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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 11:17

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C’est par une belle journée d’été que deux familles se retrouvent sur une plage. Mais cette journée qui devait être reposante va vite devenir un cauchemar : une sorte de malédiction fait vieillir les treize personnages présents sur la plage et chaque demi-heure devient un an de vie. Ajoutons à cela qu’il est impossible d’échapper de ce lieu : les portables ne passent plus, et une sorte de mur invisible pousse les protagonistes à vivre de manière fataliste cette folle journée…

 

C’est après avoir lu l’avis assez intriguant et très enthousiaste de Noukette que j’ai eu envie de me plonger dans cette BD. Une fois dans les mains, j’ai commencé à lire sans même pouvoir attendre d’être rentrée chez moi… Une chose est sûre : le lecteur se retrouve happé dans ce huis-clos complètement fou qui nous offre également une belle réflexion sur le temps qui passe, les choses à faire avant de partir… C’est également une belle analyse psychologique des protagonistes qui ressort de cet album. On découvre les personnages tels qu’ils sont avant ce tourbillon d’événements ; des gens comme vous et moi. Et puis, petit à petit, certains deviennent violents, fous, racistes, nymphos, hystériques. Chacun réagit à sa manière, chacun tente de se protéger, de s’en sortir.

Dans cette atmosphère dérangeante et parfois terrifiante, le lecteur est amené à se demander avec force ce qui se passe sur cette plage. Qui, quoi, comment, pourquoi ? Le plus dérangeant est sans doute le fait qu’aucune réponse n’est apportée et que le lecteur se retrouve avec autant voir plus d’interrogations qu’au début. Car si ce scénario fou débute en douceur, la fin est rapide, sans attente.

On retiendra de cet album le message important qui est délivré : il faut profiter de chaque instant, de chaque occasion avant qu’il ne soit trop tard… A découvrir !

 

Les avis de Yaneck, Mo, Lasardine et Soukee.

 

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Peeters-Levy-ChateauSable-Extrait-Septembre2010.jpg

 

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topbd 2013

Top BD de Yaneck : 16,5/20

 

 

Éditions Atrabile, Collection Bile blanche, 100 pages, 2010

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 20:01

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« Après avoir tué le monarque dément Aerys II Targaryen, Robert Baratheon est devenu le nouveau souverain du royaume des Sept Couronnes. Tandis qu'en son domaine de Winterfell, son fidèle ami le Duc Edward Stark rend paisiblement la justice. Mais un jour, le roi Robert lui rend visite, porteur de sombres nouvelles : le trône est en péril. Stark, qui s'est toujours tenu éloigné des affaires du pouvoir, doit alors abandonner les terres du Nord pour rejoindre la cour et ses intrigues. L'heure est grave, d'autant qu'au-delà du mur qui protège le royaume depuis des siècles, d'étranges créatures rôdent... » (source Livraddict)

 

 

Difficile de résumer un roman aussi dense que le Trône de Fer… Après avoir découvert et dévoré la première saison télévisée, j’ai eu envie d’aller un peu plus loin et de lire la première intégrale… C’est vrai, il m’a fallu du temps pour franchir le cap, et j’ai demandé à plusieurs amis ce qu’ils avaient pensé du livre afin de me lancer dans cette longue et grande lecture.

Le constat : la série est la copie conforme du roman ; très peu de passages sont coupés, mais la grande différence entre les deux est que le roman permet de comprendre un peu plus en profondeur les relations qu’entretiennent les personnages… Néanmoins, si vous avez vu la première saison et que vous souhaitez découvrir la suite, passez directement à la seconde intégrale ! Vous ne perdrez pas de passages importants vous permettant de comprendre le roman. En effet, je m’attendais à découvrir des non-dits de la série, or ça n’a pas été le cas, et j’ai donc parfois eu l’impression de perdre mon temps, d’autant plus que les images de la série n’étaient pas très loin dans ma mémoire.

