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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 17:11

Aujourd'hui, il ne sera pas question de bilan de fin (ou de début) d'année , tout simplement parce que ce que vous lisez n'est qu'en fait un bébé blog de quelques mois, d'une lectrice... à la lecture très irrégulière! 

 

Je peux néanmoins vous dire que les lectures qui ont marqué ces quelques 6 mois de blog ont été : La délicatesse de David Foenkinos, Le cercle littéraire des amateurs d'épluchure de patates de Mary Ann Shaffer et d'Annie Barrows, La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano, Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias Malzieu, No et moi de Delphine de Vigan pour ne citer qu'eux...  

 

Alors, aujourd'hui, je tenais simplement à vous souhaiter une très bonne année 2012, avec tout plein de jolies choses... De sourires, de la joies, la santé... Et puis, des lectures par milliers... 

 

Des résolutions? Très peu mais quelques unes quand même (en sachant pertinemment que je n'en tiendrais aucune!):

  • Etre plus régulière sur ce blog qui subit (le pauvre) des hauts et des bas (mais quand même plus de bas que de hauts)... En même temps, la vie d'étudiante (du lundi au mercredi) c'est duuuuuur! 
  • Me mettre à la BD... Enfin essayer!
  • Acheter une nouvelle bibliothèque avant que l'autre ne s'effondre, puis ranger la première! 
  • Avoir mon permis (oui bah on peut toujours rêver, non?)
  • Prendre du bon temps avec un thé, un livre et des maccarons du chocolat ou même du Nutella...
  • Inciter mon bébé colocataire à lire autre chose que Marx, de l'économie pure et des biographies du Che... C'est pas gagné!
  • Et tant qu'on y est... Ne plus appeler mon colocataire "mon colocataire", parce qu'il est en fait mon amoureux! 

 

 

http://idee-creative.fr/wp-content/uploads/articles/2011/12/bonne-annee-2012.jpg

Source de l'image

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Published by Marion - dans Blabla & bazar
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 08:50

Je cherche desespérément à découvrir un peu dans le milieu de la bande dessinée, mais n'y connaissant pas grand chose, je me lance à tâtonnement et au grès de mes rencontres... Celle-ci, je l'ai donc découverte sur le site de Moka et je dois dire que j'avais beaucoup apprécié le résumé et les dessins de Mademoiselle Bagieu... Bon, pour une découverte, s'en est une. J'ai A-DO-RE! 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv27636690.jpgZoé est une "potiche d'accueil" (c'est pas moi qui l'ait dit!) dans les foires et les salons. En dehors de ce travail "naze" (là encore, je ne reprends que les propos de l'auteure), elle partage sa vie avec un garçon chômeur, beauf et grossier qui passe ses journées en caleçon/chaussettes devant la télévision. Bref, la pauvre Zoé n'a vraiment pas une vie passionnante... Elle aspire à trouver quelqu'un de bien, parce qu'elle estime mériter mieux... Et là, alors qu'elle est en train de grignoter un sandwish sur un banc public, elle s'apperçoit qu'un jeune homme l'observe par la fenêtre. De fil en aiguille (grâce à son côté un peu sans gène, il fautl'avouer), elle fait la connaissance de Thomas Rocher, un écrivain à succès en manque d'inspiration. Elle en profite donc pour entamer une nouvelle vie avec cet homme, mais très vite, elle se rend compte que quelque chose cloche dans l'attitude de Thomas...

 

Pour moi, Pénélope Bagieu est une parfaite inconnue, mais je me suis quand même renseignée avant d'écrire cet article. J'ai ainsi découvert qu'elle a un blog (très sympa au passage) sur lequel j'ai passé un bon moment à lire les planches. Pour des premiers pas dans le milieu de la bande dessinée, je ne suis vraiment pas déçue et je dois même dire que j'ai passé un moment très très agréable.

En effet, on va de rebondissements en rebondissement, on passe d'un petit rire discret à un gros éclat de rire. Leshttp://1.bp.blogspot.com/_0Vk_qWOF48o/TCg5pDiKzPI/AAAAAAAAAEI/GuGlEoSNebA/s320/Cadavre+exquis+Bagieu%283%29.png situations sont simples, parfois loufoques. Elles représentent parfaitement la vie de tous les jours. Bref, rien de tel pour se mettre en forme avant une dure journée de travail qui s'annonce! 

Une fois ouverte, impossible de lâcher cette bande dessinée. J'avais envie de profiter encore et encore de cette petite pause agréable avant d'entendre pendant 4h30 le bip sonore de ma caisse de supermarché!

Les personnages quant à eux sont très crédibles. Zoé est une fille un peu paumée, un peu naïve, mais elle reste cependant attachante et terriblement drôle. Et puis, Agathe, l'éditrice de Thomas, ainsi que ce dernier sont un peu stéréotypés mais cependant très crédibles dans leur agissements et dans leurs fonctions.

