre se compose de deux histoires.

 

La première raconte l'histoire même d'Eric Emmanuel Schmitt. Après avoir écouté Beethoven en boucle pendant son adolescence, après avoir profondément aimé cet être, il s'est détourné de son compositeur préféré. Et puis un jour, lors d'une exposition de masque, Beethoven renvient dans la vie de l'auteur. Il se demande alors pourquoi il s'est détourné de ce compositeur.

 

Pour être totalement franche, ce premier essai m'a un peu (beaucoup?) laissée de marbre... Pourquoi? Parce qu'il s'agit de réflexions qui apparaissent au hasard, au fil du texte, de souvenirs de l'auteurs, mais aussi de descriptions de musique. Je crois que, tout simplement, je n'ai jamais ressenti pour personne ce que l'auteur a pu éprouver pour ce compositeur. Moi même, je n'écoute pas ce genre de musique... Certaines me font de l'effet, certes, mais c'est assez rare... Du coup, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où Eric-Emmanuel Schmitt voulait en venir, pourquoi toute cette réflexion, ...? 

Par contre, l'écriture est absolument splendide, quoique plus complexe que les romans précédents de l'auteur. Ce dernier utilise une écriture beaucoup plus soutenue. Les mots semblent avoir été pesés, choisis... Autant vous dire que sans cela, je serais peut être passée à la seconde histoire...

 

 

La seconde histoire, la voici. Kiki est une femme sextagénaire, rayonnante, pleine de vie. Elle habite dans une maison de retraite et passe ses journées avec ses amies Rachel, Zoé et Candie. Un beau jour, dans une brocante, Kiki trouve un buste de Beethoven. Celle-ci est persuadée que cet objet lui fera entendre la musique du compositeur. Elle achète également un poste audio portatif afin d'écouter ses disques où qu'elle se trouve. Dans un jardin public, elle rencontre Babacar, un jeune homme qui n'écoute pas du tout ce genre de musique. Kiki l'initera au genre classique et tous les deux, grâce à la musique accompliront de belles choses... Kiki est également la seule à ne pas entendre la musique sortir du corps de Bethoven jusqu'au jour où quelque chose va changer sa vie...

 

J'ai préféré cette seconde lecture, moins intime, mais plus romancée aussi. Celle-ci m'a un peu plus parlée certainement pour les raison évoquée juste avant... C'est une lecture pleine de tendresse, d'émotion, avec quelques pointes d'humour. Avec Beethoven, Kiki va affronter de vieux démons, retrouver une forme de vie, faire de grandes choses. On peut voir à quel point ce compositeur à pu marquer cette femme, à quel point il a joué un rôle essentiel dans sa vie. 

L'écriture de l'auteur, quant à elle, change du tout au tout. Elle se fait moins soutenue, plus souple, plus simple à lire aussi.

 

 

En bref

La première histoire m'a laissée de marbre; elle ne m'a pas parlée, pas émue, pas vraiment intéressée non plus. La seconde histoire est romancée. Elle m'a parfois touchée, fait sourire aussi... Un bilan plutôt mitigé, donc.

 

 

" En art comme en flirts, il y a des êtres dont la fréquentation constitue l'antidote à l'amour qu'ils inspirent. "

 

 

Albin Michel, 184 pages, 2010

 

 

http://img.over-blog.com/300x300/5/37/06/74/schmitt_ee.jpg

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Published by Marion - dans Romans
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:35

Cette bande dessinée me faisait de l'oeil depuis un petit moment et là, ho joie, elle était disponible (ou presque, j'ai dû la commandée)... Encore une fois, c'est une lecture très agréable, que j'ai beaucoup apprécié.

 

http://www.livraddict.com/covers/41/41259/couv20486397.pngPolina Oulinov est une jeune russe. Elle débute la danse classique très tôt et souhaite faire de la danse son métier. A six ans, elle passe donc une audition avec Monsieur Bojinsky, un professeur de danse très exigent et très stricte, dans uen école prestigieuse. Ayant remarqué son don pour la danse, il la prend sous son aile et il décide de donner à la jeune fille une place de solliste dans une interprétation qu'il a créé. Polina se retrouve alors coupée de ses amis. Mais quelques années plus tard, elle décidera de suivre des cours au Théâtre tout en continueant à suivre des cours particulier avec le professeur Bojinsky. Et puis, en grandissant, Polina aura envie de prendre le large.Elle part donc avec des amis et son petit ami dans un troupe indépendante menée par un metteur en scène réputé. Après une blessure assez importante à la cheville et après avoir rompu avec son petit ami, Polina, perdue, part à Berlin... Ici, elle connaitra une nouvelle vie et arrivera enfin à arriver à son but ultime...  

