Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:25

http://www.livraddict.com/covers/85/85429/couv31965117.jpg

 

Depuis 1986, le cirque des rêves se déplace à travers le monde sans que jamais personne ne sache à l’avance où il va aller, et combien de temps il va rester. Il apparait simplement un beau matin, au milieu d’un champ ou d’une ville, et disparait du jour au lendemain, sans aucune annonce et sans laisser de trace. Au sein de ce cirque très particulier, deux artistes, Marco et Célia, s’affrontent sans le savoir dans un duel dont ils ne connaissent pas les règles. Tout ce qu’ils savent, c’est que ce duel ne supportera qu’un seul vainqueur et que l’autre périra…

Mais les deux illusionnistes s’aiment comme il n’a jamais été possible d’aimer… Si bien que ce duel semble ne jamais obtenir de fin.

 

 

J’ai plus été intriguée par cette couverture enchanteresse, par cette tranche rouge et par ces pages collées, qui craquent comme celles d’un vieux roman que par le résumé même de l’histoire. Et pourtant, il n’y a pas que l’objet même du livre qui peut vous enchanter… Ce roman est tout simplement hybride, comparable à aucun autre, avec néanmoins un univers assez proche de celui de Tim Burton ou Mathias Malzieu.

Et pourtant… On ne peut pas dire que je sois forcément une fan de cirque… Mais ce cirque-là, il est incomparable… Plus qu’un cirque, c’est votre cirque, tel que vous pouviez ou vouliez l’imaginer sans jamais penser qu’il pourrait un jour prendre forme.  

Les nombreuses descriptions proposées par Erin Morgenstern m’ont permis de me promener sans peine dans ce cirque imaginaire, rempli de magie, d’odeur, d’absence de couleur (l’univers décrit est majoritairement noir et blanc). Au milieu de l’histoire, se glisse quelques chapitres purement descriptifs - à la seconde personne du singulier – de ce que contiennent les chapiteaux, ce qui permet d’imaginer un cadre global, sans pour autant se contraindre à celui-ci. Souvent, j’ai pu imaginer ce cirque des rêves au-delà des descriptions qui en sont faites en rajoutant des détails délicieusement oubliés.

L’intrigue en elle-même est plutôt originale, mais également très intrigante. Les illusionnistes s’interrogent, interrogent leur maître pour tenter de comprendre l’intérêt de ce duel. Mais l’intrigue ne se porte pas uniquement sur cela. Le cirque en lui-même suscite des questions, tout comme chacun des artistes se représentant au sein de la structure. D’un chapitre à l’autre, le lecteur est confronté aux histoires personnelles de chacun, à la mise en place de ce cirque, à la manière dont nos deux protagonistes ont été formés, entraînés.

J’ai particulièrement été émue par cette histoire d’amour forte, entraînant les protagonistes, mais aussi tous les autres acteurs du cirque dans une situation difficile.

Seul bémol de cette lecture : une chronologie hachée, non linéaire formant parfois un ensemble un peu brouillon. Pour ma part, j’ai souvent perdu mes repères, et j’ai souvent eu du mal à m’y retrouver. Le nombre de personnages étant important, il est également parfois difficile de s’y repérer aisément et de repérer précisément qui est qui et qui joue quel rôle.

Malgré ce point brumeux, je ne peux que vous conseiller d’ouvrir Le cirque des rêves pour savoir ce qu’il contient, pour comprendre à quel point l’univers développé est singulier et indescriptible...

 

 

« En t'éloignant du Cirque des rêves dans le jour qui se lève, tu te dis que tu étais plus éveillé lorsque tu étais dans l'enceinte du cirque.

Tu ne sais plus de quel côté de la grille est le rêve. »

 

 

logochallenge3-copie-1

9/7

 

 

Editions Flammarion, 496 pages, 2012

Repost 0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:41

http://img.over-blog.com/227x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/bettyblues.jpg

 

 

Little Rice Duck est un jeune canard et trompettiste de talent qui se met en scène dans les bars du Westwood. Ce qu’il recherche, c’est la perfection et cette perfection, il compte l’atteindre en jouant, et jouant encore. Sauf que sa belle, Betty en a assez de passer ses soirées à le regarder jouer, seule.

Un soir, elle tombe sous le charme d’un riche et bel inconnu, qui l’emmène loin de cet univers gris qui s’était construit autour d’elle.