Les dessins sont vraiment agréables, simples et représentent de façon très simple les expressions des personnages. Les couleurs attirent l'oeil. Quel plaisir!

 

En bref

J'ai passé un très bon moment avec cette petite bande dessinée, et je pense que je vais en lire d'autres de Pénélope Bagieu. La fin est surprenante, on rit tout le long... Une BD très fraiche! A découvrir! 

 

 

 

Folio, 2011, 100 pages

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:07

Ce livre nous a été vivement conseillé par l'une de mes profs de communication afin de nous aider à comprendre l'expression "garder la face", "perdre la face", notions que nous étions en train d'étudier en cours. J'ai donc sauté sur l'occasion et j'ai décidé de men lancer dans la lecture de ce livre tout d'abord parce que le résumé m'intéressait et m'intriguait et parce que ce livre me permettrait peut-être aussi de comprendre mon cours, d'aller plus loin. 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv31884279.jpgLe 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand tue sa femme, ses enfants, ses parents et tente lui-même, en vain, de se suicider. Durant 18 ans, cet homme a menti. En effet, il a fait croire à tout le monde qu'il faisait des études de médecine, puis plus tard, qu'il était médecin à l'OMS. Il a également escroqué sa famille et sa maitresse afin de pouvoir mener le vie qu'il disait avoir. Près d'être découvert, il a préféré supprimé ceux dont il ne pouvait supporter le regard. Il a  été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. 

L'auteur, quant à lui, va tenter de nous liver un témoignage objectif, de raconter la vie de cet homme, d'imaginer ce qu'il faisait durant "ces journées de travail", de comprendre, tout simplement.

 

Pour ma part, je n'avais jamais entendu parlé de cet homme, de cette histoire (et pour cause, j'avais un an!). Mais lorsque ma prof nous a fait un bref résumé, j'ai réellement été intriguée par cette histoire, assez surréaliste il faut le dire! Je me suis plongée dans ce livre et je dois dire que je l'ai vraiment trouvé poignant, choquant, marquant. 

 

Le point fort de ce livre, c'est qu'il s'agit d'un témoignage et non pas d'un fait divers romancé. Ainsi, l'auteur s'est intégré au récit et on voit que le "je" revient de manière récurrente. Emmanuel Carrère a réalisé un véritable travail d'enquête et tout au long de ce récit, il nous livre ses interrogations, ses craintes, et la manière dont il a abordé Jean-Claude Romand. On retrouve ainsi quelques lettres, des témoignages, des parties du procès. Il revient également sur la jeunesse du protagoniste, sur ces longues heures durant lesquelles il était censé travailler durement, sur sa vie familiale, sur sa liaison extra-conjugale. Son ton est neutre, objectif, respectueux. On voit clairement que l'auteur ne cherche pas à juger, mais à comprendre ce qui a pu se passer dans le tête de cet homme, comment on peut en arriver là et pourquoi.  

Et finalement, on a plutôt du mal à comprendre, comment, pourquoi et c'est peut-être l'un des points faibles de ce témoignange. Parce que, même si cet homme passe pour quelqu'un de gentil, d'humain, on ne peut oublier qu'il a quand même menti, escroqué et tué ceux qu'il aimait. Finalement, je ne suis pas arrivée à comprendre ce qui l'a poussé à faire tout cela. Il voulait certainement la gloire, la reconnaissance et la fierté de ses proches, mais est-ce réellement suffisant? D'où vient réellement ce mal? Et puis, j'ai du mal à comprendre comment personne, dans son entourage, n'a pu s'interroger, n'avoir de doutes, ne serait-ce qu'une seconde... Il faut dire aussi que l'homme est "très fort" et qu'il a réellement su berner tout le monde. Il a ainsi su garder la face durant des années, mais lorsqu'il l'a perdue, tout s'est effondré.

 

En bref

Il s'agit de bien plus qu'un roman : c'est un témoignage poignant, marquant, intrigant au point de vue neutre et objectif.  A découvrir!

 

 

"Je n'ai jamais été aussi libre, jamais la vie n'a été aussi belle. Je suis un assassin, j'ai l'image la plus basse qu'il puisse exister dans la société, mais c'est plus facile à supporter que les vingt ans de mensonge d'avant."


 

Folio, 220 pages, 2001

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Published by Marion - dans Romans
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:13

J'ai découvert ce livre grâce au blog de Noukette, qui avait fait une critique tant élogieuse à l'égard de ce roman que j'ai eu une subite envie de le lire, et vite! Et puis j'ai été emportée dans le tourbillon de ma vie et j'ai perdu mon rythme de lecture et finalement le pauvre livre est resté un moment sur ma PAL. Enfin bref, c'est un beau roman, certes, mais pour moi, il a manqué un petit je ne sais quoi... 

 

http://img.over-blog.com/174x300/3/23/01/40/Romans/Les-chaussures-italiennes.jpgDepuis environ douze ans, Frederik Welin, soixante-six ans, vit reclus sur sa petite île au coeur de la Baltique et partage sa vie avec son chien et sa chatte. Les seuls contacts humains qu'il entretient sont réalisés avec Jansson, le facteur de cet archipel, hypocondrique et poncutel.

