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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 10:00

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Craig est né dans une famille modeste et vit dans le Wisconsin avec son père, sa mère et son petit frère Phil avec qui il partage la chambre et le lit. Il reçoit une éducation stricte, et très religieuse. Ses parents sont catholiques et très pratiquants. La vie de Craig est donc ponctuée par la foi : sorties avec la paroisse, cours de catéchisme et dimanches à la messe.

Très solitaire, plutôt rêveur, et assez renfermé, Craig n’entre pas dans le moule et subi le rejet et les oppressions de ses camarades de classe. Le protagoniste se réfugie alors dans le dessin, sa seule et grande passion. Mais ce hobby n’est pas vu d’un bon œil par ses éducateurs qui lui préfèreraient un avenir religieux.

Un jour, la paroisse organise une semaine classe de neige avec d’autres jeunes pratiquants. Les débuts sont difficiles et Craig éprouve la difficulté à s’intégrer dans cette bande de jeunes. Pourtant, il va faire la rencontre de Raina, son premier amour.

 

 

En prenant Habibi à la bibliothèque, j’ai également découvert Blankets… Un roman graphique qui n’est pas loin d’être un pavé mais qui m’a pourtant tout de suite attiré ! Pour cette couverture énigmatique : deux jeunes qui semblent hésitants, presque paumés, animés de doutes et craintes… J’ai tout de suite su que ça allait me plaire !

 

L’histoire m’a bouleversée parce qu’elle est racontée de manière simple. Pas d’artifices, pas de pathos… Rien que des images, des mots, des attentions qui ont chamboulé la vie de l’auteur. Cette histoire d’amour entre deux adolescents m’a plusieurs fois fait frissonner parce qu’elle sonne vraie. L’auteur nous raconte ses premiers émois amoureux, sa première rencontre marquante, son premier grand amour aussi. La difficulté de vivre une relation à distance, de se séparer, la joie de se retrouver... Et une histoire qui semble presque impossible… Souvenirs doux-amers…

 

J’ai aimé découvrir également la vie de l’auteur puisque tout est raconté sans détours. Découvrir la vie de cette famille modeste et pieuse m’a beaucoup intéressée parce qu’elle me semblait très éloignée de ce que je connais. Craig Thompson nous évoque également ses doutes face à la religion avec franchise. Des doutes qui l’aideront à s’affirmer dans cette famille où l’incertitude n’est pas permise.

 

http://3.bp.blogspot.com/-WA5QvPu5xhw/Tq7LzaG9D9I/AAAAAAAADik/reNsr0l497w/s1600/Blankets7.jpgBien qu’on ne soit que le spectateur externe de cette bribe de vie, j’ai souvent eu l’impression de pouvoir entrer de l’histoire, de pouvoir visualiser parfaitement ce que l’écrivain cherche à nous faire comprendre, voir. Et c’est peut-être parce que Craig Thompson nous offre de splendides paysages permettant aux lecteurs une immersion totale. Le trait de l’auteur est par ailleurs doux, net, poétique, parfois sensuel, parfois imagé, mais il nous donne une vision nette des sentiments des deux adolescents.

 

Un roman graphique qui m’a touchée, émue parce qu’il peut être si proche de la réalité… A découvrir, à posséder, à faire lire !

 

 

Une lecture partagée avec la douce Moka, qui, je suis sûre, aura été elle aussi touchée par cette histoire d’amour, par ce roman initiatique et par la beauté de ces dessins !

 

 

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topbd 2013

Top BD de Yaneck : 19/20

 

 

Editions Casterman, 580 pages, 2004

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 11:04

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Le second album commence avec un Pablo délaissé par Fernande. En effet, de nature jalouse et possessive, Pablo interdit à sa fiancée d’être le modèle d’un autre artiste. Or, les temps sont durs pour Pablo. Sa peinture ne marche pas fort et il est contraint de vivre dans la misère la plus totale. Aidé de ses deux amis, Apollinaire et Max Jacob, Pablo va tenter de reconquérir le cœur de sa belle en utilisant filtres et potions magiques. Le stratagème fonctionne à merveille puisque Fernande retombe quelques temps après dans les bras de Pablo qui est fou d’elle.

Cette chance n’arrivera pas seule, puisque les Stein, de riches mécènes américains, sont très intéressés par la peinture du jeune peintre et décident de lui acheter quelques toiles à très bon prix. Par ailleurs, Pablo est fasciné par le charisme de Gertrude Stein et décide d’en faire son portrait.