Pour Rice, c’est tout son monde qui s’écroule : il a perdu son seul et unique amour !

Rice noie son chagrin dans l’alcool et en se reveillant, il décide de partir, d’arrêter complètement la musique qui l’a tant éloignée de Betty.

En chemin, il rencontre un hibou avec qui il tisse de jolis liens d’amitié et qui lui proposera de le suivre dans ses projets les plus fous.

 

Souvenez-vous… Il y a un peu plus de trois mois, je succombais au charme d’Abélard, ce petit canard qui m’avait entraîné dans son univers incroyablement fou et émouvant. Alors lorsque j’ai découvert sur le blog de Moka que tout n’était pas fini et qu’il était encore possible de retrouver ce monde-là, j’ai sauté sur l’occasion pour posséder Betty Blues.

Premier constat :on retrouve de fortes similitudes voire même des déjà-vus entre Abélard et cet album, avec des valeurs qui semblent chères à l’auteur : des envies d’ailleurs, des rencontres plus ou moins bonnes, des histoires d’amour douloureuses… Et pourtant, nous sommes loin d’assister à un copier-coller de son cousin… Les différences sont bien réelles : ici, notre petit canard est moins candide et ne part pas à la découverte du monde. Il a juste besoin de changer de vie après avoir pris une grosse claque !

 

Et à nouveau, j’ai été prise au piège dans ce tourbillon d’aventures, dans cette histoire d’amour émouvante et dure. On ne peut que s’attacher au petit Rice qui nous raconte comment sa vie a basculé et comment son confiance s’est ébranlée. Au-delà d’une simple histoire d’amour, le lecteur se prend une belle leçon de vie, une belle morale qui nous démontre que rien n’est jamais acquis et que finalement, l’argent n’est pas toujours synonyme de bonheur.

Côté graphisme, le trait de Dillies est beaucoup moins abouti que dans Abélard, et m’a semblé un peu plus brouillon, un peu plus flou, ce qui m’a un peu déçue et déstabilisée… Et pourtant, j’ai aimé cette utilisation de couleurs assez sombres, en parfaite adéquation avec l’univers mélancolique et tristounet de notre petit canard !

Mais malgré tout, Betty Blues reste une très belle lecture pleine de bon sens, de poésie et de sagesse… A découvrir, tout comme son petit cousin Abélard !

 

 

http://img.over-blog.com/409x600/3/23/01/40/Planches-BD2/betty-blues-pl-1.jpg

 

 

Logo BD Mango bleu

Chez Mango

 

 

topbd 2013

 

Top BD de Yaneck : 17/20

 

 

 

Editions Paquet, 78 pages, 2003

Repost 0
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:53

http://www.cadependdesjours.com/wp-content/uploads/2012/06/Autres-Larmes-Couv.jpg

 

D’autres larmes est un recueil de six petites histoires de couples. Des couples qui vivent un drame, des couples qui vivent leur première fois, d’autres qui se mentent, se trahissent, se détestent… Des histoires à longueur variable, des personnages au passé différent. A chacune de ces petites histoires, une chute noire, cynique ou tragique…

 

J’ai découvert cet album grâce au blog de notre Moka qui lui avait donné la jolie note de 16/20. Son avis m’a intriguée et je me demandais vraiment comment l’auteur pouvait nous présenter ces courtes scènes qui mènent les protagonistes à leur perte, à une vie nouvelle, à un basculement. Chose faite ! Cet album présente de manière originale des histoires d’amour qui prennent fin ou qui s’annoncent mal.

Au premier abord, j’ai été assez surprise de découvrir des histoires sans lien en rapport avec les autres et par ces chutes loin d’être joyeuses. J’ai également été surprise de pénétrer aussi vite dans la vie d’un personnage. Cependant, passée cette appréhension, je pense que la force de cette BD réside dans le fait que chaque histoire est singulière tant dans sa chute, que dans sa manière d’être racontée… Ces fins sont souvent inattendues, brutales, et pourtant elles sont réalistes et pourraient être vécues par tous.

J’ai apprécié le trait de l’auteur très changeant d’une histoire à l’autre, tout comme cette utilisation de couleurs variées qui donnent l’impression d’ouvrir à chaque nouvelle histoire un album nouveau, écrit et dessiné par quelqu’un d’autre…

D’autres larmes est une BD douce-amère, intelligente, surprenante, belle est douloureuse à la fois. A découvrir !