Alors, me demanderez vous, qu'est-ce qui pousse ce vieil homme à accepter cette condition d'existence misérable? Ca... Il faudra lire le livre! Toujours est-il, qu'un beau jour, il voit débarquer sur la glace une vieille femme avec un déambulateur. Il la reconnait tout de suite. Cette femme, c'est Harriet, son amour de jeunesse, l'amour de sa vie, la femme qu'il a abandonné du jour au lendemain et ce, sans explications... Et 37 ans plus tard, elle lui demande de tenir la promesse que Frederik lui a faite.   

 

Bon, ce livre, ça fait des semaines que je le traine tel un fardeau, pourtant (loin de moi cette idée), je n'ai pas détesté ce roman, j'ai juste eu des partiels, des cadeaux de Noël à acheter, du travail en perspective, des dossiers à rendre, et j'en passe... Non, ce livre je l'ai plutôt aimé, mais ce n'est pas une révélation, ni même le meilleur livre que j'ai pu lire cette année.

 

En fait, je dois vous l'avouer, parfois je me suis un peu ennuyée, et notamment au début, parce que je me suis réellement demandé ce qui allait se passer, quand est-ce que l'histoire allait commencer, où est-ce qu'elle allait me mener... Bon une fois ces quelques longueurs passées, j'ai plutôt aimé cette histoire un peu décalée. Cependant, l'écriture m'a parrue totalement froide, et un peu trop pudique. Je trouve que c'est un livre qui manque un peu de sentiments.

Dommage allez vous me dire également, mais le personnage central m'a beaucoup agacée par sa froideur, son manque de sentiments, sa lâcheté, son égoïsme aussi... Oui, je lui trouve beaucoup de défauts, mais sérieusement, ce personnage est complètement à l'opposé des autres. 

J'ai quand même aimé les autres acteurs de ce roman qui m'ont tous beaucoup marqué...

Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Harriet par sa force, sa détermination, son envie d'aller au-delà des choses. Son caractère m'a beaucoup émue, et je crois que, sans mentir, j'ai même envié les traits de sa personnalité.

Ensuite, j'ai beaucoup aimé le personnage de Louise parce qu'elle est totalement décallée, et puis, parce qu'elle ressemble aussi beaucoup à sa mère, Harriet. C'est un personnage haut en couleurs, en émotion, un personnage qui sait ce qu'il veut, un personnage qui souhaite révolutionner le monde et ses injustice... 

On rencontre aussi lors de cette lecture Agnès et ses ados terribles, Agnès et son courage terrifiant, Agnès et son envie de faire le bien... Peut-être est-ce d'ailleurs le personnage que j'ai le plus aimé dans ce roman, parce qu'elle en a vécu des choses, et malgré tout, elle ne s'apitoie sur son propre sort comme c'est le cas de Frederik. Au contraire, elle sort la tête de l'eau en aidant ceux qui en ont besoin, elle sait pardonner et accepter... 

Non franchement, dans ce livre, on rencontre énormément de personnages positifs, parfois décallés, mais tellement attachants! 

 

Malgré tout, j'ai beaucoup aimé l'histoire, qui est presque surréaliste. On se laisse emportée par ces personnages un peu détruits, on a envie de les aider, de croire à leur sort...

Ce livre aborde aussi un nombre considérable de thèmes tels que le pardon, la lâcheté, le deuil, les liens de parenté, l'ambition, ... Et ceux-ci m'ont amené à me poser beaucoup de questions. 

 

 

En bref

Bilan plutôt mitigé donc, à cause d'une erreur de casting, et puis à cause d'une écriture qui m'a un peu refroidie... Malgré tout, j'ai beaucoup aimé l'histoire qui aborde beaucoup de thèmes interessants, et qui suscitent beaucoup de questions. 

 

 

"La plus belle promesse de ma vie, c'est celle que tu m'as faite quand tu m'as dit que tu m'emmènerais jusqu'à ce lac dans la forêt. Alors je veux le voir de mes yeux et rêver que je m'y baigne avant qu'il ne soit trop tard."

 

 

Points, 2011, 372 pages

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:50

Et c'est parti pour un petit TAG lancé par Moka auquel je repond avec plaisir!

 

Si j'étais...


Un film

Il y a en a tellement... Je dirais malgré tout Léon de Luc Besson... 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/0/03/Leon-poster.jpg/220px-Leon-poster.jpg

 

 

Un mot

Passion

 

 

Une boisson

Un bon thé chaud (avec un petit carré de chocolat...) 