 

Ceci dit, j’ai réellement apprécié la lecture de ce roman, même si parfois j’ai trouvé qu’il y avait certaines longueurs : l’auteur s’attarde parfois sur des descriptions des lieux, des tenues, des champs de batailles qui font qu’on aimerait parfois que le rythme s’accélère. Le roman manque également cruellement d’aération : on passe d’une chose à l’autre sans aérer le texte, ce qui le rend parfois indigeste. Malgré tout, ces chemins sinueux nous permettent parfois de mieux comprendre, d’appréhender l’histoire, l’époque à laquelle celle-ci se déroule.

Les personnages sont nombreux et il est parfois difficile de s’y repérer. C’est d’ailleurs pourquoi je pense qu’un petit crochet par la série ne fait pas de mal et permet d’avoir bien en tête les principaux personnages qui composent l’histoire. George R. R. Martin nous offre à ce propos une carte avec les différents lieux dans lesquelles les actions se déroulent ainsi qu’un arbre généalogique parfois très utile pour bien suivre les propos de celui-ci. L’auteur nous propose également le principe du « un chapitre = un personnage », ce qui amène un grand suspens, et une simplicité dans la narration. Ces chapitres permettent également d’apprendre à connaître les principaux personnages de la saga et de s’attacher à eux (ou pas). Très vite, le lecteur est pris d’admiration pour tel ou tel personnage, pour tel trait de caractère… Néanmoins, pour avoir lu la suite, j’ai aussi très vite compris qu’il ne servait à rien de s’attacher à eux puisque les guerres causent très vite des ravages dans les principales familles.

 

J’ai particulièrement aimé le style de l’auteur (bien que celui-ci ait été traduit) et je dirais même que je l’ai trouvé assez original puisqu’on est à mi-chemin entre un style un peu vieillot et un style très contemporain. Tout en restant assez fluide, l’auteur a réussi à m’entraîner dans un univers pourtant bien loin du mien. Bien que parfois classé en fantasy, je n’ai pas du tout été gênée par ce côté-là de l’histoire (bon, c’est vrai, la fantasy apparaît très peu dans la première intégrale).

 

Le Trône de Fer, même si vous l’avez peut-être remarqué sa lecture a été longue est un livre qui m’a vraiment prise à cœur, même si j’avoue reconnaître quelques bémols au livre. Entre jeux de pouvoir et de cruauté pour arriver à prendre le trône, le lecteur se retrouve au milieu d’intrigues bien ficelées et de personnages bien brossés. Pour l’instant, j’attends avec impatience la sortie de la saison 4 en image, mais quelque chose me dit que je ne pourrais pas attendre beaucoup…

 

 

«Que pèse l'honneur, contre l'amour d'une femme ? Que pèse le devoir, contre un nouveau-né qu'on étreint… , ou contre le souvenir d'un frère qui sourit ? Du vent, des mots. Des mots, du vent. Nous ne sommes que des créatures humaines, et les dieux nous ont créées en vue de l'amour. C'est là notre auguste gloire, là notre auguste tragédie. »

 

 

J'ai Lu, 786 pages, 2011

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:30

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Vers la fin des années 70, Art Spiegelman entame l’écriture de l’histoire de son père, Vladeck sous la forme d’une BD. Ce dernier est Juif et a vécu, durant la Seconde Guerre Mondiale, la déportation, les camps, les humiliations, la déchéance. A travers un dialogue retraçant l’histoire de Vladeck de 1938 à 1945, le lecteur se retrouve également immergé dans la relation père-fils qu’entretiennent les deux protagonistes…

 

 

Pour la seconde fois, je partage avec grand plaisir une lecture commune avec Moka… Une lecture qui se révèle être un « classique » de l’univers de la BD, et qui pourtant, jusque-là ne me faisait pas tellement plus envie que ça… J’ai été très longtemps rebutée par ces dessins en noirs et blancs, où les humains sont représentés par des animaux… Et puis, grâce à Les ignorants de Davodeau et grâce aux conseils appuyés de mon cher et tendre, j’ai décidé de franchir le pas… Et quelle claque ! Quelle déception de ne pas l’avoir lu avant !