Mais les deux tourtereaux ont des envies d’ailleurs et décident de faire un petit séjour en Espagne…

 

 

Après mon coup de cœur de la semaine dernière, je n’ai pas su attendre plus pour découvrir le second tome de cette série.

Un second tome que j’ai trouvé un peu plus brouillon et où je me suis quelques fois perdue. On passe d’une planche à l’autre sans comprendre le lien, et surtout, les flash-back sont récurrents. Malgré tout, ces moments d’égarement ne sont souvent qu’anecdotiques et n’entrave en rien la compréhension globale de l’histoire.

 

L’histoire, quant à elle, m’a tout autant charmée que dans le premier tome. On découvre ces personnages énigmatiques, qui ont su charmer nos yeux, nos sens et qui restent toujours aujourd’hui des personnages de force. Avec ce second tome, la personnalité de Picasso émerge. Il est vrai que dans le premier tome, il était difficile de cerner réellement le personnage. Je l’avais trouvé un peu effacé, pas vraiment expressif. Là, on découvre sa jalousie, sa possessivité, mais aussi sa détermination. Le personnage de Fernande s’affirme également. Alors que dans le premier tome elle subissait la volonté des hommes, elle semble ici gagner en confiance. Elle quitte Pablo parce qu’elle ne supporte plus la misère ambiante. Elle rencontre quelques Hommes par-ci par-là… Mais elle revient aussi parce qu’elle Pablo lui manque. Et pour moi, c’est un peu de cette façon que je me représente une muse.

 

Quant aux dessins… C’est la seconde force de cette série. Ça tient la route, ça frise la perfection ! C’est un peu flou, un peu fou aussi comme cette vie bohème, comme ces moments de divagations entraînés par l’opium. C’est riche en couleurs, c’est délicat, plein de détails qui permettent aux lecteurs de bien se rendre compte de l’ambiance parisienne du début du XXe siècle.

 

Une série qui n’a pas fini de m’enchanter… J’en veux encore ! 

 

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Top BD de Yaneck : 18/20

 

 

Dargaud, 90 pages, 2012

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 11:23

http://www.livraddict.com/covers/69/69841/couv6300067.jpg

 

1900, à Paris lors de l’exposition universelle. Pablo, 19 ans, débarque avec son ami Casagemas dans la capitale française avec l’espoir de vendre quelques toiles. La peinture de Pablo intéresse, intrigue la bourgeoisie. Dès 1901, l’artiste est exposé dans une célèbre galerie et ce dernier réussi à vivre de son art.

Mais il en profite aussi pour vivre la vie parisienne bohème fréquentant les bordels, rencontrant d’autres artistes. Parmi eux, Max Jacob, poète tombé sous le charme de la peinture de Pablo et peut-être aussi sous le charme du peintre… C’est grâce à lui que Pablo se détachera des normes pour créer sa propre peinture quitte à vivre sans le sou.

Dans cette effervescence, Pablo rencontre également Fernande, son premier amour, sa première muse…

 

 

 

Être bénévole pour une fête du livre. Rencontrer LE libraire qui vous pousse à acheter ce titre « aux dessins spectaculaires ». Ne pas résister. Et attendre le bon moment.


Voilà les quelques mots qui résument ma rencontre avec cet album. Ajoutons à cela que j’ai vu un chouette documentaire sur l’artiste qui m’a vraiment poussé à aller ouvrir ce titre au plus vite. Bref, vous l’aurez compris, je suis tombée sous le charme de cette BD… Tant et si bien que vous saurez déjà quelle sera ma lecture de mercredi prochain ! 

 

J’ai particulièrement aimé cet album autobiographique qui raconte sans détours les débuts laborieux du peintre. Enchaînant les chambres miteuses, les hébergements provisoires, les allés-retours jusqu’à Barcelone, le peintre a affronté ces épreuves sans baisser les bras, croyant sans cesse à sa réussite, à sa bonne étoile. Et puis, en s’immergeant dans la vie du peintre, on a l’impression de mieux comprendre son époque, les modes de vie qui semblent parfois si loin de ceux d’aujourd’hui… Les arts sont tous représentés, montrant l’influence des uns sur les autres. On voit par ailleurs que Pablo Picasso est profondément touché et inspiré par la poésie de son ami Max Jacob, mais aussi par celle des autres dont il boit chaque parole malgré un français approximatif. Je l’avoue… J’ai envié la vie de Picasso, sa manière de vivre à fond les choses, et puis cette insouciance, cette espoir ont rendu cette BD autobiographique passionnante !