 

 

Un bijou

Mes bagues berbères que j'adore

Desktop

 

 

Une femme célèbre

Marguerite Yourcenar

 

 

Un poème

Un hémisphère dans une chevelure de Charles Baudelaire

 

 

Une déclaration d'amour

Peut-on considérer qu'un poème est une déclaration d'amour? Dans ce cas là, je réponds Il n'y a pas d'amour heureux de Louis Aragon


 

Un végétal

Un bonsaï tel que mon Léon

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Une décoration de Noël

Une guirlande très discète sur un sapin de Noël, dehors

 

 

Une princesse

Cendrillon, à coup sur!

 

 

Et maintenant, je propose à  Linette et à Sarah de réponse à ce petit tag! 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 10:30

Grande première! Je participe, avec ce roman, à ma première lecture commune avec Moka... (Bon ok vous allez peut-être me dire que j'en ai fait une avec Sarah, mais celle-ci était prévue avant)... Enfin bref... Toujours est-il que l'idée d'une LC me tentait beaucoup et que je suis ravie de pouvoir enfin en faire une! 

 

Depuis que je connais cet auteur, j'ai envie d'en lire toujours plus de lui... Parce que la Délicatesse a été un roman qui m'a complètement marqué, parce c'est un roman que j'ai aimé faire partagé et qui a redonné le gout de la lecture à mon Papa... 

Et puis, j'ai eu l'occasion d'aller à la fête du livre de Saint Etienne avec Sarah et j'ai recontré David Foenkinos avec qui j'ai pu discuter quelques instants et je dois vous dire que c'est quelqu'un de vraiment très sympa. 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv60829186.gif"Je voulais dire à mon grand père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrais jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là." 

Dans ce roman qu'on pourrait qualifier d'autobiographique, David Foenkinos nous offre une jolie réflexion sur sa famille, sur les épreuves qu'ils ont traversé tous ensemble,... Il dresse alors le portrait d'un père qui n'arrive pas à exprimer son amour, d'une mère dépressive suite à sa retraite, d'une grand mère en maison de retraite, hantée par ses souvenirs, qui finit par s'enfuir à la recherche de son passé. Il dresse également son propre portrait, nous livre ses réflexions sur l'amour, sur cette envie d'écrire qui l'habite... 

 

Très franchement, ce livre est très loin des deux autres livres que j'ai pu lire de l'auteur, parce que c'est un roman moins drôle, moins léger, et je dirais même plus sombre que ceux que j'ai lu précédemment.On ne retrouve pas ces petites notes en bas de pages qui m'ont souvent fait mourir de rire, mais on retrouve cette écriture incroyablement envoutante, incroyablement douce et délicate.

Ce livre malgré tout est un véritable coup de coeur... C'est une petite pépite, un livre qui donne envie de vivre, de dire au gens qui nous entourent à quel point ils comptent pour nous... 

 

David Foenkinos évoque une série de souvenirs qui débute avec la mort de son grand-père... Mais les ces souvenirs, se sont les siens, ceux de ses proches, ceux des personnes qu'il rencontre sur son chemin. On retrouve cette fois ci de très très courts chapitres où l'on retrouve des pensées de Gaudi, de l'homme de la station d'autoroute, de Coppola, ... Et ces petits chapitres constituent parfois une parenthèse de rire dans cette évocation de souvenirs souvent graves, un peu cruels.

 

Dès les premières pages je me suis reconnue dans cette douleur de perdre un être proche, qui plus est son grand-père...  Je me suis aussi retrouvée dans cette évocation de souvenirs plus ou moins bêtes mais qui nous ont tellement amusés, qui nous ont fait tellement rire, tel qu'un spectacle de Guignole... J'ai également reconnu ces questions que l'on se pose lorsque l'on décide d'envoyer un membre de sa famille en maison de retraite... Doit-on garder la maison, est-ce vraiment la solution, à qui convient le mieux cette solution, ... ?

 

D'ailleurs, lorsque Foenkinos évoque la vie dans les maisons de retraites, son ton est tout à fait sinistre, mais il semble tellement vrai... Les menus présentés à la perfection pour tenter de donner envie, la peinture blanche, les horraires strictes, ... Heureusement, et il faut le dire, c'est le plus grand talent de l'auteur, il sait malgré tout mettre quelques pointes d'humour dans tout ce décor morne... Il évoque par exemple un tableau représentant une vache si moche qu'il sait redonner le sourire... Oui c'est farfelu, mais j'adore!  

 

Je me suis attachée à ces personnages, à leurs qualités, à leurs défauts, mais je crois que le personnage le plus touchant est de loin la grand-mère de l'auteur. Cette femme qui vit dans ses souvenirs, qui cherchent à revivre ces derniers instants de bonheur dans cetteécole. Cette femme qui ne souhaite pas partir de chez elle pour aller vivre en maison de retraite parce que ce serait laisser derrière elle trop de bons moments derrière elle...Oui, c'est un personnage qui m'a profondément touchée.

