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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:53

 

http://www.livraddict.com/covers/75/75367/couv57846031.jpgRaphaël et Sophia vivent ensemble et donnent l'impression d'un couple heureux. Mais ceci n'est qu'apparence. Raphaël ne s'épanouit pas pleinement dans cette relation.

Quelques jours avant de souffler sa quarantième bougie, Sophia organise une petite fête surprise. Tous ses amis sont présents, mais Raphaël éprouve le besoin de se confier à son meilleur ami à propos de sa relation dans laquelle il se sent perdu. Au moment d'ouvrir ses cadeaux, Sophia lui offre une mystérieuse enveloppe qu'elle a reçue quelques jours plus tôt par la poste. A l'intérieur se trouve une VHS ainsi qu'un numéro de téléphone. En visionnant la VHS, Raphaël replonge dans son passé. Il y a vingt ans, ils s'étaient promis avec Marie que quoiqu'il arrive, ils passeraient leur nuit de leur quarante ans à Rome.

Marie, c'est le premier amour de Raphaël, celle qu'il a aimé, mais qui l'a aussi fait terriblement souffrir pendant des années... Tiraillé entre l'envie de revoir son premier amour et l'idée de perdre sa compagne actuelle, Raphaël hésite... Prendre la décision de revoir Marie serait si puérile...

 

 

Découverte par hasard sur les rayons de ma bibliothèque, j'ai tout de suite été attirée par cette couverture que j'ai jugée à la fois splendide et aguicheuse... Sur un thème assez contemporain, et finalement réaliste, l'auteur et scénariste nous fait prendre conscience des méandres et méfaits de l'amour, le grand amour. L'amour qu'on ne vit que très rarement, mais aussi l'amour qui blesse, qui fait mal.

En voyageant entre la France et Rome, on entre petit à petit dans l'histoire, dans l'intimité des deux personnages qui semblent intemporels, infiniment liés par leur passé commun. Au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on est pris dans cette atmosphère étouffante et pleine de doutes dans laquelle Raphaël se demande qu'elle est la meilleure des solutions, quelle décision il convient de prendre. En parallèle, on assiste à la fin insouciante et simple que mène Marie. Ainsi, le personnage de Raphaël m'a beaucoup touché pour sa sensibilité, pour ses questionnements et ses doutes. Personnage paumé, mais qui semble très réel, il est celui que l'on a envie de rendre sous son aile, de protéger indéfiniment. Les questions qu'il pose à son meilleur ami sont d'ailleurs intéressantes. On découvre qu'il est pris d'adoration pour son meilleur ami, qu'il envie cette situation de plénitude avec sa femme. Cependant, Raphaël lui-même ne sait comment parvenir à un tel état de transcendance. 

L'histoire m'a plu, donc, tout comme les dessins de Jim. Simples de première apparence, ils sont en fait plein de détails qui donnent un cadre très réaliste à l'ambiance. Les couleurs sont biens choisies, le train est fin, bien fini. Le second tome de cet album, je le lirais, c'est sûr.

 

 

En bref

Avec simplicité, Jim nous fait part de la complexité de l'amour. L'histoire est intrigante, prenante. Une belle découverte.

 

 

http://i48.servimg.com/u/f48/15/58/77/55/planch10.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Editions Baboo (Grand Angle), 94 pages, 2012

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 14:14

 

http://www.livraddict.com/covers/65/65754/couv75387224.jpgFerdinand vit seul dans sa grande ferme depuis que sa femme Henriette est décédée et que ses deux fils ont quitté la maison familiale.

En revenant du bourg, il croise un chien errant sur la route qui appartient à sa voisine Marceline. En lui ramenant son animal de compagnie, Ferdinand constate la vie particulièrement difficile et rudimentaire que mène la vieille femme. En effet, le confort est plus que sommaire et l’eau s’infiltre par le toit de sa maison. Alors que la tempête s’annonce, Ferdinand décide de proposer à Marceline de venir vivre dans sa ferme, le temps qu’elle puisse payer les réparations. Bien que gênée, Marceline accepte.

Petit à petit, Ferdinand et Marceline se rendent compte que beaucoup de gens autour d’eux sont dans le besoin, souffrent de la solitude. Ils proposent alors à Guy, puis aux deux petits jeunes, puis aux sœurs Lumière de venir habiter avec eux… Ainsi se crée solidarvioc…

 

 

Se plonger dans la lecture de ce roman, c’est comme se glisser sous une couette chaude, c’est comme entrer dans un endroit dans lequel on se sent bien, en sécurité. C’est un livre doux, qui réchauffe le cœur, qui donne envie de voir la vie différemment, qui nous fait croire et espérer qu’il peut exister encore aujourd’hui un soupçon de solidarité. L’auteure nous délivre une jolie leçon de moral, d’optimisme… On peut dire qu’il s’agit d’une belle découverte d’auteure, mais aussi d’un petit coup de cœur…