Récit intimiste et historique, Maus n’a cessé de me surprendre par la manière dont l’histoire est racontée. Le lecteur se retrouve à la fois confronté à la dureté de la guerre, aux ignominies faites aux Hommes, mais il est aussi confronté aux relations conflictuelles que sont celles de Vladeck et Art. En effet, les deux Hommes ne cessent de se chamailler pour un rien. Petit à petit, en progressant dans le récit, on comprend comment ils ont été poussés à cela quelle culpabilité les ronge.  

On découvre également avec étonnement qu’aucun jugement n’est apporté de la part de Vladeck qui narre les faits comme ils sont, sans pour autant ne jamais rien cacher. La vérité est dite sans forme de détour. Le tout, forme un récit, qui semble d’une incroyable véracité mais aussi d’une incroyable violence. C’est d’ailleurs pourquoi cette BD a été commencée depuis plusieurs semaines… Il m’a été impossible de lire cet album d’une traite tant les propos, les faits m’ont choquée, outrée.  

Lentement, j’ai également compris le choix d’utiliser des personnages animaux pour illustrer les propos de Vladeck. Avec cette proposition, les images deviennent moins choquantes, plus digestes… Et d’une certaine façon, j’ai trouvé les personnages plus attachants et plus touchants. Très vite, on s’émeut de la situation des deux Hommes, de leur histoire… Et on ne peut ressortir indemne de tout cela.

Alors bien sûr, si vous n’avez pas encore lu Maus, je ne peux que vous le conseiller pour sa véracité, pour cet incroyable choc et cette incroyable confrontation aux pires moments de l’histoire. 

 

 

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Top BD de Yaneck : 19/20

 

 

Flammarion, 296 pages, 1998

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:52

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26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ?

 

http://www.pennarbd.com/wp-content/uploads/2013/02/TCHERNOBYL_1.jpg 

Une très bonne place dans le top BD de Yaneck et une envie irrésistible de découvrir Un printemps à Tchernobyl.

Les premières planches commencent avec les faits en images : Tchernobyl nous est raconté en aquarelles aux couleurs sombres et aux nuances de gris. Les premières pages sont aussi un moyen pour l’auteur d’expliquer au lecteur sa démarche, son milieu, son envie de se rendre là-bas malgré tous les risques que cela comporte. Par ailleurs, ses interrogations, ses doutes sont retransmis avec sincérité. Une sincérité qui amène un peu plus de force, de véracité au témoignage.

Là-bas, les visites au sein de la centrale sont minutées. Emmanuel Lepage doit dessiner dans l’urgence et doit parfois avoir à faire à ses souvenirs. La tension est palpable, retransmise avec les « bips » du dosimètre. Petit à petit, l’auteur se rend compte que Tchernobyl n’est pas que noirceur. La végétation suit son cours, tout comme la vie animale et humaine. Outre un témoignage militant et provocateur à destination du nucléaire, une grande leçon d’humanité, d’amitié, de vie ressort de cette histoire. Venu raconté l’horreur, il se retrouve à dessiner sa beauté, la vie… ce qu’il reste, en somme, de Tchernobyl. Cette vision nouvelle laisse place à la culpabilité : venu dénoncer l’horreur, les risques du nucléaire, il se retrouve à présenter des aquarelles fantastiques, aux couleurs joyeuses.

Les dessins sont envoutants, plein de détails, de nuances… Ce trait m’a chamboulée, m’entraînant loin. Les couleurs relativement sombres du début laissent petit à petit place à la luminosité, à des couleurs vives et nuancées, montrant  à merveille l’évolution des sentiments de l’auteur concernant la question Tchernobyl. J’ai également apprécié la diversité des cases : du panorama aux petites cases presque intimistes l’auteur nous offre de jolies images décrivant au mieux ce qu’il a sous les yeux.

Un printemps à Tchernobyl est un récit qui m’a touché par son incroyable morale. Au sortir de l’album la conclusion nous saute aux yeux : il faut vivre intensément chaque moment. Par ailleurs, l’optimisme est de mise et nous laisse voir que tout n’est pas fini pour les habitants. Cet album, c’est également une démonstration fantastique du talent indéniable du dessinateur, où chaque dessin est à couper le souffle, à vous mettre la chair de poule ! A découvrir, oui, mais aussi à posséder ! 