 

Quelques petites choses m'ont néanmoins un peu chagrinée: je me suis demandée tout le long du livre si on pouvait qualifier ce livre d'autobiographique ou de fiction? Je crois que je pencherais plutôt sur la première solution sans en être complètement sûr... Des avis sur la question? Et puis, aujourd'hui, avec le recul, je me rends compte que c'est un roman qui ne m'a laissé beaucoup de souvenir et je trouve que c'est un peu dommage...

 

En bref

L'auteur nous plonge donc dans un univers délicieux, doux, et un peu sombre. L'auteur dispose d'une plume hors du commun. C'est un livre qui se termine avec une fin assez peu prévisible, mais qui donne un peu de baume au coeur... A lire, à relire, à faire partager. 

 

 

"Au coeur de la nuit, Eléonore appuya sur l'interrupteur. Elle voulait voir l'homme qui lui vaait tant manqué. Peut-être allait-elle prononcer des mots de rancoeur ou de douleur? Mais non, elle avait simplement dit: "Mon amour, tu es si beau." " 

 

 

Editions Gallimard, 2011, 266 pages

 

 

 

Et parce que je ne résiste pas à la tentation de vous montrer ce bel autographe...

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http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg

4/7

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 15:00

Rien de tel qu’une petite lecture commune entre belles-sœurs… Vous pourrez donc voir l’avis de Sarah sur Rien ne s’oppose à la nuit ici.

J’ai acheté ce livre à ma maman pour sa fête sans raison particulière… Juste parce qu’elle aime bien lire et que celui-ci faisait beaucoup de bruit…. Son avis était assez mitigé… Et aujourd’hui, je comprends pourquoi.

Parce que je ne pense pas que c’est livre vraiment résumable, je préfère me contenter d’une quatrième de couverture.

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv5661974.gif« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

 

Mon bilan de cette lecture est plus ou moins mitigé, et je pense que je serai bien incapable de vous dire si j’ai aimé ou pas. Ce livre ne m’a pas laissée indifférente, non, loin de là. Mais pour tout vous dire, j’ai été tentée d’arrêter ma lecture en plein milieu tellement celle-ci me perturbait psychologiquement. Me voilà donc le soir en train d’expliquer à mon petit colocataire, d’une voix tremblotante, toutes les péripéties de cette famille allant de la mort des frères de Lucile, la dépression, les secrets de famille, les relations incestueuses et j’en passe…

Un passage m’a certainement donné une très forte envie d’abandonner : la première crise de folie de Lucile. Là, vraiment, ce passage m’a complètement bouleversée, je ne savais plus s’il fallait que j’aille plus loin, si je devais pleurer ou pas, comment réagir face à cela… Les propos étaient trop violents, trop durs pour moi.

Certaines fois également, je me suis demandée si ces propos n’étaient pas de la fiction tant cette histoire familiale me semblait énorme. Pourtant, je pense aussi que dans toutes les familles « rien n’est tout beau tout rose ». Il y a toujours des choses passées sous silence qui feront leur apparition plus tard, des malheurs que l’on ne peut expliquer, une suite (logique) de décès (illogiques), des drames, des cris, des pleurs, des tentatives de suicides, …

 

Malgré tout, je pense que c’est un livre courageux et nécessaire pour l’auteure. Nécessaire parce qu’il lui permet d’expliquer, de mettre au clair certains points de l’existence de Lucile. Il lui permet certainement aussi de raconter ce qu’elle a vécu en tant que fille.

Ce livre est également, je pense, une très grande preuve d’amour envers sa mère, car l’auteure cherche réellement à comprendre comment Lucile a pu en arriver là. Delphine de Vigan a fait beaucoup de recherches, et certains chapitres entiers expliquent comment elle a effectué sa démarche, les différentes documents qu’elle a pu analyser, lire, écouter, rechercher. Elle a interrogé ses oncles, ses tantes, les amis de Lucile, sa sœur (Manon), … Elle exprime également son ressenti et le ressenti des autres face à ce livre. Ces courts chapitres ont été pour moi comme des petites pauses intégrées au sein du récit et elles m’ont permises de « me reposer psychologiquement » de cette lecture intensive.

Je me suis également sentie parfois assez mal à l’aise à l’idée de lire cela. J’ai un peu eu parfois cette impression de « lecteur voyeur » qui s’immisce dans une vie qui n’est pas la mienne, et qui ne me regarde en rien, et c’est l’une des choses qui m’a réellement gênée dans ce livre. Finalement, quelle est vraiment la place du lecteur dans cette histoire ?

 

Malgré ce bilan pour le peu mitigé, j’ai été complètement happée par cette écriture, et il m’a très souvent été difficile d’en sortir et ce, dès les premières pages. Je crois que j’ai été complètement fascinée par Lucile, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Je me suis retrouvée à lire dans le tramway, dans le métro, le soir en rentrant des cours, le matin en attendant que mon prof arrive, … J’ai ainsi retrouvé ce rythme de lecture qui me convient tant où la télévision n’existe plus, ou seul le roman que je suis en train de lire me passionne.