Plusieurs fois croisé sur différents blogs, Et puis, Paulette... était un livre qui me tentait énormément… Alors lorsque j’ai vu que Barbara Constantine était présent à la fête du livre de Saint Etienne, j’ai craqué, pour ce livre et puis pour Tom, petit Tom, tout petit Homme, Tom

L’histoire de Ferdinand, de Marceline et les autres m’a terriblement touchée… Avec simplicité, fraîcheur et optimisme l’auteure nous propose une jolie vision sur les relations intergénérationnelles. Et puis, Paulette... m’a fait sourire, m’a ému aux larmes, m’a donner une belle leçon de vie. Je me suis attachée aux personnages, à leur petit caractère et à leurs différences. Chaque personnage apporte un petit plus à l’histoire, une nouvelle aide de quelque sorte qu’elle soit. Tout semble très réel, très proche de la réalité, ce qui accentue énormément la beauté de ce roman. C’est un peu utopique, parfois candide, mais on peut s’empêcher de penser que ce livre est beau, simplement. Et puis, j’ai apprécié l’écriture de l’auteure : simple, fluide, délicate…

 

 

En bref

Et puis, Paulette... est une très belle lecture tant pour l’histoire merveilleuse qui nous est racontée que pour l’écriture tout en douceur de Barbara Constantine. A savourer…

 

 

« Hortense est très excitée, elle veut apprendre à surfer sur le oueb ! Cliquer sur le dos d’une souris ! Se mettre de profil sur fesse bouc ! »

 

 

Calmann-Levy, 306 pages, 2012

 

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Published by Marion - dans Romans
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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 14:55

http://www.priceminister.com/blog/wp-content/uploads/2013/01/Header_LP_BDb.jpg

 

 

PriceMinister nous gâte à nouveau à l'occasion du Festival de la bande dessinée d'Angoulême...

Le principe est le même que pour les matchs de la rentrée littéraire : une BD contre une critique... Les titres en jeu sont toutes les BD de la Sélection officielle du Festival d‘Angoulême, soit les suivantes :

 * Aâma T2, La multitude invisible de Frederik Peeters

 * Alix Senator T1, Les aigles de sang de Thierry Démarez et Valérie MANGIN

 * Automne de Jon McNaught

 * Big Questions de Anders Nilsen

 * Daytripper : au jour le jour de Gabriel Bà et Fabio Moon

 * Demain, demain de Laurent Maffre

 * L’Enfance d’Alan d'Emmanuel Guibert

 * Fables T16, La grande alliance de Tony Akins, Russel Braun, Mark Buckingham, Matthew Sturges et Bill Willingham

 * Les Folies Bergère de Francis Porcel et Zidrou

 * La grande odalisque de Ruppert & Mulot et Bastien Vivès

 * Heureux qui comme de Nicolas Presl

 * Hors-zone de Blexbolex

 * I am a hero de Kengo Hanazawa

 * Lorna : heaven is here de Brüno

 * Moi, René Tardi, prisonnier du Stalag II B de Jacques Tardi

 * Monsieur Strip de Toma Bletner et Yassine

 * Le Nao de Brown de Glyn Dillon

 * Orbital T5, Justice de Serge Pellé et Sylvain Runberg

 * L’or et le sang T3, Les princes du Djebel de Fabien BEDOUEL, Merwan CHABANE, Maurin DEFRANCE et Fabien NURY

 * Ovnis à Lahti de Marko Turunen

 * Pablo T2, Apollinaire de Julie Birmant et Clément Oubrerie

 * Paolo Pinocchio de Lucas Varela

 * Personne ne me fera de mal de Giacomo Monti

 * Quai d’Orsay T2, Chroniques diplomatiques de Christophe Blain d'Abel Lanzac

 * La ruche de Charles Burns

 * Le Singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau

 * Soil T11 d'Atsushi Kaneko

 * Le Temps est proche de Christopher Hittinger

 * Thermae Romae T4 de Mari Yamakazi

 * Tu mourras moins bête T2, Quoi de neuf, Docteur Moustache ? de Marion Montaigne

 * Vingt-trois prostituées de Chester Brown

 * Walking Dead T16 , Un vaste monde de Charlie Adlard et Robert Kirkman

 

Comment participer?

Sélectionnez l’oeuvre dont vous voulez faire la critique, et confirmez votre participation à l’adresse suivante contact.blogs@priceminister.com avant le 15 février 2013. Précisez vos coordonnées postales.

Rédigez votre article et informez PriceMinister de l’url de l’article sur votre blog.