 

 

Cette bande dessinée m'a happée... J'ai aimé me plonger dans cet univers. J'ai englouti les 200 et quelques pages très vite... J'ai d'ailleurs eu parfois du mal à lâcher cette BD... Bref, j'ai passé un agréable moment avec cette lecture, mais elle ne sera pas, pour autant, un coup de coeur. Je crois que ce monde est peut-être tout simplement un peu trop éloigné du mien. Et puis, la danse n'est pas vraiment un milieux qui m'attire non plus... 

Malgré tout, l'histoire en elle-même m'a beaucoup intéressée. En effet, le lecteur a l'occasion de suivre l'évolution de Polina et ce, dès son plus jeune âge. On peut ainsi voir une certaine évolution dans le comportement de la danseuse: une certaine affirmation, une certaine détermination, elle se cherche,... On voit à quel point la danse tient un place importante dans la vie de la jeune fille, à quel point elle travaille dur pour y arriver... 

Les dessins, quant à eux, sont assez minimalistes. Tous sont entièrement noirs, gris et blancs, sans beaucoup de détails, de finesse. Ceci aurait pu me déplaire, mais cette BD et notamment les dessins dans lesquels Polina danse sont fabuleux. J'ai trouvé une réelle grace, beaucoup de sensualité, j'ai eu l'impression d'assister à un balet... 

 

 

En bref

Cette bande dessinée montre à la perfection le portrait d'une jeune danseuse. Le dessin reste le point fort de ce récit... 

 

http://idata.over-blog.com/1/83/30/54/BD-3/polina-05.jpg

 

Logo BD du mercredi de Mango 1

Chez Mango

 

KSTR, 2006 pages, 2012

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 18:29

J’ai eu l’occasion de découvrir la littérature indienne il y a peu de temps avec Mother India et je dois dire que ce bref aperçu m’avait énormément plu. Depuis, quelques roman classés « littérature indienne » dorment dans ma PAL et en sortiront bientôt… Bref, lorsque j’ai découvert que livraddict proposait ce livre dans ses partenariats, j’ai craqué.

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv70196643.jpgLe roman s’ouvre sur l’enterrement de la mère de Ritwik Gosh. Le jeune homme a 24 ans, il vit à Calcutta, et après ce drame familial, il est bien décidé à quitter l’Inde pour découvrir et étudier en Angleterre. Là-bas, il pense trouver une vie meilleure, mais au lieu de cela, il sombre dans une solitude et dans une misère profonde. Il se lance alors dans l’écriture d’un roman, racontant comment Miss Gilby, une lady est venue enseigner l’anglais et les bonnes manières à l’épouse d’un riche notable bengali, Bimala.

Et puis, petit à petit le garçon va devenir clandestin. Il laisse expiré sont visa d’étudiant. Trouver un logement, un emploi, de quoi se nourrir devient chose difficile. Mais grâce à l’une de ses connaissances, Ritwik va trouver logement chez Anne Cameron, une octogénaire qui ne peut plus habiter seule. Il va alors l’aider à réaliser les gestes les plus simples, les gestes quotidiens. Entre eux, une relation un peu étrange et forte va naitre…

Pour survivre, le jeune homme sera contraint de vendre son corps. Il rencontre alors Zafar, un riche homme d’affaire qui va l’entretenir. Mais pourra-t-il accéder à la vie dont il aspire ?

 

J’avoue avoir eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire. En effet, ce roman est plutôt complexe, et je pense que quelques notions historiques m’ont manquées pour comprendre pleinement la totalité du récit. L’indépendance indienne n’est pas quelque chose qu’on étudie à l’école (ou très peu), du coup, certaines notions m’étaient totalement inconnues. J’ai dû faire quelques recherches pour comprendre certains passages. Et puis, je me suis demandé, au début, comment ces deux histoires parallèles vont se rejoindre. Finalement, la réponse n’était pas bien loin.