C’est assez paradoxal, mais ce roman m’a complètement passionné ! Il m’a émue plus d’une fois, m’a fait versé quelques (beaucoup ?) de larmes, m’a également fait réagir ou même sourire. La première partie du roman (qui relate sur l’enfance de Lucile) est certainement la partie qui m’a le plus plu. Peut-être parce que la seconde partie a été trop assommante pour moi.

Encore une fois, l’écriture de l’auteure est belle, simple, va droit au but, mais elle est aussi puissante. Je pense que c’est l’une des particularités de Delphine de Vigan que j’admire par-dessus tout.

Malgré tout, je pense que Delphine de Vigan est réellement l’auteure qu’il me faut, même si ce livre n’a pas eu un avis aussi enthousiaste que les deux autres que j’ai pu lire.

 

 

En bref

Impossible d’avoir un avis réellement tranché sur ce livre, tant celui-ci m’a bouleversée, émue, mais aussi dérangée. L’écriture de l’auteure est touchante, juste, comme à son habitude. A découvrir néanmoins.

 

 

« Lucile est devenue cette femme fragile, d’une beauté singulière, drôle, silencieuse, souvent subversive, qui longtemps s’est tenue au bord du gouffre, sans jamais le quitter tout à fait des yeux, cette femme admirée, désirée, qui suscita les passions, cette femme meurtrie, blessée, humiliée, qui perdit tout en une journée et fit plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, cette femme inconsolables, coupable à perpétuité, murée dans sa solitude. »

JC Lattès, 437 pages, 2011



http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg
3/7
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:23

J'ai reçu ce livre durant mon premier swap. J'en profite donc pour remercier Pomm, parce que sans elle, je serais très certainement passée à côté de ce livre. 

Ce livre me permet également de faire mes premiers pas dans la littérature italienne que j'avais envie de découvrir, tout simplement parce que l'Italie est un pays que j'affectionne vraiment... 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv35516133.jpgMattia et Alice sont deux êtres solitaires et mal dans leur peau. Exlclus de la société, chacun se reconnait dans la solitude de l'autre. Tous les deux marqués par un souvenir d'enfance  traumatisant, ils vont entamer une relation bancale, mais néanmoins forte durant leur adolescence, qui continuera également dans leur vie d'adultes. Tous les deux entretiendront des passions différentes: les mathématiques pour Mattia et la photographie pour Alice, afin de les maintenir en vie. Mais rien n'y fait, rien ne comble ce profond malaise qui les habite.

 

Bon, autant vous le dire tout de suite, j'ai adoré ce livre sombre, d'une tristesse inouïe, tout simplement parce que c'est une histoire qui m'a vraiment touchée. J'écris cette chronique et je me rends compte que j'ai un mal fou à parler de ce livre, pourtant je viens tout juste de reposer ce livre... Peut-être parce que ce n'est pas un livre dont on parle, mais juste un livre où l'on apprécie les mots...

L'auteur aborde des thèmes délicats tels que l'anorexie, l'automutilation, la solitude... Autant de thèmes qui rendent ce livre à la fois dur et poignant. On ne ressort pas de cette lecture le coeur léger, mais c'est un livre à découvrir malgré tout!

Ca faisait bien du temps que je n'avais pas tourné les pages d'un livre aussi rapidement. Et là, les 200 dernières pages du livre ont été tournées avec une vitesse absolue (hé oui c'est ça de prendre le temps de lire chez Papa-Maman!). Peut-être que ce livre m'aura un peu redonner le gout de la lecture, enfin je l'espère. 

 

Les premiers chapitres mettent mal à l'aise et racontent l'enfance de ces deux personnages. Pourtant, j'ai tout de suite été émue aux larmes. On découvre alors deux êtres solitaires, tristes, et ce dès leur plus jeune âge. Confrontés à un profond mal qui les suivra durant tout leur vie et qui fera d'eux des exclus de la société. Ce profond mal, qui, permettra malgré tout aux deux personnages de se rejoindre, et d'entretenir une relation complètement étrange, que l'on ne pourrait pas réellement qualifier d'amitié. Pourtant, un fil invisible les relie, les unit et celui-ci s'avère être indestructible. 

 

J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur, car il utilise beaucoup de métaphores, même si celles-ci sont souvent mathématiques, et que moi, en tant que pauvre littéraire, on ne peut pas dire que ce soit vraiment mon truc! Mais l'écriture de Paolo Giordano glisse, se laisse lire avec facilité... Se laisse apprécier tout simplement! 

 

Je me suis vraiment attachée à ces deux personnages, à leur histoire et à leur relation qui n'a pourtant rien d'enviable. Mais on ressent le besoin pressant de les aider, de les épauler. Les deux histoires de ces personnages sont touchantes, et je crois qu'il est difficile de dire si l'une ou l'autre des histoire m'a plus touchée. J'ai lu l'histoire de ces deux personnages, j'ai pleuré en lisant ces mots, ces vies gâchées, en voyant à quel point les autres peuvent être cruels...