 

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 15/20

 

Treize étrange éditions, 160 pages, 2012

 

Repost 0
22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:28

http://www.livraddict.com/covers/0/16/couv53681653.jpgAvoir retrouvé sa femme et son fils dans un groupe d’autres rescapés, Rick prend rapidement la tête de cette troupe. Ancien policier, il semble être le plus apte à diriger et ce choix fait l’unanimité ou presque. Depuis un certain temps, notre protagoniste pense que l’endroit actuel du camp est de moins en moins en sûr. Afin d’éviter une nouvelle attaque, le groupe de survivants prend la route. Sur le chemin, ils trouvent refuge dans ferme isolée d'Herschel... Mais très vite, des tensions naissent entre Rick et Herschel qui ne sont pas d’accord sur la manière de gérer ces attaques de zombies. Excédé par le comportement de Rick, Herschel leur demande de quitter sa ferme…

La troupe repart donc à la conquête d’un territoire plus sécurisé. Ils commencent également à ne plus supporter de vivre ensemble, dans un espace trop confiné. Ils ont tous envie de grandeur et d’intimité. Sur leur chemin, ils tombent sur un immense centre pénitencier qui semble être totalement abandonné. Mais à l’intérieur, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à penser que cet endroit pourrait être parfait… En effet, trois Hommes vivent reclus, à l’abri des zombies… Une cohabitation semble être possible… Enfin presque !

 

http://www.livraddict.com/covers/0/100/couv68493291.jpgAprès une première approche globalement réussie, je continue sur ma lancée Walking Dead, avec une appréciation générale des tomes 2 et 3.

A nouveau, j’ai pris plaisir à lire ces comics totalement éloignés de mon univers… Une véritable pause découverte, faite de sueurs froides et d’aventures ! Mais aussi des points négatifs qui s’accentuent, m’irritent et ne me laissent pas indifférente.

L’enchaînement de ces deux tomes est rapide, beaucoup plus rapide que dans le premier tome… Le lecteur se retrouve confronté à une suite d’aventures bonnes et mauvaises, le tout, à un rythme effréné ! Dans le troisième tome, l’auteur nous propose une pause (très courte) dans cet univers de zombies. Les personnages semblent prendre leur aise, et s’habituer à leur nouveau lieu d’habitation dans ce pénitencier croisé sur leur chemin. Cette pause nous offre l’occasion de découvrir les personnages et de mieux se familiariser avec ceux-ci. Les histoires de chacun sont racontées par intermittence.

En parallèle, le personnage de Rick s’affirme de plus en plus… Et je dois dire que le coco m’a beaucoup agacée et m’a fait rire jaune ! On retrouve des phrases qui sont par moi très stéréotypées séries américaines, avec un manque de réflexion parfois incroyable et une idée de la justice qui fait frémir.

Mais ce calme n’est que de courte durée puisque la violence va crescendo, mais ne concerne plus seulement celle des zombies… Le lecteur est confronté à la violence de l’être humain, et l’auteur ne nous cache pas sa petitesse et ses faiblesses. C’est d’ailleurs cette violence qui m’a parfois énormément choquée et déplu puisque, naïve et pacifiste comme je suis, je ne peux pas concevoir et accepter d’assister à des scènes aussi violentes de justice. Encore une fois, j’ai été agacée par cette utilisation massive d’armes, et notamment par l’apprentissage des enfants malgré un contexte peu stable et peu sécurisé.

Au risque de me répéter, ce que j’apprécie dans cette série, c’est la manière dont les Hommes s’organisent pour survivre, et cette solidarité qui ressort du groupe. Disons que le reste ne m’intéresse pas plus que cela.

 

 

En bref

Des points négatifs qui s’accentuent, mais j’apprécie le thème et la manière dont l’auteur traite de la survie et de l’entraide. Le tome 4 m’attend déjà sur ma PAL, mais je ne sais pas encore si j’arriverais au bout de cette série !

 

Logo BD Mango bleu

Chez Mango

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 14/20

 

Delcourt, 133 et 135 pages (respectivement) 2007

Repost 0
15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 18:12

http://www.livraddict.com/covers/25/25797/couv67694432.jpgDans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d’un empire immense, s’apprête à marier sa fille, Samilia. Mais au jour de son mariage avec le prince de sel, un deuxième prétendant surgit. Il s’agit de Sango Kerim, un orphelin qui a grandi et qui a été élevé avec les enfants de Tsongor. Un lien très fort s’est tissé entre Samilia et le Sango. Si fort même, que Samilia lui a promis sa main d’ici quelques années. Sango Kerim vient donc chercher son dû au monarque qu’il n’a pas vu depuis des années.