Et puis, la seconde partie m’a passionnée… J’ai été happée et profondément touchée par l’histoire de Ritwik. En lisant le récit, j’avais envie d’aider ce jeune homme, j’ai éprouvé une très forte compassion. En effet, celui-ci a eu une enfance très complexe. Il a connu la pauvreté, il était entouré d’oncles paresseux qui refusaient de travailler, il a été battu par sa mère pendant plusieurs années… Il va donc tenter de mener une vie différente en Angleterre. Mais il est vite rattrapé par son passé, et le lecteur découvre des scènes de violences atroces causées par sa mère. Celles-ci sont parfois très dures, elles sont parfois difficiles à lire, mais elles semblent tout à fait réelles. Et puis, la seule issue pour le protagoniste c’est de raconter, pour tenter d’oublier…

L’histoire que Ritwik écrit m’a énormément plu. Je crois même qu’elle m’a plus passionnée que la de Ritwik en elle-même. Elle m’a permis de découvrir une Inde telle que je l’imagine, avec ses couleurs, ses mœurs, sa culture, mais aussi avec son histoire. En effet, c’est ici que l’on découvre les révolutions politiques qui ont menées à l’indépendance de l’Inde. Même si ces passages sont complexes, ils m’ont permis d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de ce pays. Le personnage de Miss Gilby est très intéressant. C’est une femme qui n’a pas froid aux yeux. Elle pense que l’indépendance de l’Inde est nécessaire, elle le clame haut et fort, quitte à se faire exclure de chaque club anglais. Bref, c’est une femme qui m’a plu parce qu’elle est forte, fière, et droite.

Enfin, l’écriture de Neel Mukherjee est fluide, et assez complexe. Elle m’a vraiment impressionnée et ce, dès le début. En effet, j’ai pu voir une très forte distinction entre la vie de Ritwik et l’histoire qu’il écrit. Cette distinction est telle qu’on dirait presque que deux personnes ont collaboré pour écrire ce roman. Lorsqu’il est question de l’histoire écrit par Ritwik, la plume se fait plus soutenue, plus poétique que lorsque l’auteur narre la vie de Ritwik. Bref, c’est une écriture qui m’a fait voyager…

 

 

Un grand merci à livraddict ainsi qu’aux éditions JC Lattès pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir ce roman passionnant.

 

 

En bref

Ce roman évoque des thèmes durs tels que l’intégration, la misère, la violence, … mais il reste cependant passionnant. A découvrir !

 

 

 

« Les jours de pluie comme celui-ci, la nostalgie l’enveloppe tel un brouillard insidieux, elle se répand partout et il s’y noie jusqu’à perdre tout repère. »

 

 

 

JC Lattès, 424 pages, 2012

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 14:47

On est mercredi. Et ce jour marque le rendez vous quotidien de la « BD du mercredi » chez Mango. Petit à petit, je me rends compte que l’univers de la BD me plait. J’y découvre de petites merveilles insoupçonnées, comme c’est le cas aujourd’hui…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv3820119.jpgPaolo Poloverdo est un jeune garçon à l’âge incertain. Là où il habite, personne ne soupçonne voir une habitation… Et pourtant, il vit pauvrement dans une cabane au fin fond du sud du Chili avec ses parents. Quelques voyageurs s’aventurent cependant dans cet endroit reculé. Tous sont des scientifiques, des géologues, des poètes… Ceux-ci passent quelques jours en compagnie de la famille de Paolo et repartent à l’aventure.

Jusqu’au jour où Angel Allegria, un assassin en fuite très recherché par la police, vient demander l’hospitalité aux Poloverdo. Sans crier gare, le criminel tue les parents de Paolo, et épargne le garçon tout simplement parce qu’il n’a jamais tué d’enfants. Petit à petit, le garçon et le meurtrier s’apprivoisent, ils commencent à cohabiter ensemble. Cette vie paisible dure une année jusqu’au jour où Luis Secunda, un voyageur fuyant sa propre vie arrive dans leur cabane pour leur demander l’hospitalité. S’y plaisant, il décide de construire également une habitation non loin d’eux sous l’œil méfiant d’Angel.

Mais très vite, leur univers tranquille de Paolo est mis à rude épreuve…

 

Encore une grosse claque, encore un coup de cœur… Bref, encore une très jolie découverte…

Quelques pages seulement m’ont suffi pour m’emporter au fin fond du Chili. Et puis, comme à chaque fois que le coup de cœur opère, impossible de lâcher cet album tant que je ne l’avais pas fini… Il faut dire qu’absolument tout m’a plu dans cette BD (oui tout !!!).