 

Un seul bémol malgré tout: je n'ai pas aimé cette fin qui n'en est pas vraiment une! J'aurais certainement aimé quelque chose de plus tranché que cela... Mais c'est bien le seul que j'ai trouvé.

 

En bref

C'est un livre émouvant, d'un tristesse infinie, qui m'a fait versé plus d'une larme. J'imagine bien que ce livre pourrait ne pas plaire à plus d'un, parce qu'il n'est pas gai, mais non, vraiment, si je n'ai qu'un conseille à vous donner, c'est foncez! 

 

"On tombe sur des nombres premiers de plus en plus isolés, égarés dans cet espace silencieux et rythmé, constitué de seuls chiffres, et l'on a le pressentiment angoissant que les couples rencontrés jusqu'alors n'étaient qu'un fait accidentiel, que leur véritable destin consiste à rester seul. Mais au moment où l'on s'apprête à baisser les bras, découragé, on déniche deux autres jumeaux, serrés l'un contre l'autre. [...] Mattia pensait qu'Alice et lui étaient deux nombres premiers jumeaux, isolés et perdus, proches mais pas assez pour se frôler vraiment."

 

Points, 343 pages,2009 

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Published by Marion - dans Romans
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 20:09

J'ai pu lire ce roman en patenariat avec les matchs de la rentrée de PriceMinister. Je les remercie donc.

J'avais beaucoup aimé la plume de Sofi Oksanen dans Purge, j'ai voulu me relancer dans un livre de cette auteure. Mais cette fois-ci, le bilan est assez mitigé... 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51riaUMHE1L._SL500_AA300_.jpgDans les années 70, Katariina, une Estonienne, rencontre un jeune Finalandais, se marie avec lui et part vivre avec dans son pays. La jeune femme quitte alors sa famille et cache alors à tout le monde ses origines afin d'être acceptée, afin de taire les peurs et les souffrances vécues sous l'ère soviétique.

Plus tard, elle interdira à sa fille, Anna, de parler à qui que ce soit de ses origines Estoniennes, mais aussi à parler cette langue. Katarrina impose également à sa fille de se comporter comme "une vraie finlandaise". Mais ceci provoque un profond malaise en elle. Elle devient alors boulimique et anorexique, condamnée à compter les kilos, les calories, et à trouver les moyens les plus judicieux pour se faire vomir. Elle cherche alors à comprendre son passé, à comprendre ce qui a provoqué ce malaise.

 

On retrouve dans ce roman beaucoup de récurences avec Purge. Ce sont tous les deux des romans à la lecture difficile, marqués par l'histoire de l'Estonie et entrecoupés de flash back incessants. Et encore une fois, je me demande vraiment comment vous parler de ce livre, que dire de ce livre quasiment autobiographique.

 

Anna raconte son histoire à la première personne du singulier, mais utilise parfois aussi la troisième personne. Pour comprendre son passé, elle a recours à des flash-back qui nous aident à comprendre son histoire, ce qu'elle a vécu. Et puis, on apprend également l'histoire de sa mère, Katariina, qui est écrite à la troisième personne du singulier. On apprend également l'histoire de leur famille sous l'occupation soviétique, les dénonciations, la jalousie des autres familles...

Il n'est donc pas toujours facile de se repérer dans cet ensemble de personnages, de savoir de qui il est question dans telle ou telle partie du livre. Et puis, je dois l'avouer, ces flash back m'ont parfois vraiment agacée, et j'estime que certains n'étaient pas focément nécessaires à la compréhension de l'histoire... Au contraire même! Rien n'est linéaire. On passe des souvenirs de Katariina enfant, puis d'Anna enfant, puis de Katariina jeune mariée... Et puis, en plus de ces nombreux flash back, il y a aussi beaucoup, beaucoup de longueurs, de répétitions...

 

Cependant, l'histoire d'Anna m'a particulièrement touchée, intéressée parce qu'à certains moments je me suis reconnue en elle, lorsqu'elle raconte cette enfance envolée si vite, l'ingratitude des autres enfants... Et puis, j'ai été touchée par cette maladie atroce, qui cause beaucoup de mal. 

Lorsque l'auteure parle de la boulimaxerie (mélange de boulimie et d'anorexie), on ne peut douter de ses propos tant tout semble avoir été vécu, tant tout est bien décrit... On ne lit pas ceci avec légerté... Non, les propos de l'auteure sont durs, choquants, troublants, poignants aussi... Je dirais que c'est en partie pour cela que j'ai choisi ce livre. Parce que j'aime énormément la plume de cette auteure... Directe, tourturée, parfois aussi poétique.

 

 

En bref

J'ai été impressionnée par l'histoire d'Annna, par les ravages de sa maladie. Et je pourrais même dire que j'ai apprécié son histoire même si elle est douloureuse, triste, dure, ... Mais pour moi, ce roman a été réellement difficile à lire. Il reste cependant  intéressant puisqu'il raconte un pan de l'histoire qui n'est pas vraiment connu (enfin pour ma part!).