 

 

Les avis de Jérôme et Livr0ns-n0us.

 

http://www.bodoi.info/wp-content/images/S1242/tchernobyl_13.jpg

 

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topbd 2013

Top BD de Yaneck : 20/20

 

Futuropolis, 164 pages, 2012

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 08:35

http://www.livraddict.com/covers/27/27387/couv54229962.jpg

 

Malgré son titre, l’auteur nous parle d’amour et le lecteur est tout de suite averti: « Que celle - ou celui - qui ne veut pas - ou plus- entendre parler d'amour repose ce livre. » car dans ce livre, il est bien question d’amour, de rencontres, d’adultères…

Thomas, Anna, Louise, Yves, Stan et Romain sont des personnages seuls ou en couples, qui vont bientôt tous être liés les uns aux autres.

Lors d’une soirée, Louise va tomber sous le charme de Thomas, le psychanalyste.

Anna, elle va rencontrer Yves, l’écrivain et va tomber amoureuse de cet Homme. 

Alors qu’Anna et Louise sont mariées à Stan et Romain, et mère de familles, alors qu’aucun problème notoire ne soit présent dans leur couple, elles vont vivre ou revivre le coup de foudre.

Et le lecteur va se retrouver plonger dans le destin de ces couples qui basculent, qui naissent…

 

Découvert, encore une fois, sur le blog de Moka, ce roman m’a intrigué par son titre, son résumé… Et très vite, par son écriture atypique, par ces histoires belles à en mourir, abordées avec délicatesse, humour et précision.

Ces femmes vont faire la rencontre d’homme qui vont bouleverser leur vie, leur vision de l’amour, leur vision d’elle-même. Elles vont faire la rencontre d’un amour dévastateur, puissant, elles seront prêtes à tout pour celui qu’elle aime.

J’ai particulièrement aimé la manière dont l’auteur dépeint le sentiment amoureux. Tous les thèmes de l’amour sont d’ailleurs abordés : la jalousie du mari, l’effervescence face à la découverte de l’autre, la découverte des défauts qui n’étaient pas visibles au premier abord. Autant de thèmes qui forment un roman complet, précis.

J’ai aimé également l’écriture et le format très atypiques de cette lecture : au milieu de l’histoire de ces six personnage se glissent un roman entier écrit par Yves pour Anna (roman qui m’a fait pleurer plus que jamais), des images, des fragments de discours, des pensées entières… Chaque chapitre est consacré à un ou deux personnages, formant un enchevêtrement bien construit. Le tout forme un ensemble cohérent, très bien écrit, vous entrainant loin, très loin de tout ce que vous aviez pu lire avant.

Les personnages, je me suis bien sûr attachée à eux avec fougue, suivant leurs amours, leurs avancements, leurs mélancolies… Ces deux histoires racontées en parallèle sont d’une beauté certaine, et sans vouer un culte à l’adultère, on comprend très vite ce qui a poussé ces femmes à franchir le pas, à aller à la découverte de l’inconnu.

A partir d’un thème plutôt banal, Hervé Le Tellier réussit à faire de ce livre un culte à l’amour, à éveiller des sentiments profonds, puissants.

Assez parlé d’amour est un coup de cœur, un livre bouleversant à mettre dans toutes les mains pour un beau moment de lecture…

 

 « Les êtres qui vont prendre place dans notre vie sont toujours, à la veille de leur rencontre, des inconnus, et l'écrire est moins une naïveté qu'un émerveillement. »

 

Le livre de poche, 254 pages, 2010

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:18

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Rick et son groupe de survivants ont trouvé refuge dans un ancien pénitencier. Après avoir investi et nettoyé les lieux, ils font la connaissance de trois anciens détenus plutôt louches et pas vraiment enclins à vivre en communauté. D’ailleurs, l’un d’eux assassine petit à petit les membres de la communauté. Rick, toujours « leader », le neutralise et prend des décisions, parfois radicales, qui énervent plutôt les autres membres du groupe quant au sort du serial killer.