Vous pouvez inviter un ami blogueur à participer à l’opération, et ainsi gagner une BD supplémentaire, votre filleul doit pour ce faire préciser que vous le parrainez lors de l’annonce de sa participation à l’organisateur (si quelqu'un veut faire de moi sa marraine... Vous pouvez me contacter via le formulaire de contact situé en haut à droite!)

L’événement prendra fin le 15 mars 2013.

 

Plus d'informations par ici...

 

 

Pour ma part, je choisis la BD Le Singe de Hartlepool de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau.

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Published by Marion - dans Blabla & bazar
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:31

 

http://www.livraddict.com/covers/49/49085/couv25458540.jpgAbélard est un petit canard naïf et gentil. Depuis toujours, il habite au Marais, un endroit habité par des hommes avec lesquels il partage parties de cartes et journées de pêche. Chaque jour, son chapeau lui propose un petit proverbe qui l’aide à prendre des décisions, à voir la vie d’une certaine manière. La vie de notre héros est paisible, mais il se demande quand même à quoi ressemble le monde, lui qui n’a jamais voyagé.

Un jour, un groupe de quatre jeunes, venus passer le week-end, débarquent au Marais et bouleverse les habitudes des habitants. Parmi eux, il y a Epilie, une femme envoûtante qui fait chavirer le cœur d’Abélard. Les membres du groupe préviennent Abélard : Epilie n’est pas une fille facile. Pour obtenir son cœur, Abélard devra lui offrir la Lune, ou au moins un bouquet d’étoiles… Après avoir appris que les américains avaient inventé des engins capables d’envoyer les Hommes sur la Lune, et après avoir lu une petite maxime l’incitant à découvrir le monde, Abélard prend la décision de quitter le Marais pour aller en Amérique…

 

 

La chronique que nous avait concocté Moka m’a immédiatement interpelée et je ressors de cette lecture enchantée… Cet album est assez loin de ce que j’ai pu lire à présent, mais ce changement de perspective m’a énormément plu.  J’ai tout de suite apprécié le petit personnage d’Abélard, naïf, altruiste, conciliant, à l’écoute des autres. Personnage touchant et émouvant, il m’a tout de suite fait chavirer, et je dois même ajouter que j’ai eu un véritable coup de foudre pour notre petit héros. Abélard part à la rencontre du monde et découvre ses noirceurs, ses travers, la bêtise des Hommes. Il pensait que les Hommes l’aideraient, seraient conciliant, mais la réalité est tout autre. Sous ses allures de fable légère, on découvre que l’objectif de l’auteur n’est pas de nous raconter une mignonne petite histoire, mais plutôt de pointer du doigt l’intolérance et la souffrance qu’impose l’amour. L’objectif est respecté, mais il est aussi terriblement bien réalisé : l’auteur arrive à aborder des thèmes complexes mais ne tombe jamais dans la lourdeur ou le pathos qui aurait pourtant pu être très prégnant dans l’histoire.

Les dessins m’ont, au premier abord surprise. Je n’avais jamais lu d’albums qui ont pour personnage principal des animaux. Cependant, la magie tout de même a opéré… J’ai été happée par ces couleurs sombres à pastels qui dépeignent assez bien les propos de l’auteur.

 

 

 

En bref

Un premier tome très prometteur, un coup de foudre pour cet album qui semble être au premier abord un mignon petit conte, mais qui, en vérité, soulève des thèmes bien difficiles… A découvrir !

 

 

http://blogs.courrier-picard.fr/bulles-picardes/files/2011/07/abelard-planche.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

Dargaud, 64 pages, 2011

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:04

 

http://www.livraddict.com/covers/64/64250/couv64112851.gifUne jeune femme reprend ses esprits, un soir sur un banc dans Paris. Elle ne souvient plus de rien : ni de son nom, ni de son passé, ni de ce qu’elle a fait la veille. Elle se rend compte qu’elle a pleuré, mais elle ne  sait pas pourquoi… A côté d’elle, elle trouve un sac contenant des clefs et un papier avec un nom, un prénom et une adresse. Ce sac, c’est celui d’une certaine Eloïse Pinson. Elle suppose qu’il pourrait être le sien et décide de se rendre à l’adresse indiquée. Arrivée dans l’appartement, elle ne reconnaît rien. Pensant que les médecins vont la prendre pour une folle, elle décide de se débrouiller seule afin découvrir son identité…

 

 

Il y a quelque temps, je découvrais Pénélope Bagieu et son Cadavre Exquis que j’avais beaucoup aimé. Du coup, j’ai eu envie de découvrir tout l’univers de la dessinatrice. La Page Blanche me faisait envie, mais je n’ai jamais eu l’occasion de la lire pour autant… Et puis ce matin, miracle ! En me promenant dans la petite médiathèque de mon village, j’ai pu trouver un nombre de Bandes-Dessinées impressionnantes et alléchantes dont celle-ci…