 

Quant aux dessins… Mon libraire ne m’avait pas menti ! Quelle merveille ! Les planches retranscrivent si bien l’atmosphère parisienne de ce début de siècle qu’on a l’impression d’y être l’espace d’une heure. C’est agréable, c’est passionnant. Vite, la suite !

 

http://lejardindenatiora.files.wordpress.com/2012/05/planche_bd_17169_pablo.jpg

 

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Top BD de Yaneck : 18/20

 

 

Dargaud, 90 pages, 2012

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:19

http://www.livraddict.com/covers/13/13416/couv35206609.jpg

 

Momo vit chez Madame Rosa depuis son plus jeune âge. Madame Rosa, c’est cette ancienne prostituée qui accueille chez elle des enfants de prostituées en toute illégalité. Mais Madame Rosa se fait vieille et elle a de plus en plus de mal à assumer son rôle, à grimper ces six étages pour rentrer chez elle… Alors le jeune Momo l’aide le plus possible. Il l’aide à remonter les courses, il appelle les amis de sa mère adoptive afin qu’elle ne se sente pas seule, il appelle le médecin quand l’état de Madame Rosa se détériore… Seulement, voilà… Madame Rosa est guettée par Alzheimer et le médecin pense qu’il faudrait vraiment qu’elle aille dans un centre spécialisé. La vieille femme, elle, s’oppose à cela. Elle veut mourir ici, dans son appartement. Alors Momo va l’aider à se cacher dans cette cave, avec ses souvenirs afin qu’elle puisse mourir en paix…  

 

C’est une forte histoire d’amour entre une vielle femme et un enfant qui se battent pour la vie, où plusieurs thèmes sont abordés succinctement malgré un ton, au premier abord, très léger. Racisme, vieillesse, construction de soi, drogue, prostitution, mixité sociale sont des thèmes récurrents de ce roman. Des thèmes qui semblent aujourd’hui toujours d’actualité et pourtant ce roman a été écrit dans les années 70. Une histoire aux thèmes magnifiques, intéressants et pourtant, le charme n’a pas opéré.

Les premières pages ont été laborieuses ; j’ai eu du mal à entrer dans ce roman, à m’accoutumer à l’écriture de l’auteur. Car le texte est la voix de Momo, dix ans, avec ses maladresses de langage, ses phrases naïves, ses tournures alambiquées, ses mots inventés ou détournés. Avec ce choix, il a été difficile pour moi d’apprécier à juste mesure cette lecture, d’éprouver une quelconque émotion, de m’attacher aux personnages. Petit à petit, en m’accrochant, j’ai réussi à m’habituer, j’ai ri de ces maladresses mais cette réticence ne m’a jamais vraiment quittée.

Finalement, c’est principalement la fin qui m’a réellement marquée et touchée. Momo prend son rôle de fils adoptif à cœur et se coupe en quatre pour réaliser les souhaits de sa mère adoptive. Une fin magnifique qui fait réfléchir, qui fait grandir notre jeune narrateur…

Un livre à l'avis mitigé, mais qui vaut quand même le détour pour les thèmes abordés.

 

 

« Elle ne voulait pas entendre parler de l'hôpital ou ils vous font mourir jusqu'au bout au lieu de vous faire une piqure. Elle disait qu'en France on était contre la mort douce et qu'on vous forçait à vivre tant que vous étiez encore capable d'en baver. »

 

 

Editions Folio, 274 pages, 1982

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 18:12

Quelques longues vacances plus tard... Je suis de retour par ici avant de reprendre une année intensive sur les bancs de la fac!

 

De Bormes-Les-Mimosas en passant par Cassis, Port-Cros, Avignon et j'en passe, on peut dire que les vacances furent bonnes, parfois reposantes mais toujours très appréciées

 

Et avant le retour des chroniques (oui, 3 chroniques de retard!), quelques photos de la Provence

 

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(Port-Cros, en direction de la plage de Port-Man...)

 

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(Croisière étonnante le long des calanques de Cassis...)

 

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(Le palais des Papes et ses luminescences...)

 

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(Se promener au bord de la Sorgue à Fontaine-De-Vaucluse...)