 

 

"Je voulais manger les tartines qu'il me préparait pour le matin et faire des baisers salés qui avaient un goût de mer et d'amour. Mais je ne voulais pas entendre ces éternelles questions, encore et toujours, elles venaient immanquablement rompre le charme, et après chaque vague de questions j'avais besoin d'assez de pain de mie et de marmelade pour trouver la force de retourner chez Hukka, d'assez de frites à la mayonnaise pour venir à bout de l'oppression dans ma poitrine, la dissourdre dans la crème fraiche."

 

 

Editions Stock (la Cosmopolite), 2011, 513 pages


 


 

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2011/08/rentree_litteraire.png

 

 

http://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2011/06/RL2011b.jpg

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:04

J'ai reçu il y a peu de temps les Vaches de Staline et du coup j'ai voulu relire Purge, afin de me replonger dans cet univers. J'avais vraiment apprécié la première lecture, mais j'avoue que la seconde n'a fait qu'emplifier mon ressenti...

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv47575678.jpgEn 1992, alors que le communisme vient de s'effondrer, l'Estonie devient libre et indépendante.

La vieille Aliide Tru vit dans ce pays, terrée dans sa maison, au fin fond de la campagne, où elle craint les pillages.

Et puis, un beau jour, Zara vient perturbée son existance si tranquille... En effet, une jeune femme se trouve dans son jardin, évanouie et sale. Zara apprend à la vieille femme, dans un ancien estonien, qu'elle fuit un homme qui la terroriser complètement. Aliide la recueille, au début avec une certaine méfiance, et petit à petit, les deux femmes commencent à parler de leur passé respectif, de leurs vies respectives.Ce passé qui eveillera des souvenir douloureux aux deux femmes, bien que leurs vies soient différentes. Et puis surtout, Aliide l'ignore, mais ces deux femmes sont liées par le sang.

 

Je viens de terminer ce livre et je me demande vraiment comment je vais pouvoir vous en parler, tant ce recit est complexe, mais aussi fort.

C'est un livre qui se tisse au fur-et-à-mesure, avec cinq parties bien distinctes.

 

On tombe ainsi dans un huit-clos totalement passionnant, intriguant mais aussi un peu angoissant et parfois complètement glauque. En effet, tout le long du livre,on découvre via des flash back les violences que des hommes leur ont fait subir. On passe d'un niveau de langue commun à familier, voire même vulgaire, ce qui est parfois vraiment déroutant. On tourne aussi les pages en se demandant quel lien peut vraiment unir ces deux femmes qui ont pourtant l'air si différentes l'une de l'autre.

 

On apprend le passé d'Aliide l'histoire de l'Estonie pendant et après la guerre, mais aussi les interrogatoires, les violences faites aux femmes et aux petites filles. C'est une partie de l'histoire qui m'était totalement inconnue. On apprend aussi que cette femme a joué un double jeu toute sa vie car elle était secrètement amoureuse d'Hans le mari de sa soeur Ingel. Elle a du vivre avec eux et leurs recoulements, puis avec lui et son envie de revoir sa femme et sa fille. On découvre les envies d'Aliide, ses espoirs de vivre avec Hans, sa vie avec son mari Martin.

Le passé de Zara n'est pas bien plus heureux... La jeune femme part vivre en Allemagne en espérant faire fortune, mais elle tombe dans la prostitution. Ses flash back racontent les violences des clients, de son proxénète. Les mots sont vrais, durs, criants. Mais ces flash back parlent également de sa vie avec sa mère qui semble sans coeur et sa grand mère perdue dans son passé.

 

On s'accroche à ces deux personnages qui sont à la fois complexes, pudiques, ou intriguantes. Mais j'avoue que j'ai eu un petit coup de coeur pour Zara quand même... Peut être parce qu'Aliide est une femme pudique et qu'il faut parfois interpréter ses paroles, ses gestes...Alors qu'avec Zara tout est clair aussi bien dans son comportement que dans ses pensées.

 

Je dirai que le seul point négatif de ce roman, c'est sa complexité... Je pense qu'un petit rappel historique ne fait pas de mal avant de se lancer dans ce récit. De plus, la fin m'a un peu déçu, et notamment ces rapports top secrets qui sont un peu ennuyeux...

 

En bref

Malgré tout, Purge est un livre complexe mais il mérite d'être lu! L'écriture de l'auteure est absolument géniale, et je pense qu'il n'y a pas d'autres mots!

 

 

"Il faut que j'essaye d'écrire quelques mots, pour ne pas perdre la raison, pour garder l'espoir d'aplomb. Je cache mon cahier ici, sous le sol du cagibi. Afin que personne ne le trouve, quand bien même on me trouverait, moi. Ce n'est pas une vie. L'être humain a besoin de ses semblables et de quelqu'un à qui parler"


 

Editions Stock (La Cosmopolite), 408 pages, 2010

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