Surpris et embêté par cette demande, Tsongor décide de se suicider afin d’éviter la guerre. Mais malgré tout, celle-ci éclate…

 

 

L’an passé, j’ai eu un coup de cœur ultime avec  Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Ecriture envoutante, incomparable et riche, j’ai tout de suite aimé me plonger dans l’univers de l’auteur, plus ou moins proche de la réalité. Après cette expérience, on m’a conseillé de lire La mort du roi Tsongor, considéré comme le second chef d’œuvre de l’auteur ! Loin d’être déçue, je me suis replongée avec délice dans cette écriture et une histoire hors du commun. Un premier titre pour notre challenge Laurent Gaudé Organisé par Un chocolat dans mon roman.

D’une grande originalité et d’une grande sagesse, j’ai aimé cette histoire pour toute la moralité qu’elle peut nous apporter. L’auteur nous dénonce ici l’absurdité de la guerre, la violence et la soif de vengeance qui habite les hommes, sa jalousie et ses coups bas.

Sans pour autant être qualifié de roman classique, on retrouve des allures de tragédies classiques tels que l’Odyssée ou Antigone. Personnages confrontés à des choix dont ils ne sortiront pas indemnes ou bien descriptions de batailles, le lecteur est plongé avec aisance dans un univers bien loin du réel.

D’ailleurs, l’univers développé par l’auteur m’a également fascinée. J’ai apprécié cette immersion dans un territoire imaginaire, inconnu et pourtant très bien décrit. Les descriptions sont très présentes, plus ou moins longues, mais ne m’ont pourtant jamais semblées inutiles ou étouffantes. Le lecteur est face à des détails qui font voyager, rêver, le tout sous des couleurs d’une Afrique lointaine.

Les personnages sont eux-aussi également bien matérialisés, bien détaillés. On prend très vite conscience de leurs différences, et finalement, on finit par s’attacher à chacun de leur trait de caractère. Hommes et Femmes ont d’ailleurs leur rôle à jouer dans cette bataille héroïque ! L’un ne disparait pas au détriment de l’autre, bien au contraire. La force des deux sexes est réellement mise en avant, pas toujours dans des rôles traditionnels. Bien que les personnages soient assez nombreux, chacun apporte sa pierre à l’édifice pour en faire un roman frôlant la perfection.

 

 

En bref

Un nouveau coup de cœur pour ce roman de Laurent Gaudé, frisant lui aussi la perfection. En nous emmenant dans son univers, l’auteur nous fait prendre conscience de la bêtise de l’Homme, des choix qui s’imposent face à chacun.

 

 

« Je n'ai rien voulu, pensait-elle, je n'ai fait qu'accepter ce que l'on m'offrait. Mon père me parlait de Kouame et avant même de le voir je l'ai aimé. Aujourd'hui, mes frères se préparent à une bataille. Personne ne me demande rien. Je suis là. Immobile. Je contemple les collines. Je suis une Tsongor. Il est temps de vouloir. Moi aussi, je livrerai bataille. Ils sont deux à me réclamer comme un dû. Je ne suis due à personne. Il est temps de vouloir. »

 

 

Lecture commune organisée avec les participants du challenge Laurent Gaudé : angelebb, Stefiebo, un chocolat dans mon roman, ...

 

 

defi-Laurent-Gaude

1/4

 

 

Editions Babel, 204 pages, 2005

Repost 0
Published by Marion - dans Romans
commenter cet article
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:00

 

http://img.over-blog.com/216x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/kililana-song.jpgKenya, de nos jours.

Naïm, 11 ans, est un jeune orphelin élevé par sa tante. L’école, ce n’est pas sa tasse de thé. Aussi préfère-t-il errer sur sa petite île toute la journée, au grand dam de son grand frère. D’ailleurs, ce dernier passe ses journées à lui courir après pour l’emmener de force à l’école coranique. Mais rien à faire, Naïm est un petit garçon rapide que rien n’arrête !