D’une manière générale j’ai apprécié cette lecture… Seulement voilà, j’ai juste passé un moment agréable et je ne pense pas que j’en garderais un souvenir de grande envergure…

Même si La page blanche est un album assez épais je l’ai lu d’une traite car il s’avère être, au final, très prenant. J’ai eu tout de suite envie de comprendre ce qu’il arrivait à Eloïse et ainsi, il m’a été impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé…

L'album traite de la mémoire, de l’identité, de la manière dont on peut se reconstruire après une amnésie. L’histoire peut s’avérer être un peu banale, puisque c’est déjà le second livre que je lis dont le thème est la perte de mémoire, cependant, j’ai trouvé cet album assez original et ponctué de notes rigolotes qui ont rendu la lecture d’autant plus agréable… J’ai apprécié la manière dont Eloïse mène l’enquête, fouille dans son passé, cherche des indices sur elle-même, sur sa famille, sur sa vie. Finalement, la protagoniste se pose beaucoup de questions qui la rendent touchante, familière. Les questions qu’elle se pose sont légitimes, recherchées, et la manière dont elle mène son enquête est très réaliste. Ses divagations, ses hypothèses m’ont fait rire et on rendu ma lecture encore plus joyeuse.

J’ai aimé les dessins, les couleurs flash, joyeuses et plutôt « girly » qui sont utilisées. Il s’agit d’une Bande-Dessinée comme je les aime, puisqu’elle regorge d’une multitude de détails qui rendent l’histoire très réaliste… bref, jusque-là, tout aurait pu être parfait (ou presque)… Jusqu’au dénouement que j’ai trouvé très brusque, peut-être un peu bâclé. En fait, en ouvrant l’album, je pensais avoir une réponse franche sur la raison pour laquelle Eloïse souffre d’amnésie… Et puis non, il n’y a rien de tout cela… C’est une fin qui amène encore plus de questions qu’au départ, et finalement… Je suis restée horriblement sur ma faim. J’en suis même arrivée à me demander s’il n’y allait pas y avoir une suite… Bref, tout le plaisir de la lecture est brusquement retombé, raison pour laquelle je ne pense pas garder un très bon souvenir de cette lecture…

 

 

En bref

Même si d’apparence on pourrait croire qu’il s’agit d’une Bande-Dessinée légère et rafraichissante, Boulet et Pénélope Bagieu soulèvent des thèmes délicats concernant la cherche de soi. L’histoire est agréable, bien menée, tout comme son personnage central. Cependant, la fin arrive brusquement et me laissera un souvenir assez mitigé.

 

 

http://www.lirado.com/images/livres/pageblanche2.jpg

 

http://3.bp.blogspot.com/-k6_aCdD9DyU/TyUYm_SvSWI/AAAAAAAABGk/GQatc4udDsw/s1600/page+blanche+image+2.jpg

 

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Editions Delcourt, 201 pages, 2012

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:23

 

http://www.livraddict.com/covers/85/85727/couv41112953.jpgA 26 ans, Marcus Goldman est un jeune écrivain à succès. Son premier livre a connu un immense triomphe dans toute l’Amérique. Mais après deux années passées sans rien écrire, Marcus est confronté à la terrible angoisse de la page blanche alors qu’il doit remettre son livre à son éditeur d’ici quelques mois… 

Paniqué, angoissé, il décide alors de rejoindre son vieil ami et ancien professeur d’université Harry Quebert, lui-même grand écrivain à succès et certainement l’un des plus reconnu du XXe siècle. Harry, c’est l’Homme qui a tout appris à Marcus sur l’écriture. Il lui a donné 31 conseils qu’il juge infaillibles pour devenir un grand écrivain. Harry dispose d’une belle maison au bord de la mer à Aurora, maison dans laquelle il a écrit « Les origines du mal », l’un des livres les plus lus et les plus vendus en Amérique. Le cadre semble propice à Marcus pour écrire son nouveau roman. Mais là encore, rien ne vient… Un jour, il se retrouve seul dans la maison de son vieil ami et cherche à comprendre comment celui-ci a pu trouver l’inspiration, comment il a fait pour écrire SON grand roman, comment il a pu devenir l’un des auteurs les plus lus d’Amérique… Il tombe alors sur une boîte contenant des articles et des photos de Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, disparue il y a près de 33 ans sans qu’on n’ait jamais retrouvé sa trace… Intrigué, Marcus demande des explications à son ami, mais celui-ci le laissera dans l’ignorance. 