Par ailleurs, Michonne fait son entrée dans la communauté et sème petit à petit le trouble…

 

 

Plutôt prenante, j’ai eu envie de poursuivre ma lecture malgré des bémols croissants et récurrents…

Ce quatrième tome est encore plus gore et violent que les anciens. Les personnages semblent tomber peu à peu dans la folie, oubliant les principes, les règles qui régissent leur ancienne société. Le lecteur est confronté à des scènes de violence terrible, de tentatives de suicide et d’amputation.

Petit à petit, je me suis éloignée des personnages : je ne leur trouve plus aucun attrait, et je ne vois que leurs défauts et leur manque de rationalité. La violence, la figure de leader de Rick m’a particulièrement agacée et j’ai soufflé de soulagement en découvrant enfin une révolte des autres membres du groupe.

Cependant, j’ai apprécié de découvrir que l’accent est mis ici sur la vie en communauté des personnages, comment celle-ci s’organise, comment les liens se tissent et se dénouent. Les tensions sont omniprésentes dans ce tome aussi bien chez les couples, que chez l’ensemble des personnages. On sent qu’ils sont en train de craquer, proche du gouffre, et que, finalement, cette manière de vivre tous ensemble n’est peut-être pas la meilleure… 

Les dessins restent intéressants et réalistes. Mais j’avoue avoir parfois du mal à faire une réelle différence entre tous les personnages. D’ailleurs, leur nombre croissant porte à confusion et la fiche de présentation du début se révèle être très utile pour se souvenir de tous…

Vous l’aurez compris, même si j’ai apprécié la manière dont l’auteur nous présente la psychologie des personnages, les bémols sont très nombreux et je pense qu’il est temps d’arrêter définitivement cette série, qui n’est pas (ou plus) pour moi… La violence croissante, la folie apparente chez certains personnages m’auront dégoutée de Walking Dead…

 

Mon avis sur le premier tome

Mon avis sur le deuxième et troisième tome

 

 

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Top BD de Yaneck : 13/20

 

 

Delcourt, 133 pages, 2008

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:04

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Noël 1935. Mamette vit toujours à la campagne chez son grand-père, et la tante Suzon. Elle a repris le chemin de l’école et continue toujours ses tâches à la ferme, ce qui rend les journées longues… Mais qu’importe… Mamette s’est fait des amis, et notamment Jeannot et Jacques, tous les deux fous amoureux d’elle. Entre eux, l’ambiance est loin d’être au beau fixe, puisqu’ils passent leur journée à se bagarrer et à se chamailler pour savoir lequel des deux sera l’amoureux de Marinette. Cette dernières d’ailleurs en a plus qu’assez de cette situation et préfère rester seule, loin des garçons. Alors qu’elle rentre de l’école sans être accompagnée, un camion s’arrête et en descend un homme qui lui propose de la ramener chez elle. Effrayée, Mamette refuse avant de se rendre compte de son erreur : cet homme, c’est son père qu’elle n’a pas vu depuis presque une année.

Suite à cela, elle pense enfin rentrer à Paris. Mais très vite la jeune fille déchante. Un passé mouvementé oblige son père à se cacher…

 

C’est avec une certaine joie que j’ai retrouvé notre petite Mamette ! Nob s’amuse avec les souvenirs de notre petite héroïne et nous fait découvrir un tome beaucoup un peu plus tristounet que les précédents. Au milieu des moments de bonheur et de joie que nous propose Nob lors des retrouvailles, il nous confronte aussi à des choses plus sérieuses, plus tragiques. On comprend d’ailleurs que l’histoire peut se lire à un double niveau : les enfants comme les adultes trouvent leur compte dans cette série.