Toute la journée, le garçon savoure sa liberté, loin de son frère, loin de l’école coranique et de son dressage. Naïm vit comme un gamin des rues et rencontre, au fil de sa journée, une quantité de personneages hauts en couleurs : du capitaine Günter, à Suzy la prostituée, en passant par le vieux shaman…

 

 

J’ai retenu finalement assez peu de choses concernant l’histoire de cet album… mais qu’importe ! Avec Kililana Song, j’ai voyagé comme jamais, j’ai découvert des paysages, et une richesse de dessins incroyable. Chaque page est une nouvelle invitation au voyage, et nous montre un paysage différent. J’ai apprécié l’utilisation d’aquarelles aux couleurs chaudes qui donnent envie de partir loin de toute la grisaille ! J’ai été subjuguée par ces dessins naïfs permettant de nous raconter une vieille fable africaine. Pour la première fois, j’ai pris plaisir à poser et reposer cette BD rien que pour pouvoir faire durer le plaisir de la rouvrir pour voyager encore un peu. Bref, vous l’aurez compris, j’ai eu un coup de cœur et un coup de foudre pour ce dessin, se rapprochant de très près d’un récit de voyage !

En ce qui concerne l’histoire, je l’ai trouvée agréable, parfois amusante, mais je n’en garderais pas de grands souvenirs… J’ai apprécié de découvrir des dénonciations qui me paraissent être justes au sein de ce cadre paradisiaque. Drogue, prostitution, délinquance, misère, tout y passe et le lecteur n’est pas épargné !  

J’ai aussi été particulièrement intriguée par l’histoire du Shaman défendant son arbre sacré des mains des prometteurs immobiliers… Et comme pour tout le reste de cet album, je me suis demandée où tout cela allait nous mener… A quand la suite ?

 

 

En bref

Une avalanche de couleurs chaudes et un dessin à vous couper le souffle. Voici ce que je retiendrais particulièrement de Kililana Song ! L’histoire, elle, m’a beaucoup moins emballée… Le lecteur avance sans savoir réellement où il va mais les rencontres du jeunes Naïm sont réellement intrigantes. J’attends la suite avec impatience ! 

 

http://2.bp.blogspot.com/-cnV66gfQODQ/T15b_RdnCII/AAAAAAAAB4g/dnpow_NKggc/s320/kililana_song_ext1.jpg

http://2.bp.blogspot.com/-jEqLRAbwN2g/T15cDcIiGyI/AAAAAAAAB4o/T-8edRJnEvM/s320/kililana_song_ext2.jpg

http://3.bp.blogspot.com/-MLnEOj70mZ0/T15cGuo2fzI/AAAAAAAAB4w/dIs2Lq1fb4I/s320/kililana_song_ext3.jpg

 

 

Logo BD Mango bleu

Chez Mango 

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 15/20

 

 

Futuropolis, 128 pages, 2012

Repost 0
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:19

 

http://www.livraddict.com/covers/0/120/couv1113168.jpg

17ème siècle, Delft en Hollande. La jeune et ravissante Griet, 16 ans, est embauchée comme servante dans la maison du peintre Vermeer afin de subvenir aux besoins de sa famille devenue pauvre après que son père ait perdu la vue. La jeune femme s’occupe alors du ménage, ainsi que des six enfants de la famille Vermeer, en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère, les enfants et la gouvernante, chacun très jaloux. Griet a également une autre mission dans la maison : celle de nettoyer l’atelier de son maître qu’elle ne voit que très peu. Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. Il décide alors, dans le dos de sa femme, de donner des tâches supplémentaires à Griet. Mais cette proximité va susciter quelques jalousies…

 

 

Cela faisait plusieurs années que j’avais envie de lire ce livre à la couverture intrigante, mais je dois bien avouer que cette époque ne m’attire pas vraiment (voire même pas du tout).

Je me suis longuement demandé qui était cette jeune femme à l’air rêveur, qui ou que regardait-elle ? La réponse nous est donnée de manière fictive par Tracy Chevalier. Et bien que fictive, j’ai trouvé cette interprétation et cette histoire très réalise, et finalement, très proche de ce que j’imagine être la vie au 17ème siècle. Avec douceur et fluidité, Tracy Chevalier m’a fait pénétrer dans cet univers finalement fascinant du 17ème siècle… L’auteur nous offre de belles descriptions des quartiers de Hollande, ce qui permet d’être complètement immergé dans l’univers proposé. Les mœurs, les coutumes y sont bien décrites et l’auteur ne nous cache pas les conditions de vie parfois déplorables des habitants. Elle n’hésite pas non plus à nous montrer tout le luxe qui afflue à ses côtés. Les thèmes de la religion, du mariage, de la hiérarchie, de l’organisation du travail sont également largement développés et donnent une vision très globale des conditions de vie des Hommes à cette époque.