J’ai aimé les dessins, qui ne ressemblent presque pas à des dessins de BD traditionnels. On dirait des illustrations, parfois même des photographies tant ils sont précis, réels… Les dessins sont très sombres et semblent coller parfaitement à l’image que l’on pourrait se faire du sud du Chili : des paysages arides, de grandes étendues désertiques et du gris qui représentent les jours froids de neige et de pluie. Et puis, j’ai aimé l’initiative prise par Thierry Murat qui consiste à dessiner de grandes cases et à y insérer le texte en dessous et au dessus… L’histoire est racontée par le petit garçon à la troisième personne. Très peu de paroles sont échangées : tout se fait par des regards des gestes. En fait, j’ai eu cette impression d’écouter le petit Paolo me raconter son histoire.

L’histoire, quant à elle, est tout simplement splendide et pourtant, elle peut paraitre plus ou moins étrange. Mais au final, on se rend compte que le petit garçon a besoin de Angel, tout comme Angel a besoin de Paolo. Leur relation s’établie de manière simple, même si le meurtrier a commis l’irréparable…

 

 

En bref

Encore une très belle découverte, un gros coup de cœur qui me donne très envie de découvrir le roman d’Anne-Laure Bondoux dont il a été adapté. En tous cas, il est dors et déjà noté sur ma Liste à Lire. A mettre entre toutes les mains !

 

 

http://www.lekinorama.com/photos_bd/big-609_2_.jpg

 

http://img.over-blog.com/599x824/2/65/97/60/BD-2011/les-larmes-de-l-assassin2.jpg

 

 

Futuropolis, 126 pages, 2011

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 17:46

Comme j'ai beaucoup de mal à choisir mes BDs par moi-même, je me laisse séduire par des chroniques rencontrées ici et là, ou par des classements de l'année réalisés par des bloggeurs... Il faut dire aussi que la bibliothèque dans laquelle je suis inscrite compte un nombre de BD interminable... Le choix est rude, il faut passer des heures dans le tout petit rayon qui leur est consacré pour trouver quelque chose... Bref, je pars avec des listes de titres... Pourquoi j'ai tué Pierre est une BD que j'ai eu l'occasion de rencontrer sur le blog de Noukette. Il apparaissait dans son classement des plus grandes claques de l'année... Ni une ni deux, j'ai pris la BD.

 

http://img.over-blog.com/228x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/Pourquoi-j-ai-tue-Pierre.jpgTout au long de cette bande dessinée, on voit quelques moments clés, quelques âges clés de la vie d'Olivier. Tous ne sont pas représentés. D'ailleurs certaines périodes sont illustrées de manière plutôt longues et d'autres de manière très concise (2 planches). On peut donc suivre l'évolution de l'homme que deviendra Olivier de ses 7 à 35 ans. 

Olivier grandit entre des parents baba cool et des grands parents croyants et pratiquants. Pour faire plaisir à ses grands parents, il décide de les accompagner à la messe du dimanche. C'est là que le jeune garçon rencontre Pierre. "Pierre est un curé "de gauche". Il est cool. Il est drôle." Il semble être un curé à part. Il joue de la guitare, il est ouvert... Bref, tout le monde semble aimer le religieux, même les parents d'Olivier qui sont anti-cléricaux et gauchistes extrêmistes. Un jour Pierre propose au jeune homme d'aller pour la première fois en colonie. Olivier se laisse tenter. Il se fait une joie d'avoir de nouveaux amis, de partir sans ses parents, de partir à la découverte.

Seulement voilà, tout le monde au camp de vacances semble remarquer que Pierre aime beaucoup Olivier... 

 

 

J'avoue qu'au début, j'avais, malgré le très bon avis de Noukette, quelques réticences... Le titre et la couverture ne me tentaient pas vraiment, tout comme les dessins... Et finalement j'ai presque failli passer à côté de cette BD... (C'est l'avantage et l'inconvénient des bibliothèques, je crois). 

Et pourtant, je ressors de cette lecture enchantée. En fait, ce livre est une énorme claque. Jamais je ne me serais attendue à ça. Je me suis doutée que quelque chose se tramait, ne tournait pas rond, que Pierre ne pouvait pas être aussi gentil que ça... mais je n'imaginait pas que le mignon petit curé serait ce genre de personnage. Et quand je l'ai découvert, je suis tombée des nues...

Mais ne partez pas si vite pour autant... Tout est raconté avec beaucoup de pudeur mais en même temps avec beaucoup de naturel. On ne tombe pas dans le pathos, ni dans un vocabulaire vulgaire, ou gras. En fait, Olivier Ka nous raconte ses craintes vis-à-vis de cette horrible nuit. Et si Pierre ne l'aimait plus? Il nous livre également ses doutes. Doit-il en parler? Bref, j'ai été réellement touchée par cette histoire, par son histoire. Et finalement je trouve que ce geste de raconter, de se délivrer doit être une très bonne thérapie et peut-être même la meilleure...  