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 20:07

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Je m'échappe une bonne semaine dans le sud de la France retrouver mon petit coin de paradis...

 

Au programme : des balades, du repos -beaucoup de repos-, des anniversaires en perspective, des séances de bronzage intensif pour prendre le plein de vitamine D... Le tout, accompagné d'une bonne dose de lecture!

La vie devant soi de Romain Gary, Inès et la joie d'Almudena Grandes, Stefan Zweig de Dominique Bona et Profanes de Jeanne Benameur m'accompagneront dans mes sacs déjà bien chargés...

 

Au retour, ce sera sûrement l'un des grands tournants de ma vie avec la fin de mon déménagement de Lyon à Avignon... Et comme il me restera quelques jours de repos, j'irai sans aucun doute visiter ma nouvelle ville avant de faire une dernière fête d'aurevoir avec les copines! 

 

A vite! 

 

(Message spécial : Moka, si tu regarde bien parmis les trèfles, une petite souris m'accompagne partout!)

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:13

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Les Lulus, ce sont quatre orphelins Lucas, Ludwig, Lucien et Luigi. Tous les quatre vivent à l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt et bien que l’entente ne soit pas toujours au beau fixe, ce sont quatre enfants soudés qui partagent leurs peurs, leurs doutes, leurs peines et leur chambre.

Durant l’été 1914, la rumeur court : les allemands ne devraient pas tarder à envahir Velencourt. Le village entier est alors évacué… Sauf que les Lulus ne répondent pas présent à l’appel et ils se retrouvent donc livrés à eux même. Au début, c’est l’insouciance qui les saisit… Ils sont enfin seuls, libres et sans adultes. Mais en voyant le village désert et sans aucune présence à l’horizon depuis plusieurs jours, les Lulus se rendent à l’évidence : ils ont été abandonnés.

Ils trouvent alors refuge dans leur cabane au fond des bois… Mais aux prémices de l’hiver, les difficultés commencent à apparaître.

 

Devenue incontournable ces derniers temps sur la blogosphère, cette BD me faisait terriblement envie. Et une fois plongée dans cette lecture, je peux vous assurer que le charme n’a pas tardé à opérer !

Dès les premières pages, j’ai aimé et j’ai été touchée par ces enfants pour leur fraicheur, leur bêtises, leurs répliques… L’auteur prend le parti de créer quatre personnages avec quatre personnalités très opposées : de l’intello en passant par le gourmand, le petit dernier (très protégé) ou le casse-cou, chacun amène son charme, sa petite touche de fraîcheur, de sympathie à l’histoire. Le scénario, quand à lui m’a beaucoup plu. Très original et très bien construit, j’ai aimé me plonger dans cet univers, dans cette période. Et j’ai retrouvé dans ces quelques pages des rêves d’enfants : qui n’a pas rêvé de vivre sa vie dans son chez-soi loin des adultes? Il est vrai, le rire est au rendez-vous, mais il laisse très vite place à l’angoisse. Si les premières pages nous montrent la vie plutôt heureuse et paisible que mènent ces quatre garçons, la guerre viendra très vite troubler cette quiétude… On se demande alors comment des enfants peuvent-ils survivre dans une cabane mal isolée, tombant presque en ruine ?  

Côté dessin, j’ai énormément aimé le trait d’Hardoc… Les planches sont réalistes à souhait, pleine de couleurs et vous entraînent à merveille dans un univers très lointain. Le trait fluide vous donne envie de tourner les pages, vite, très vite.

Une jolie lecture qui présage une suite certainement terrible, mais qui sera incontestablement à découvrir !

 

Les avis de Moka, Noukette, Lasardine, Jérôme et Marion.

 

 

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Top BD de Yaneck : 17/20

 

Casterman, 56 pages, 2013

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 11:37

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« Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de cœur". Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ? Le plus petit baiser jamais recensé est un vrai faux polar romantique. Suite métaphorique de La Mécanique du cœur, ce roman teinté de mélancolie regorge de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock’n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky. » (quatrième de couverture)

 

 

Pas besoin d’en dire plus… La couverture et la quatrième de couverture vous laissent entrevoir dans quel univers vous entrez : celui du rêve où la poésie des mots se mêle avec un univers complètement déjanté, fou.