La manière pudique, retenue, dont l’auteur nous parle des sentiments de Griet envers son maître m’ont réellement surprise, troublée et émue. Il en ressort une beauté des sentiments merveilleuse et pertinente. D’autant plus pertinente que toute cette histoire nous est racontée par Griet, à la première personne du singulier. Avec ce parti-pris, j’ai eu l’impression d’entrer pleinement dans la peau du protagoniste. Quant au personnage de Griet, il m’a plu par sa singularité. C’est une jeune femme qui semble relativement seule, mais qui dispose malgré tout d’une grande force d’esprit et de caractère. Personnage fascinant, j’ai aimé ses traits de caractère, ce personnage un peu secret.

J’ai apprécié également ce roman parce qu’il mobilise tous les sens de son lecteur. Les odeurs de marché, de viande sont redondantes, tout comme les descriptions des tableaux du peintre. Les couleurs sont superbement bien décrites par Griet à son père devenu aveugle. D’ailleurs, au fur et à mesure que je me plongeais dans ce roman, j’allais voir les tableaux, j’allais glaner ci et là des informations concernant le peintre, ce qui m’a permis de prolonger cette lecture agréable, de savoir de quoi voulait parler exactement l’auteur.

Sans longueur, et avec une manière pourtant posée, Tracy Chevalier a réussi le pari d’écrire la vie inventée de Vermeer.

 

 

En bref

Un coup de cœur pour cette lecture magnifique, pleine de sensibilité et de calme…

 

 

Folio, 313 pages, 2000

Repost 0
Published by Marion - dans Romans
commenter cet article
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 18:20

 

 

http://www.cultura.com/ressources/products/1/4/1/7/6/8/1377809.jpgC’est l’été et la chaleur a envahie Dawnhal. La maison Tiffany travailler désormais sur les robes pour le bal d’été, mais à cause des caprices de Bianca, l’atelier est privé d’une couturière, ce qui oblige les autres à travailler d’autant plus. Par ailleurs, l’état de santé d’Elinor ne s’améliore pas. Cette dernière refuse toujours de s’alimenter et est de plus en plus faible. Les médecins préconisent une hospitalisation, mais la maison Tiffany ne peut se passer d’Elinor, seconde de Bianca…

En plus de cela, la mère de Bianca et Abel doit livrer en personnes des robes à Pékin afin d’y effectuer des retouches. Les deux enfants doivent alors gérer la maison seuls pour le bal d’été…

 

 

Souvenez-vous… Il y a quelques billets de cela, je faisais la rencontre de la série Elinor Jones (tomes 1 & 2 ici) que j’avais aimé pour ses décors, pour son histoire… Eh bien voilà la fin d’une aventure ! Aventure qui me laissera un gout amer !

J’avais été habituée à des décors et costumes splendides, à une histoire et à des dialogues bien construits… Et ce dernier tome n’est vraiment pas à la hauteur de mes attentes. Cette fin sonne faux, elle semble bâclée. Les dialogues sont comme creux, vides, avec peu d’importance.

Ajoutons à cela le fait que la couverture dévoile complètement la fin de cette série… On voit Elinor couchée, les yeux fermés, l’air paisible… Autant vous dire qu’on pense tout de suite qu’elle n’a pas survécu à son anorexie. La raison de son problème de santé est d’ailleurs enfin révélée dans ce dernier tome. On apprend qu’Elinor a la phobie de grossir puisque sa mère avait le corps complètement déformé à cause de ses multiples grossesses. Il était temps de comprendre, de savoir, mais tout ceci n’est abordé que très succinctement… A peine deux ou trois répliques suffisent pour apporter un élément de réponse. Très franchement, je pense qu’il aurait été nécessaire de consacrer un peu plus de temps à l’anorexie, élément assez central dans l’histoire et notamment dans ce dernier tome.