Jugeant que ce séjour à Aurora n’a pas été la solution à son problème, Marcus rentre à New York, désespéré. Quelques semaines plus tard,  alors que Marcus tente de tenir tête à son éditeur qui le menace de poursuites judiciaires pour ne pas avoir livré son roman, il reçoit un appel d’Harry, l’air atterré. En effet, alors qu’il faisait planter des hortensias dans son jardin, les ouvriers ont trouvé la présence d’ossements. Après vérifications, il s’avère que ces os sont ceux de la jeune Nola Kellergan. Harry est ainsi immédiatement accusé d’avoir assassiné la jeune fille, d’autant plus qu’on découvre avec le corps un sac contenant le manuscrit des « Origines du mal ». Harry avoue avoir eu une liaison avec la jeune femme durant l’été 1975, mais jure ne pas l’avoir tuée. Marcus, convaincu de l’innocence de son ami, quitte tout et part enquêter sur l’affaire Harry Quebert à Aurora.

De rebondissements en rebondissements, Marcus Goldman réussira-t-il à découvrir ce qu’il s’est passé en août 1975 ? 

 

 

Attirée par le bandeau rouge « Prix Goncourt des lycéens », j’ai découvert un livre dont je ne connaissais pas l’existence… Le résumé proposé m’a tout de suite donné envie d’en savoir plus… Bref, j’ai craqué très, très vite…

J’ai adoré ce roman, vraiment. Dès les premières pages, j’ai compris que j’allais l’aimer… J’ai aussi vite vu son caractère hypnotique qui ne donne plus envie de le lâcher. Ce livre est rempli de rebondissements qui font qu’on n’a tout simplement pas envie de le quitter sans avoir connu la fin. Chaque nouvelle page nous donne une multitude d’informations qui font avancer  Marcus dans son enquête et chaque nouvelle page nous apprend une nouvelle encore plus terrifiante que les précédentes. J’ai trouvé l’histoire très, très bien menée. En effet, on assiste à une sorte de roman dans le roman qui donne un effet très réel à tout cela. D’ailleurs, j’en suis parfois venue à me demander où finissait la réalité dans ce livre.

L’écriture de l’auteur est simple, peut-être même trop simple. C’est peut-être l’un des points qui m’a le plus gêné dans ce roman. Les dialogues concernant l’amour sont parfois creux. On assiste ainsi à un déballage de « Nola Chérie » ou « Harry chéri » qui m’ont un peu fait sourire et qui m’ont aussi fait grincer des dents… D’ailleurs, j’ai trouvé le personnage de Nola assez caricaturé : elle est souvent décrite comme une jeune fille naïve, insouciante. Ses gestes m’ont parfois agacée. Durant notre lecture, l’auteur nous invite à lire des extraits des « Origines du mal » écrit par Harry Quebert, grand roman que l’Amérique n’est jamais connu durant le XXe siècle, et pourtant, j’ai trouvé l’écriture très simple, très fade… Bref, je ne trouve pas que l’écriture soit vraiment le point fort de ce roman.

Les personnages sont nombreux, mais il n’est pas difficile de s’y retrouver, ce qui est, je pense une grande force de ce roman. A chaque nouveau chapitre, on en apprend un peu plus sur le passé de chacun d’entre eux, sur leur vision d’Harry, de Nola. Et puis, sans que l’on s’en rende compte, chacun des personnages apporte quelque chose d’essentiel à l’histoire, et ainsi, chacun devient à son tour un protagoniste potentiel, un suspect potentiel.

La fin m’a complètement sidérée, surprise. Bien sûr, tout au long de ma lecture, je faisais mes propres hypothèses, pensant que le tueur de Nola était untel ou untel, mais jamais je ne me serais attendue à quelque chose de ce genre, à une fin aussi surprenante (et saugrenue). Il faut dire que Joël Dicker a un don pour brouiller les pistes, pour aller de rebondissements en rebondissements.

J’ai apprécié les multiples réflexions que suscite ce livre. Le lecteur est amené à réfléchir sur la littérature, sur les médias, sur l’écriture. On en apprend beaucoup sur le monde de l’édition, sur la manière dont les auteurs peuvent nous manipuler en faisant écrire leur livre par d’autres. Les 31 conseils d’Harry m’ont fait réfléchir sur la manière dont on devient écrivain, sur la manière dont se passe le moment de l’écriture… Au-delà d’un simple roman, on trouve de véritables pistes de réflexion sur le monde d’aujourd’hui.

 

 

En bref

Même si l’écriture de ce roman ne m’a pas transcendée, j’ai passé un très, très bon moment de lecture avec ce roman. Les personnages sont biens brossés, l’histoire m’a hypnotisée, le récit est bien dressé… La vérité sur l’affaire Harry Quebert est un livre que je conseillerais sans hésitation !

 

 

 

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé »

(C’est le cas !)