Quelques pages et le coup de cœur opère déjà. L’auteur nous livre ses histoires d’amour chaotiques, avec pudeur, sensibilité. Ses questionnements, ses peurs, ses pertes, ses découvertes, ses plus beaux moments d’amour sont retranscrits avec poésie, délicatesse et humour. L’écriture de Mathias Malzieu, cette histoire à la fois dingue, magique et belle vous donne des frissons et vous plonge dans cet univers tant aimé. Tout à coup, on a l’impression de retomber en enfance, de faire marcher à fond les ballons son imagination pour se représenter les quelques figures imaginaires qui sont utilisées. De la veste en bonbons nounours en passant par l’appartelier ou la wi-fille l’auteur ne cesse de nous surprendre, de nous faire rêver.

Quelques passages sont par ailleurs un rappel aux précédents livres de l’auteur : de Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi en passant par La mécanique du cœur, l’auteur nous replonge dans ses précédents ouvrages avec douceur. Tout à coup, l’envie de les relire est bien présente. Ses livres ont été pour certain une cure face au deuil, un bouillon de beauté, un livre de chevet qu’on ouvre de temps à autre rien que pour savourer quelques pages, quelques-uns de ces mots un peu trop bien assemblés.

Vous l’aurez compris, Le plus petit baisé recensé est un coup de cœur, un vrai… Se plonger dans cet univers, c’est accepter de retomber en enfance, d’entrer dans un univers magique, stupéfiant, enchanteur et doux à la fois… Merci Mathias Malzieu pour ce moment de lecture hors du commun !

 

Mes avis sur Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, La mécanique du coeur, Métamorphose en bord de ciel.

 

 

« Ce soir-là, je ne pus me résoudre à regagner mon appartelier. Besoin d’échapper à moi-même. Arrêter de penser.

Boire les étoiles au goulot était une technique pour bloquer la machine temporelle. Flouter le passé et le futur quelques heures pour se poser dans l’hyper-présent avec du whisky déguisé en Coca, du rhum caché dans les feuilles de menthe. Je voyais mes démons cavaler à travers les bulles, pieds au plancher comme l’hiver dernier. Je ne pensais qu’à une chose : retrouver un autre temps. Celui d’avant l’explosion de la centrale à rêves. »

 

Flammarion, 158 pages, 2013

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 11:32

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Durant la Seconde Guerre Mondiale, le narrateur embarque sur un bateau reliant New-York à Buenos-Aires. En discutant avec l’un des passagers, ce dernier apprend que Czentovic, célèbre joueur d’échecs est à bord. Le narrateur éprouve une violente envie de le rencontrer et de l’analyser car on dit qu’il a une psychologie très particulière et très intéressante. Pour provoquer une rencontre, le narrateur commence, avec d’autres passagers, à jouer aux échecs. Czentovic passant par-là dispute une première partie avec eux. C’est alors qu’apparaît M. B.. Ce dernier souffle les coups à jouer et se révèle être d’excellent conseil. Czentovic voudra alors jouer une partie seul contre ce mystérieux joueur qui prétend ne pas avoir joué depuis vingt ans. Comment a-t-il obtenu un tel niveau ? Pourquoi ne pas avoir disputé d’autres parties depuis tant d’années… ?

 

 

Après avoir découvert l’écriture riche et foisonnante de Stefan Zweig dans Le voyage dans le passé, j’ai petit à petit acheté plusieurs livres de l’auteur. Et puis, après avoir effectué mon stage de troisième année dans une ludothèque et après avoir tant entendu parler du Joueur d’échecs, livre jugé comme référence au sein de la structure je n’ai pas su résister à la tentation… Et j’ai vraiment bien fait !

Zweig pousse deux intrigues en un seul livre : dans un premier temps, il nous parle de Czentovic et de la façon dont il a appris à jouer aux échecs. Jugé un peu simplet, et pas vraiment doué pour l’école, le garçon a appris à jouer en regardant les autres. Et tout à coup, l’histoire bascule et se concentre sur ce M. B.. C’est l’occasion pour le lecteur de découvrir deux vies, deux manières totalement opposées d’apprendre à jouer à ce jeu. Puisque M. B. a appris à jouer dans des circonstances tragiques. Prisonnier des nazis, il a vécu l’enfermement psychologique. Après avoir dérobé un livre contenant 150 parties d’échecs, ce dernier en a fait une véritable passion, une véritable obsession. Dans un livre d’une centaine de pages, Zweig analyse avec précision la psychologie tourmentée d’un joueur d’échecs. Il en profite également pour glisser aux lecteurs quelques mots sur la Seconde Guerre Mondiale et sur les techniques de dénonciations inventées par les nazis.