Le sujet est dur, d'autant plus que je n'ai pas eu l'impression de lire une bande dessinée autobiographique. Et puis, vers la fin du récit, l'auteur nous dévoile son projet, se met en scène dans la bande dessinée, et nous montre comment ce petit bijou est né. Alfred et Olivier Ka prennent l'initiative d'intégrer des photographies au récit, et ça j'ai beaucoup aimé. Elles permettent ainsi de souligner la noirceur de ce récit, de se plonger encore plus dans l'histoire terrible qu'à vécue Olivier... 

Les dessins, qui au début ne me plaisaient pas beaucoup, m'ont finalement un peu plus emballée une fois que je suis entrée dans le récit. Certains, tout particulièrement les paysages, les endroits rencontrés, sont très beaux, avec de magnifiques couleurs vives et très représentatives. D'autres sont un peu plus sombre et représentent à merveille la nuit du jeune homme, les troubles que cette expérience lui a causée... 

 

 

En bref

Un immense coup de coeur pour cette BD... Une véritable claque, qui aborde un sujet délicat. Le tout reste cependant pudique, sans aucun pathos... J'ai adoré! 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/Zoom_Planche_BD/4/6/6/9782756026664_1.jpg

 

Delcourt, 111 pages, 2006

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 18:20

Un petit livre qui me tentait beaucoup parce qu'il s'agit d'un livre à propos des livres, qui parle d'un métier que je souhaiterai éventuellement exercer... Et puis, je dois dire que la couverture me plaisait beaucoup parce qu'elle me ressemble un peu. J'entame un livre avec une tasse de thé (de préférence). Seulement voilà, j'ai (encore) été déçue... 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv50748144.jpgLe libraire est un homme solitaire: il n'a pas d'amis, il a perdu les trois amours de sa vie et il communique brèvement avec ses frères et soeurs en leur envoyant des pages d'un livre. La seule chose pour laquelle le libraire vit, ce sont les livres. Ses livres, il les choisi, les lis, les relis, les chouchoute, les offre, refuse parfois de les vendre, leur arrache des pages... Le libraire est un homme avec des manies plus ou moins étranges: il se cache pour que ses clients soient tranquilles, il déteste les couples, il ne mange pas (il ne se nourrit que de livres et de tisanes), il ne vend que les livres qu'il a aimé...

Le libraire est une sorte de huit-clos qui nous permet de découvrir les journées du fameux "libraire" et les rencontres plus ou moins farfelus qu'il y fait...

 

 

Ce livre qui avait tout pour me plaire n'a tout simplement pas eu l'effet escompté... Tout simplement, j'ai lu ce livre en soupirant, en comptant impatiament le nombre de pages qu'il me restait pour arriver au bout. Je n'ai pas pu enchainé plus de dix pages non plus... Bref... Je l'ai fini laborieusement tout simplement parce que je n'aime pas abandonner mes livres... 

Je m'explique... Le libraire est un livre qui relate les journées du protagoniste, ni plus ni moins. Jusque là, pour moi, c'était déjà très prometteur! Seulement voilà, il ne s'agit pas d'une librairie ordinaire, ni d'un libraire ordinaire. Dans cette histoire, tout est étrange, rien ne semble réel, et je crois que personnellement, je préfère les livres plus terre à terre.

Le libraire est une sorte d'ours qui m'a parru énormément froid et intriguant. Du coup je n'ai vraiment pas pu m'attacher à ce personnage étrange... Je crois même qu'il m'a un peu rebutée. Je n'ai pas eu ce petit coup de coeur qui m'a donné envie d'aider le personnage, ou même d'avoir une quelconque compassion pour lui.

Ensuite, je n'ai pas aimé l'étrangeté de l'histoire. Pour être totalement franche, j'ai même trouvé qu'elle n'avait aucun intérêt, qu'elle n'apportait rien. Je n'ai pas voyagé, je n'ai pas découvert un métier, je ne me suis pas attachée aux personnages, ... 

Et puis, je m'interroge énormément sur le nécessite et l'intérêt du prologue et de l'épilogue... En fait, j'ai eu l'impression de lire un difficile casse-tête. 

 

 

 

En bref

Une grosse déception pour ce livre qui aurait pu me plaire par son thème, mais qui forme un ensemble étrange et un peu prise de tête...