 

 

 

 

Editions l'âge d'hommes, 665 pages, 2012

 

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:20

 

http://www.livraddict.com/covers/6/6627/couv49216435.jpgPar un matin d’hiver, Elinor Jones, couturière talentueuse, débarque dans la demeure Tiffany. La demeure Tiffany est une prestigieuse maison de couture anglaise à qui on prédit un avenir de renommée mondiale. Au sein de cette institution, on y crée des robes sur mesure pour les Lady les plus fortunées d’Angleterre. A la tête de l’atelier, on trouve Miss Bianca Tiffany, une très jeune couturière qui semble très, très talentueuse et à qui on promet un avenir radieux. En effet, c’est elle qui dessine toute la collection, malgré son très jeune âge.

Elinor est très vite plongée dans le bain. Il faut faire vite, très vite car le bal d’hiver des Tiffany se rapproche à grands pas et il ne faut pas perdre de temps. Tout doit être parfait ! Et pour cause : ce bal est l’une des soirées mondaines les plus importantes de l’Angleterre ! Elinor va devoir faire ses preuves rapidement. Miss Bianca lui propose alors de s’occuper de la robe de la veuve Bethania. Habituée à portée du noir seulement, Miss Bianca cherche à se venger du talent de sa nouvelle couturière et l’induit sur une mauvaise piste… Elinor aura-t-elle assez de force et de volonté pour poursuivre ses missions au sein de la demeure Tiffany ?

 

 

Cette BD est une nouvelle lecture pour le club de lecture que nous avons formé. Pour la prochaine rencontre, le thème est : « l’Angleterre victorienne ». A chaque nouveau rendez-vous, nous avons le choix entre cinq livres et une BD. C’est donc par hasard que je suis tombée sur la route d’Elinor Jones… Mais c’est une très belle découverte.

Je pense que j’aurais pu passer très certainement à côté de cette Bande-Dessinée sans le club. Je dois bien l’avouer, j’ai trouvé les personnages très peu à mon goût… Les visages sont assez carrés, très loin de la réalité, pauvres en détails… Pour moi, ces dessins font trop manga et pour cette raison, c’est le genre de livre que j’aurais pu repousser, sans même l’avoir feuilleté… Cependant, les dessins généraux (les décors, les costumes, les paysages, …) sont réellement magnifiques. On y trouve beaucoup de détails, des couleurs lumineuses, vives qui attirent de manière attractive l’œil du lecteur… Et bien sûr, puisque le thème général de cette Bande-Dessinée c’est la couture, j’ai trouvé les robes somptueuses, très bien représentées, riches en détails, en couleurs… Bref elles sont magnifiques ! J’avoue que oui, j’ai bavé devant et j’ai eu très envie de porter moi aussi des robes comme celles-ci. Bref, les dessins d’Aurore ont su m’enchanter, même si, au premier abord, ce n’était pas gagné !

J’ai beaucoup aimé l’histoire qui nous est proposée et d’ailleurs dès ma lecture terminée, j’ai réservé les autres tomes à la bibliothèque. En fait, ce premier tome propose essentiellement une mise en place du décor, une présentation des personnages. Il se centre essentiellement sur la vie difficile et fatigante des couturières au sein de la demeure Tiffany. Du coup, je suis un peu restée sur ma faim… J’ai envie de voir comment cette histoire va continuer, va prendre forme.

Le personnage d’Elinor Jones a su attirer pleinement mon attention. Sous ses airs de femme douce, se cache une forte tête qui saura, dès la fin du premier tome, se faire remarquer par son supérieur. On voit qu’elle a également du mal à supporter le rythme de la demeure Tiffany… Et pour cause, Elinor Jones semble avoir quelques problèmes avec la nourriture…

 

 

En bref

Un début très, très prometteur qui m’a amené à réserver de suite les autres tomes de cette série ! Même si les dessins des personnages ne m’ont pas franchement enchantée, j’ai trouvé les décors, les robes, les paysages magnifiques… J’ai hâte de voir quelle tournure prendra le second tome ! 

 

 

http://www.bedetheque.com/Planches/elinorjones01p_104162.jpg

 

http://auroreblackcat.free.fr/blog/images/eli41.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

 

Editions Soleil (Blackberry), 48 pages, 2010

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:44

SAM 1343

(Oui bon, l'image n'a rien à voir...)


J'ai été taguée par Anarésume... Un petit tag sur mes mobres qie j'apprécie beaucoup...

 

 

1. Es-tu une acheteuse compulsive de livres?

Je pense que oui... J'ai beaucoup de mal à résister à l'appel d'une belle couverture, d'une quatrième de couverture aguicheuse... D'ailleurs ma PAL augmente à une vitesse folle et ne descend que très rarement.


2. À quelle fréquence achètes-tu des livres ?

Je n'achète pas mes livres de manière très régulière... Il y a des mois où j'ai moins le temps de lire, d'aller en librairie, et du coup j'achète peu moins voire pas du tout... Par contre, il y a certains mois où je rattrappe le temps perdu, et là, je n'ai aucune limite...