Petit à petit, l’histoire se dessine, nous offre de nouvelles révélations, attendues ou pas. Les personnages eux aussi continue leur petit bout de chemin et leur évolution. Le personnage de tante Suzon, par exemple, continue dans sa lancée et nous avons dans ce troisième tome quelqu’un de nouveau, de transformer, d’un peu plus humain. On découvre aussi pourquoi le grand-père de entretient des relations tendues avec le père de Mamette… Bref, tout autant de péripéties et de révélations qui donnent envie de découvrir la suite, si suite il y aura…

En ce qui concerne le dessin, il n’y a pas vraiment de nouveautés : des couleurs pastelles, des dessins ronds, des illustrations pleines page… Et bien sûr, un petit aperçu de notre Mamette devenue Mamy à la fin du tome…

Tout autant de bonnes choses qui donnent envie de découvrir une éventuelle suite, et bien sûr, la série Mamette…  

 

Mon avis sur le premier tome

Mon avis sur le second tome

 

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Top BD de Yaneck : 16/20

 

Glénat, 88 pages, 2012

 

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:58

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Guillaume de Fonclare nous raconte son combat contre la maladie. Une maladie qui le paralyse petit à petit. Malgré tout, il tente de retrouver une vie normale, s’obligeant à marcher chaque jour un peu plus loin.

En parallèle, il nous parle du suicide de son meilleur ami qu’il tente de s’expliquer en vain. Un matin, après avoir dit au revoir à ses filles en les déposant à l’école, Serge, s’est rendu, comme d’habitude à son travail. Là, il est monté au cinquième étage de l’immeuble, il a déposé soigneusement sa veste sur la chaise, est monté sur celle-ci et a sauté dans le vide. Cette mort, il ne se l’explique pas et cherche une explication. Pression au travail ? Souvenirs qui le hantaient ? Autant de questions auxquelles il tente de répondre à travers ce livre.

 

 

Dans tes pas avait été présenté à la Grande Librairie et j’avais eu envie de le découvrir. Souhait exaucé grâce à Moka et son bloganniversaire (Merci encore !).

Dans tes pas un roman décousu, retraçant à la fois un combat contre la maladie, et des explications, des suppositions du suicide de Serge. Aucun jugement n’est apporté… Juste des questions concernant la manière dont cet acte va être vécu par ses filles. Pourquoi ne pas s’être confié ? Pourquoi avoir pris tant de précautions en posant sa veste ? Pourquoi être monté au cinquième étage ? Tant de questions qui resteront en suspens… Avec pour seul but de rendre hommage à son ami.

 J’ai particulièrement apprécié l’écriture de l’auteur, hachée, presque musicale, malgré une grande douleur ressortant de l’ouvrage.

Dans tes pas est l’un de ces romans bouleversant dont on ne peut pas ressortir indemne, sans se poser aucune question, sans avoir la gorge nouée. Il ressort de ce roman une grande preuve d’amitié, une réelle douleur et une certaine réflexion sur la vie. A découvrir !

 

 

«De toi , je n'ai rien appris du mystère de la vie, et celui de la mort s'est fait plus épais. Cependant, c'est le murmure de ta voix qui m'encourage à exister et à demeurer debout; malgré toutes les difficultés, et l'énigme de ta fin m'encourage à vivre pleinement; rien n'est assuré pour quiconque, joie, bonheur, tristesse ou désespérance.»

 

 

Editions Stock, 94 pages, 2013  

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:47

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La Havane, 2008. Chico a 80 ans et se souvient de ses heures de gloire…

Dans les années 40, il était un pianiste talentueux, qui rêvait de se faire une place parmi les plus grands. Rita, quant à elle, était une chanteuse incroyable : sa voix et son allure hypnotisaient ses spectateurs. En eux deux, un amour fusionnel, immédiat… Un coup de foudre dévastateur qui balance entre jalousie et addiction. Tous les deux se fuient, se rejoignent pour quelques heures, ou quelques mois…

Mais tous les deux sont aussi tiraillés par une franche envie de réussir, et de percer dans le milieu de la musique.