 

 

"Le libraire aimait l'idée de clients se retrouvant seuls devant un océan, une marée plus exactement, de livres, sans personne pour les observer. Il aimait l'idée que les livres existent sans lui. Il se demandait s'il n'aimait pas aussi l'idée de ne pas exister. "

 

 

Le livre de poche, 190 pages, 2006

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:30

Il y a quelque temps, Patacaisse m'a taggée pour découvrir ce qu'il y a dans mon sac à main comme outils bloggesques... Je m'y colle! 

 

Pour bien commencer, voici les règles de ce tag:

  • Vous devez, en bon blogueur, avoir entre 5 et 10 outils et/ou sources d’inspiration et/ou indispensables dans votre sac ou à proximité.
  • Vous devez ensuite taguer au moins 7 personnes, indiquer le site qui vous a tagué, et l’informer de la remise de votre copie
  • Titrer le post « Nom de votre site » dans mon sac…
  • Remettre ces règles dans le post.

 

Chose faite, voici les outils nécessaires pour mon blog... 

  1. Mon portefeuille. Hé oui le petit m'est fortement nécessaire pour m'offrir tous les livres dont j'ai besoin envie... Et en ce moment c'est le cas! (Les beaux jours reviennent que voulez-vous?)
  2. Ma carte des bibliothèques de Lyon. Généralement je n'aime pas vraiment emprunter mes livres à la bibliothèque. Mais depuis que j'ai commencé à lire des BD, ça m'est devenu super nécessaire. Il faut le dire, les BD représentent un budget monstre... L'abonnement aux bibliothèques lyonnaises 6€... Pourquoi s'en priver?
  3. Mon petit carnet Lire où je note touuuuuuuuus les livres qui me font envie... 
  4. Bien sûr, dans mon sac, on retrouve toujours un livre. Même si je vais acheter du pain à 50 mètres de chez moi, je prends mon livre en partant... Quelle drôle de manie!
  5. Mon agenda qui est lui aussi rempli de listes de livres, d'adresses de cafés littéraires, de rendez-vous livresques...
  6. Mon BlackBerry. Un outil bloggesque me demanderez vous? Hé bien oui. Lui aussi est rempli d'idées pour mes chroniques de blog, de listes de livres, de petites adresses...

 

S8302788.JPG

 

Il faudrait, dans l'absolu, que je propose ce tag à 7 personnes, seulement voilà, je demande à chaque fois aux mêmes personnes d'y répondre. Vous pouvez donc, bien entendu, me laisser un petit commentaire pour me dire ce que contient votre sac comme outil bloggesque, mais moi, je ne désigne personne! 

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Published by Marion - dans Tag
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:46

Comme j'ai eu une semaine surchargée (et que cette semaine n'est pas finie!) je n'ai pas pu rendre mon billet pour la BD du mercredi à temps! Tant pis...

Je continue mes premiers pas dans la BD. Pour cette semaine, j'ai choisi, parmi d'autres BDs que vous découvrirez bientôt, Mademoiselle Else...

 

http://csimg.webmarchand.com/srv/FR/280095892756015490/T/340x340/C/FFFFFF/url/mademoiselle-else-raccit-en.jpgElse une jeune femme de vingts ans est en vacances avec sa tante. Lors de ce séjour idylique et luxueux, elle reçoit une lettre de sa mère, qui s'avère être un véritable à l'aide au secours. Le père d'Else a de gros problèmes financiers. Pour ne pas finir en prison, il doit rembousé ses dettes. Sa mère lui demande donc de soliciter Monsieur Von Dorsay, un riche marchand d'art, afin de récupérer la somme demandée. Celui-ci accepte, mais à la condition que la jeune femme accepte de se mettre nue devant lui...

 

 

Cette Bande dessinée est une grosse déception (il en fallait bien une première, après tout)...

L'histoire me semblait attrayante et j'étais quasiment sûr qu'elle me plairait. Je pensais qu'il était intéressant de voir comment Else aurait pu réagir face à cette requête de Dorsay, de découvrir l'adaptation d'un roman...

Or, dès le tout début du récit Else est un personnage que j'ai détesté. Elle est autaine, froide, antipathique au possible... Je n'ai pas apprécié son attitude envers les autres. En fait, Else est une jeune femme séductrice, manipulatrice et la seule chose qui semble réellement l'interesser, ce sont les jeux de séduction... Du coup, impossible de m'attacher à son histoire d'éprouver de la pitier ou au moins de la compréhension.