3. As-tu une librairie favorite ?

J'en avais une... C'était une micro-librairie de quartier dans laquelle je passais un temps fou... Et puis un beau jour, la libraire devrait être de mauvaise humeur et m'a complètement envoyer paître. Du coup je n'y ai jamais remis les pieds... Depuis, je n'ai plus vraiment de librairie attitrée et je flâne un peu de partout... J'aime particulièrement la librairie Passages à Lyon mais je n'y vais que très rarement...  


4. Fais-tu tes achats livresques seule ou accompagnée ?

Les deux cas de figure sont envisageables... J'aime être seule pour prendre mon temps, pour flâner, pour aller un peu dans tous les rayons... Mais j'aime aussi y aller avec des copines qui partagent la même passion de la lecture.

 

5. Librairie ou achats sur le Net ?

Je suis pas vraiment "pour" le fait d'acheter des livres sur Internet... Il faut vraiment que je sois pressée ou que le prix soit trop élevé pour que j'achète le livre neuf ou que je cherche une édition très particulière que je ne trouve pas n'importe où...

Sinon j'ai l'avantage d'habiter dans une grande ville dans laquelle le choix en matière de librairie est vaste... J'aime me retrouver dans un endroit rempli de livres, j'aime partager avec des libraires, j'aime feuilleter les livres avant de les acheter...


6. Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?

Je me tourne essentiellement vers les romans... Mais je m'intéresse depuis peu à la BD également.


7. Préfères-tu les livres neufs, d’occasion ou les deux ?

J'aime plutôt les livres neufs, mais il m'arrive assez régulièrement d'acheter des livres d'occasion... Disons que j'aime être la première à ouvrir le livre, j'aime sentir l'odeur du papier neuf. Mais j'apprécie aussi d'avoir de temps en temps un livre d'occasion entre les mains pour voir que celui-ci a vécu. J'ai toujours un petit sourire losque je découvre une anotation, des pages cornées, un nom, un marque page oublié...

 

8. Qu’aimes-tu dans le shopping livresque ?

J'aime me retrouver dans une librairie... C'est un milieu qui m'apaise, et dans lequel je passerais des heures. J'apprécie de trouver un livre "inconnu" mais qui pourrait me parler... Et puis j'apprécie de regarder ce que les autres feuillettent (ça peut me donner des idées!)...


9. Te fixes-tu une limite d’achat par mois ?

Pas vraiment... Etat donné que j'achète de manière irrégulière, lorsque j'achète, je ne me fixe pas trop de limites...


10. À combien s’élève ta wish-list ?

Je ne crois pas pouvoir chiffrer ma wish-liste. Elle augmente sans cesse, et surtout depuis que j'ai rejoint la blogosphère... J'ai bien un petit carnet dans lequel je marque les livres qui me font envie, mais ce carnet n'est pas vraiment à jour. 


11. Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE !

Le cirque des rêves d'Erin Morgenstern

Profanes de Jeanne Benameur

Assez parlé d'amour d'Hervé Le Tellier


12. Pré-commandes-tu tes livres ?

Non, ça ne m'est jamais arrivé...Généralement je peux attendre... 


13. Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?

En créant ce blog, je pensais que j'allais y parler de tout (mes sorties ciné, les représentations théâtrales auxquelles j'ai assisté, les livres que j'ai aimé...) et que ce blog allait devenir un petit bazar. Et puis finalement j'ai eu envie de faire quelque chose de plus "structuré". Et Rion c'est parce que je m'appelle Marion. 


14. Parles-nous de ton prof préféré.

J'aime réellement le fait d'étudier... Et j'ai eu la chance d'avoir plusieurs profs qui ont marqué ma scolarité...

Si je devais en parler d'un seul, je parlerais de mon prof de français de seconde... C'était quelqu'un de formidable et de réellement passionné de littérature. Il a su nous faire découvrir à la fois des classiques mais aussi des romans contemporains. Et surtout, c'est lui qui m'a poussé faire une première et une terminale littéraire et je lui en suis tout à fait reconnaissante car ces deux années ont été fabuleuses... Je me suis éclatée dans mes études.


15. Parles-nous de ton premier concert.

Le premier concert auquel j'ai assisté était celui de Superbus avec mon petit frère, mon oncle et ma tante... Assez décalé, mais j'en garde un très bon souvenir.


16. Quel est ton endroit préféré au monde ?

Sans aucune hésiation, je dirais... Le Maroc...

 

17. Un endroit que tu aimerais visiter ?

Encore et toujours le Maroc (je suis totalement tombée amoureuse de ce pays et j'ai eu du mal, beaucoup de mal à tourner la page après mon retour en France...). Mais le Maroc est un pays que j'aimerais visiter parmi tant d'autres (TOUTE l'Amérique Latine, l'Italie, Barcelone, Moscou, ...).