Le tout forme très vite un récit et un témoignage passionnant, riche et dense. J’ai été captivée par cette histoire qui aurait pu, au premier abord, m’ennuyer puisque je ne suis tout simplement pas fan d’échecs. Pourtant, le récit se concentre énormément sur la psychologie des personnages et finalement, le côté très théorique des échecs passe au second plan. L’auteur aborde la folie sous deux formes différentes : la folie du jeu et la folie humaine, toutes les deux passionnantes.

Quant au style de l’auteur, j’ai su retrouver dès les premières pages un style est très fluide, sans lenteurs, tant apprécié dans Le voyage dans le passé. Le vocabulaire est dense, riche et terriblement précis !

 

A découvrir, vraiment !

 

 

 « Je m’approchai et crus reconnaître à la forme rectangulaire de cette bosse ce que recelait cette poche un peu gonflée : un livre ! Mes genoux se mirent à trembler : un LIVRE ! Pendant quatre mois, je n’en avais pas tenu un entre mes mains, et la simple idée dans livre dans lequel on puisse voir un suite de mots, des lignes, des pages et des feuilles, un livre où l’on puisse lire des pensées différentes, nouvelles, inconnues, distrayantes, pour les suivre et se le mettre dans la tête, avait quelque chose de grisant et d’étourdissant à la fois. »

 

 

Le livre de poche, 125 pages, 2010

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 12:51

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Trois actes. Trois femmes sacrifiées. Trois générations. Entre la France et l’Algérie.

La malédiction commence avec Raïssa, une jeune algérienne qui vit pauvrement dans les campagnes. Cette dernière est maudite. Sa mère est morte en couches ce qui souillera à jamais son image. Désignée comme « fille tueuse de mère», elle sera contrainte à vivre seule, sans mari.

Sa fille, Leïla est élevée et vit en France. On la retrouve chaque soir déambulant dans les rues de Nanterre. Certains la croit folle… Mais Leïla ne se sent pas chez elle ici… Quelque chose l’attire incroyablement vers l’Algérie.

Saïda est une fille indécente subissant les critiques, les attaques des Hommes du quartier. La jeune femme s’habille de façon trop aguicheuse. Elle sera liée aux destins de Raïssa et Leïla…

 

 

A travers trois époques, Laurent Gaudé nous entraîne dans ces pages de l’histoire qui font que l’Algérie et la France sont très liées. Le premier acte nous présente les enjeux de la guerre d’indépendance avec la vision des deux camps. Le second, l’immigration des algériens vers la France, et les problèmes d’intégration que cela peut engendrer. Le troisième, la montée de l’extrémisme islamiste dans les cités. Un récit bref, des mots poignants qui amènent le lecteur à avoir un regard nouveau sur cette page de l’histoire, sur notre monde actuel.

A nouveau (et comme à chaque fois), l’auteur nous touche avec des mots forts, saillants qui nous font amplement réfléchir sur la condition féminine, d’une manière générale. En France ou en Algérie, c’est sous la domination des hommes qu’elles seront. Leurs rêves, leurs plaintes, leurs douleurs resteront sourds aux oreilles de ceux-ci. Très vite, j’ai été prise de pitié ou d’admiration face à ces femmes qui luttent pour obtenir les mêmes droits. En tous cas, on ne peut être indifférent face au destin de ces femmes. L’émotion est là, bien présente. Elle vous prend à la gorge, vous amène à une sorte de révolte interne. On a envie que leur destin change. Que la malédiction cesse…

J’ai particulièrement aimé la manière dont le texte est écrit. Il prend des allures de tragédie, genre que j’ai particulièrement lu et apprécié au lycée. Aux paroles et aux discussions avec les Hommes se mêlent des cœurs, des voix, des chants qui accompagnent la détresse de ces trois sacrifiées.

Un texte fort, puissant, parfois injuste… mais terriblement bien écrit. Mais surtout, Les sacrifiées me permet de renouer un peu avec le théâtre et d’avancer petit à petit dans le challenge Laurent Gaudé organisé par Un chocolat dans mon roman.

 

 

defi-Laurent-Gaude

2/4

 

 

Editions Actes Sud, 128 pages, 2004

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