Les robes, surreprésentées dans les précédents tomes, ne sont ici que très peu visibles, c’est-à-dire tout juste deux ou trois planches… Là encore, c’est dommage puisque le peu que j’ai pu apercevoir étaient magnifiques, vives, pleines de couleurs et de vie…

Néanmoins, je garderai un bon souvenir des dessins de la série. Très girly, certes, mais bien fini, avec des couleurs franches, des décors, des costumes et des paysages à vous couper le souffle.

 

 

 

En bref

Une légère déception avec ce dernier tome qui aurait dû, à mon avis, être un peu plus détaillé… Un ou deux tomes supplémentaires auraient été agréables pour mieux comprendre le personnage d’Elinor Jones…  

 

 

 

http://soleilprod.com/images/upload/albums/2524_p1.jpg

http://soleilprod.com/images/upload/albums/2524_p2.jpg

http://soleilprod.com/images/upload/albums/2524_p3.jpg

 

 

Logo BD Mango bleu

Chez Mango

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 13/20

 

logochallenge3

8/7

 

 

 

Editions Soleil (Blackberry), 48 pages, 2012

Repost 0
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 20:55

 

http://www.livraddict.com/covers/95/95926/couv8647790.jpgParis : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard...

Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.

L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale. Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous…

 

Une couverture intrigante et un résumé qui m’a fait très, très envie… J’ai sauté le pas du roman policier pour entrer dans L’heure des fous, un roman atypique, hybride. Au-delà d’une simple enquête policière l’auteur cherche à nous faire prendre conscience de l’ampleur parfois néfaste des grandes institutions et des médias et dénonce les problèmes de chômage et de misère croissant. La réflexion est intéressante, mais concerne, je pense, un lecteur averti, très averti. J’avoue m’être parfois avoir un peu perdu le fil du raisonnement et j’ai eu tendance à survoler ces passages un peu trop complexes. C’est dommage parce que je pense que tout ceci aurait pu vraiment m’intéresser…

Malgré cela, j’ai aimé ce roman moderne, contemporain dans lequel on retrouve de multiples références à des séries, des films, des évènements populaires (de la série Lost, en passant par les sudokus et les flash-mob)… Les personnages sont sympathiques, bien qu’un poil stéréotypés. On trouve le « grand baraqué », un peu simplet d’esprit, le commissaire qui ne ménage pas ses stagiaires, la grande blonde qui fait tourner la tête de tous les Hommes. Mais j’ai souri et ri en tournant les pages, parce que ces traits de caractère ont un côté amusant et rassurant.

L’enquête est aussi bien ficelée, pleine de suspens, d’humour… Le problème est qu’on oublie aussi très vite le côté fictionnel du roman, ce qui est vraiment perturbant. Il faut dire aussi que Nicolas Lebel intègre beaucoup de descriptions qui entraînent très vite le lecteur à la conquête de Paris, dans sa beauté comme dans sa misère. Ce dernier a par ailleurs une écriture fluide, naturelle, qui m’a beaucoup plu. J’ai aimé également ces chapitres globalement courts, qui alternent la vie personnelle d’un personnage et la suite de l’enquête.

Les multiples références aux Misérables m’ont vraiment passionnée, et j’ai eu envie d’ouvrir ce livre pour la première fois (inculte que je suis…).

J’en profite pour remercier les éditions Marabout pour l’envoie de ce roman.

 

 

En bref

Avec son premier roman, l’auteur nous entraîne au cœur de Paris pour y faire de sombres découvertes. Malgré quelques points négatifs, ce roman est à la fois bien écrit, bien ficelé, et captivant. 

 

 

Editions Marabout, 380 pages, 2013

Repost 0
3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:00

 

http://img.over-blog.com/212x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/Un-leger-bruit-dans-le-moteur.jpgDans un petit village reculé, dans lequel les voitures et le facteur ne passent que très rarement, quelques familles vivent recluses sans le moindre contact avec le monde extérieur. Il y a bien un unique chemin qui mène à la « ville », mais les habitants n’y vont jamais. A l’intérieur de ce village, une série de meurtres est perpétrée. L’auteur de ces crimes est un petit garçon d’une dizaine d’année dont on ne connait pas le prénom. Après une brève présentation des villageois, faite par ce dernier, il va nous exposer son plan pour les tuer un à un. D’une simple idée dessinée sur un bout de papier, l’enfant va passer à l’action et va nous montrer comment il commet ces meurtres de sang-froid…

 

 

J’ai lu Un léger bruit dans le moteur la veille de mon bénévolat aux Quais du polar… Et je peux vous assurer que cette BD m’a mise dans l’ambiance (d’ailleurs, j’ai vu Monsieur Munoz qui fait de chouettes dédicaces !).