L'histoire, quant à elle m'a semblée un peu fade... Même si la psychologie du personnage est très bien étudiée et décrite graphiquement, je n'ai pas vraiment trouvé un grand intérêt à ce récit. Je ne sais pas... Je l'ai trouvé peut-être un peu courte, et au final il ne se passe pas grand chose...

Malgré tout, j'ai beaucoup aimé les dessins de Manuele Fior. En fait, je les ai trouvé même magnifiques. L'auteur semble avoir peint (c'est peut être le cas?) l'intégralité de cette BD. J'ai eu l'impression d'un dessin à l'aquarelle bien diluée. Et puis, j'ai beaucoup aimé ces couleurs pastelles essentiellement faites de marron, de violine, de vert, ... La seconde partie, elle, est plus sombre est en parfaite cohésion avec l'esprit torturé d'Else, m'a beaucoup plue également... 

 

 

En bref

Malgré de très beaux dessins, cette BD reste une immense déception... Le personnage central m'a agacée, et l'histoire m'a semblée un peu fade...  

 

http://chezmo.files.wordpress.com/2011/01/mademoiselleelse02.jpg?w=529

 

 

Delcourt, 88 pages, 2009

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:22

Il y a quelque temps, j'ai eu l'occasion de découvrir L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafòn. Découvrir, que dis-je? J'ai été happée, emportée, fascinée par L'ombre du vent. J'ai donc décidé d'ouvrir un second roman de cet auteur pour voir s'il est fait pour moi... Et je crois que oui! 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv36578071.jpgEn 1980, Oscar, 15 ans a l'habitude de prendre le large et de découvrir Barcelone. Lors de l'une de ses escapades, il découvre une maison à la façade noire. Intrigué, et emporté par la musique qu'il entend, il décide d'y entrer. Son regard se porte sur une petite montre posée sur une table. Mais très vite Oscar se rend compte qu'il n'est pas seul et que quelqu'un l'observe. Pris de panique, il s'enfuit en gardant la montre dans sa main. Quelques jours plus tard, il retourne dans cette demeure pour la rendre à son propriétaire. Il fait alors la rencontre de Marina, une jeune fille du même âge que lui. De fil en aiguille, les deux adolescents se lient d'amitié. Marina, vive et curieuse le guide un jour dans un cimetière. Intrigués par une femme voilée de noir, ils décident de la suivre. Très vite, ils découvriront des choses qui auraient dû rester cachées... 

 

 

Je crois sérieusement que Carlos Ruiz Zafòn est un auteur qui arrive à faire naitre de petites pépites. 

L'histoire est passionnante, elle a su me tenir en haleine pendant tout le long... Il m'a été très difficile de sortir le nez de ce roman. Bref, j'ai presque regretté que les trajets en trains ne soient pas plus longs (c'est dire!). Pourtant, certaines scènes sont réellement effrayantes... Peureuse comme je suis, j'aurais très bien pu le lâcher dès que ces moments se faisaient sentir. Mais non. Je n'aime pas vraiment non plus les histoires fantastiques, irréelles, mais pourtant celle-ci m'a vraiment plue... Bref, même avec de mauvais ingrédiens, j'ai été transportée, j'ai adoré!

Ce auteur a une plume très enivrante, franche et plutôt poétique, mais sans excès. Mais surtout, il semble profondément aimer Barcelone et la connaitre à la perfection. C'est le second roman que je lis de cet auteur, ces deux lectures m'ont données cette même impression. Il a le talent de faire envie à son lecteur de parcourir cette ville de long en large. Du coup, Barcelone est devenu une obsession, je rêve d'y aller. Je pense d'ailleurs me procurer très rapidement Promenades dans la Barcelone de L'ombre du vent, pour rêver un peu plus et puis pour préparer un futur voyage (pourquoi pas?).

Les deux protagonistes sont très touchants; ils m'ont profondément émue. En effet, Oscar est un garçon qui n'a plus vraiment de famille. Il est seul dans un internat. Il ne voit pas souvent ses parents. Avec Marina, et German, le père de celle-ci, il découvre ce qu'est la vie de famille. Oscar va s'attacher à eux comme à ses propres parents et ils deviendront en quelques sortes sa famille de substitution. Et puis, les deux adolescents sont liés par une amitié très forte, qui ressemblerait presque à de l'amour. Tous les deux mènent en quelques sortes une quête initiatique qui les aidera à grandir mais aussi à se rapprocher encore plus. Car tous les deux vont vivre des évènements sans nom.