De Paris, à Cuba, en passant par Hollywood, nous deux graines d’artistes vont se croiser, se perdre, se retrouver sans jamais s’oublier…

 

 

Lors de la sortie du film d’animation Chico & Rita, sans même savoir de quoi il parlait, j’ai eu envie de le voir, rien que pour cette affiche… Malheureusement, je n’ai pas pu y aller, le  nombre de cinémas d’art et d’essai étant, chez mes parents, assez limité… Ce que je ne savais pas, c’est qu’une Bande Dessinée avait été réalisée juste après le film…

Bref, je n’ai pas du tout été déçue par ce choix de BD…

L’histoire nous est racontée sous fond de musique cubaine, ce qui plonge très rapidement le lecteur dans un univers flamboyant, musical et plein de couleurs. Bien que l’histoire d’amour entre nos deux héros peut s’avérer assez banale, j’ai malgré tout admiré la force de leur amour pourtant fragile. Par ailleurs, les thèmes soulevés par l’auteur sont loin d’être frivoles. Sans entrer dans une grande dénonciation, l’auteur aborde les difficultés à réussir dans ce milieu, l’aveuglement des sentiments, les conflits de nationalité, de politique ou de classe.

Mais Chico & Rita ne se limite pas à cela… C’est également une BD qui fait voyager son lecteur, sur cette île de Cuba ou ailleurs, grâce à de beaux dessins de ville, de paysages. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les couleurs lumineuses utilisées ainsi que l’importance toute particulière apportée aux détails.

Un deuxième tome semble être en cours… A suivre !

 

http://pppl.blog.lemonde.fr/files/2011/08/BD.jpg

 

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Top BD de Yaneck : 14/20

 

Editions Denoël, 210 pages, 2011

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:26

 

http://www.livraddict.com/covers/37/37678/couv67161458.jpg

 

L’histoire s’ouvre sur une Mamette désespérée de savoir que sa mère n’est pas prête de venir la chercher comme prévu pour la rentrée des classes. Notre jeune héroïne opte donc pour une petite fugue en plein cœur de la forêt. Mais très vite, confrontée à la solitude et aux bruits peu rassurants de son environnement, Mamette commence à avoir peur, très peur ! Heureusement, elle peut compter sur son jeune ami Jeannot fou amoureux d’elle qui l’accueille chez lui pour la nuit.

La fin des vacances estivales se termine sans encombre… Mamette passe le plus clair de son temps avec Jacques, le petit voyou du village.

Puis, Mamette retourne à l’école. Mais, entre les devoirs, le travail à la ferme et son temps de loisirs restreint, notre jeune héroïne montre des signes de fatigue… Heureusement Jacques lui fait passer des moments amusants et surprenants…

 

 

Pour notre dernier club lecture, nous avions pour thème les souvenirs d’enfance, et cette série a fait partie de notre sélection. Après un léger coup de foudre pour cette petite Mamette, j’ai eu envie de retenter l’expérience. Il faut dire que sa joie de vivre, sa gentillesse et sa fraicheur m’avait littéralement fait fondre…

Bref, j’ai éprouvé à nouveau un immense plaisir à retrouver notre petite Marinette, bien que la lecture ne soit pas aussi fraiche et légère que la dernière fois. Sans tomber dans quelque chose de complètement sombre, je dois bien avouer que j’ai beaucoup moins ri (ou souri) que pour la lecture du premier tome. Pourtant, j’ai aimé cette lecture, et je suis impatiente de découvrir la suite, qui m’attend déjà sur ma Pile à Lire !

Sans avoir pour autant un scénario à vous couper le souffle, j’ai particulièrement apprécié la manière dont la vie de Mamette est racontée, comment Nob rend l’anecdotique concret et vivant. Le tout forme une histoire cohérente pleine de douceur, de charme et de poésie.

J’ai apprécié de découvrir en profondeur les acteurs de cette histoire et de les connaître un peu plus. D’ailleurs, les relations entre les personnages évoluent et la tante Suzon devient petit à petit une personne agréable et intéressante, ce qui n’est pas pour me déplaire. C’est donc une évolution à suivre de très, très près !

A nouveau, j’ai apprécié ces dessins ronds, plein de détails, remplis de couleurs joyeuses représentant à merveille des paysages de campagne.

Comme lors du premier tome, j’ai aimé découvrir à la fin notre Mamette devenue vieille, mais qui demeure cependant une dame toujours aussi charmante. Je me laisserais d’ailleurs bien tentée par l’histoire de notre Mamette mamy…

 

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Top BD de Yaneck : 16/20

 

 

 Editions Glénat , 88 pages, 2011

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