Une seule page a été tournée pour qu’une immense frayeur m’envahisse sans que je puisse pour autant lâcher cet album. Captivant et réellement terrifiant, cet album convient à un public averti, très averti et ce, malgré un dessin assez rond et enfantin. J’ai d’ailleurs réellement apprécié le trait de Jonathan Munoz (je crois même qu’il a été pour moi une vraie révélation). Le noir et blanc, ces tons bleutés, cette atmosphère sombre apportent un réel dynamisme au scénario. L’ambiance est angoissante, cauchemardesque, tout comme notre petit protagoniste. J’ai réellement apprécié cet album pour ce dessin, essentiellement.

L’histoire nous est racontée par ce petit gamin qui commet des meurtres à tour de bras, de manière complètement neutre, sans éprouver aucune émotion, aucune terreur… On entre très simplement dans la tête de l’enfant puisque c’est son vocabulaire à lui qui est utilisé, avec ses fautes de langage, d’orthographe… Malgré tout, le scénario est relativement bien fait puisque j’ai tendance à m’ennuyer lorsque le narrateur est un enfant, utilisant son propre langage… Or, là, je ne me suis pas lassée de ce vocabulaire. Je pense même qu’il est relativement nécessaire, puisqu’il apporte une certaine « légèreté » à l’histoire.

Cependant, cette histoire m’a dérangée et j’espère vite l’oublier (c’est tout à fait le genre de récit qui pourrait m’empêcher de dormir pendant trois mois). Au sein de ce village, qui d’apparence paraît si tranquille, toutes les dérives de l’homme sont mis en lumière : l’inceste, le viol, le racisme, la violence, la misère, le chômage, l’immoralité… Tout autant de thèmes qui nous montre que ce monde est sans issue, que forcément, une telle atmosphère ne peut conduire qu’à des enfants dégénérés. Et puis… Je me suis demandé « pourquoi ».Pourquoi ces gens vivent-ils reclus ? Pourquoi ne vont-ils jamais en ville ? Pourquoi ce gamin est-il devenu un tel monstre ? La réponse ne nous est que partiellement donnée… En tous cas, pour moi, elle est insuffisante. Finalement, je suis ressortie de cette lecture mal à l’aise, douteuse et dubitative avec l’impression que cette fin n’en est pas une, avec l’envie d’avoir une réponse claire, nette et précise. Je n’ai pas pu prendre cette lecture au second degré. J’ai subi cette violence sans pouvoir en rire, sans pouvoir me dire que tout ceci n’était qu’une vaste plaisanterie.

 

 

En bref

Malgré un dessin qui m’a laissé sans voix, je n’ai pas su apprécier cette histoire à sa juste valeur. La violence m’a sauté au visage, m’a fait froid dans le dos. Pour moi, ce sera une lecture à oublier… 

 

 

 

http://img.over-blog.com/500x707/3/23/01/40/Planches-BD2/Un-leger-bruit_2.jpg

 

 

Logo BD Mango bleu

Chez Mango

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 11/20

 

 

logochallenge3

7/7

 

 

Editions Physalis, 120 pages, 2012

Repost 0

Présentation

  • : Les lectures de Marion
  • Les lectures de Marion
  • : Parce que la lecture est une passion qui se partage, il me fallait un univers bien à moi. Des livres, des Bandes dessinées, de jolies découvertes et quelques déceptions. Bienvenus dans la bibliothèque de Marion.
  • Contact

En ce moment, je lis...

http://4.bp.blogspot.com/-VUXAB70YlT0/Ua1z_9yrdUI/AAAAAAAAEZ0/u10YcLsy99E/s1600/la+liste+de+mes+envies.jpg

 

http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Couv_165734.jpg

 

Rechercher

Rubriques

BD

 

blabla.png

 

rentree.png

 

logochallenge3-copie-1.png

 

logorl2013

 

movies.png

 

Romans.png

 

swap.png

 

tag.png

Je suis aussi sur...

http://lecran.org/wp-content/uploads/2011/12/facebook-logo.png

 

logo liv

 

http://img.hellocoton.fr/fr/logo.gif