Et puis cette fin, cette fin... Elle m'a bouleversée! Je dirais même que l'ai beaucoup aimée, même s'il ne s'agit pas d'un happy-end, loin de là... (Et bien sûr, j'ai retenu mes larmes parce que bon... Un peu de tenue, j'étais dans un tram rempli!)...

 

 

Sur ce, j'en profite pour remercier Riz-deux-ZzZ, puisque c'est grâce à elle que j'ai pu ouvrir ce livre si vite avec son petit concours! Merci! 

 

 

En bref

Une véritable pépite, un vrai coup de coeur... Si vous n'avez pas encore lu Marina, courez dans la librairie la plus proche de chez vous et laissez vous transporter dans cette Barcelone intriguante et pleine de mystères. 

 

 

"J'avais toujours pensé que les vieilles gares de chemin de fer étaient l'un des rares lieux magiques qui restaient encore dans le monde. Là, les fantômes de souvenirs et d'adieux se mêlaient aux départs de centaines de voyages pour des destinations lointaines et sans retour. "Si, un jour, je me perds, il faudra me chercher dans une gare", pensai-je"

 

 

Pocket, 282 pages, 2012

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Published by Marion - dans Romans
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 11:01

J'ai croisé cette BD sur de nombreux blogs et très souvent les avis étaient uninaimes et très élogieux. Avec ma participation à la BD du mercredi, c'était une bonne occasion de la parcourir. Une jolie découverte encore une fois.

 

http://img.over-blog.com/215x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/La-parenthese.jpgA 20 ans, Judith, une étudiante fait des malaises de manière récurrente, perd l'équilibre et ne s'en souvient pas. A chaque fois, ce sont ses proches qui lui les rappellent. Elle consulte alors un neurologue. Le verdict tombe: Judith souffre de troubles épileptiques. Elle suit alors un traitement très lourd pour combattre sa maladie. Mais celle-ci progresse et petit à petit toutes ses facultés disparaissent: elle ne connait plus l'alphabet, elle ne sait plus compter, elle ne se souvient plus de l'année, du nom du président de la République, ... On découvre alors une petite tumeur au cerveau qui est inopérable et qui serait probablement la cause de son épilespie. Après une prise en charge médicale et des traitements, l'état de Judith se stabilise et elle décide alors de revenir sur cette période de sa vie.

 

 

Au premier abord, cette BD m'a réellement perturbée par son dessin. J'avoue, ce n'est pas vraiment le type de traits qui me plait. J'aime quand il y a de la couleur, quand les dessins sont réalistes... Ici, tous sont en noirs et blanc, ils sont plutôt simples et peu concrets. On en retrouve quelques uns réalisés durant sa maladie qui réprésentent des silhouettes indéfinissables, groubouillées de noir. Je les ai trouvés parfois troublants, dérangeants, déstabilisants, mais en même temps ils montrer parfaitement l'espirt torturé de cette jeune femme... On retrouve également des dessins métaphoriques qui nous montrent à quel point Judith semble vivre en dehors de sa maladie, qui m'ont eux aussi parfois dérangée.

Mais pourtant, je me suis laissée transporter par cette histoire qui m'a totalement bouleversée. Elodie Durant nous livre ici un témoignage intimiste dans lequel le lecteur s'y plonge de manière très simple. Je n'ai pas éprouvé de voyeurisme contrairement à certains récits autobiographiques. Au contraire. 

En fait, ce combat contre la maladie et l'oubli m'a profondément émue... Et pourtant, il ne s'agit pas d'une BD larmoyante. Le thème qu'elle abord est très dur, c'est une certitude, mais ce récit amène cependant une très grande lueur d'espoir et d'optimisme. L'auteure a réussi avec brio à nous montrer les moments de peur et d'incertitudes qu'elle a traversé. Et finalement, j'ai trouvé que les dessins collaient parfaitement à l'histoire. Ils sont foids, glacials même, pour certains tout comme la maladie de Judith. 

Je pense que cette BD est bien plus qu'un témoignage. C'est un acte nécessaire pour Elodie Durant qui lui a permis de nous confier ses peurs et ses doutes, d'accepter sa maladie, de comprendre comment elle a vécu durant ces quatre années. Une vraie claque!

 

 

En bref

Cette BD est encore une jolie découverte qui m'a profondément émue. Il s'agit d'un très beau témoignage contre la maladie et l'oubli. A découvrir.

 

 

http://media.paperblog.fr/i/411/4114270/parenthese-durand-L-uHwFqd.jpeg

 

http://static.lexpress.fr/medias/990/507098_sans-titre.jpg

 

 

 BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Delcourt, 221 pages, 2010 

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