18. Parles-nous de quelque chose qui te rend complètement folle en ce moment.

Notre monde actuel et la lâcheté des gens...


19. Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu’en claquant des doigts, qu’est-ce que ce serait ?

Des vacances loin d'ici...


20. Qui tagues-tu ?

Même si c'est sans doute le tag que j'aime le plus pour l'instant, je ne tag personne, mais si quelqu'un veut reprendre le flambaux...

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:47

 

http://www.livraddict.com/covers/92/92255/couv70171346.jpgLéa a 38 ans. Elle est à la fois danseuse et chorégraphe. Plongée dans cet univers depuis sa tendre enfance, la danse représente pour Léa à la fois une passion et « une nécessité ». Chaque jour, elle danse à corps perdu afin de se retrouver, afin de garder un certain équilibre. Cependant, c’est un semblant d’équilibre car elle perçoit un vide immense, une inquiétude sans fin… Et puis surtout, quelque chose l’empêche profondément de s’investir dans chacune de ses relations amoureuses, et particulièrement avec Bruno, son petit ami du moment. C’est son amour, mais elle n’arrive pas à s’abandonner à lui, elle n’arrive pas à l’aimer réellement. Lui, il est peintre de l’immobile. Il réalise des portraits, des nus. Léa le sait : Bruno souhaiterait profondément qu’elle pose un jour pour lui… Mais quelque chose l’en empêche. Un après-midi, après avoir succombé à quelques verres de vins-chauds, Léa se sent prête à poser pour Bruno. Mais rien ne se passe comme prévu… Prise par l’angoisse, elle s’enfuit et Bruno, impuissant, ne la retient pas… Elle va alors chercher refuge chez sa mère, Romilda, qu’elle a appelée quelques heures plus tôt apprenant la tempête qui allait s’abattre sur son petit village. La mère qui s’est toujours tu, avoue alors à sa fille qu’il faut qu’elle lui parle… Romilda raconte alors comment elle est devenue Suzanne pendant la guerre dans cette maison close d’Italie pour Jean-Baptiste, le français pour qui elle a tout quitté…

 

 

Il y a quelques mois de cela, je tombais sous le charme de la douce écriture de Jeanne Benameur. Cette découverte m’avait émue, bouleversée… Je savais que cette rencontre ne serait pas la dernière (et là vos deux belles sœurs vous glissent au pied du sapin un livre de Jeanne Benameur…). Je crois même que j’ai pensé pendant un court instant que cette auteure était faite pour moi. Ses mots m’avaient transportée…

A nouveau, je suis tombée sous le charme de cette écriture ciselée, criante, envoûtante. Les phrases sont courtes, très courtes, les mots terriblement bien choisis. Il ressort de ces pages une poésie dont seule Jeanne Benameur a le secret. J’ai pris le temps de lire ce roman, pages après pages, sans me précipiter… Cinq petites pages par-ci, dix petites pages par-là… Je ne voulais surtout pas gâcher le plaisir de cette lecture, le plaisir immense de ré-ouvrir ce roman et de plonger dans un univers lointain.

Le livre aborde en parallèle onze tableaux qui nous permettent de connaître la vie actuelle de Léa, de Bruno, et le passé de Romilda. L’histoire de Léa, de Romilda, cette histoire de famille en somme, m’a fascinée, m’a transportée… Au premier abord, j’ai eu l’impression d’assister au désenchantement d’une famille perdue, sans grand amour. Les rapports de Léa et Romilda m’ont semblés si éloignés, si froids… Et puis, plus j’avançais dans ma lecture, plus je comprenais pourquoi cette impression-là était si tenace… Au final, je me suis aperçue que ma première impression était fausse, archi-fausse… Laver les ombres, c’est en fait une grande histoire d’amour entre deux êtres perdus dans la foule. C’est aussi un livre qui aborde le thème délicat de la vérité… Jusqu’où peut-on dire la vérité ? Est-ce qu’une fille peut tout apprendre de sa mère ? Est-ce que la parole permet de se reconstruire ?

 

 

 

En bref

Jeanne Benameur construit avec talent l’histoire de trois personnages dont la parole est devenue outil indispensable pour laver les maux, les douleurs qui les habitent… Un véritable coup de cœur… Et terrible hâte de découvrir un nouveau roman de cette auteure…

 

 

 

« Bruno, c’est son océan.

Si un jour il s’écarte d’elle alors il n’y aura plus rien pour relier son corps au monde et elle sera devenue une île. Inabordable. »

 

 

« Aimer, c’est juste accorder la lumière à la solitude.

Et c’est immense. »

 

 

 

Babel, 157 pages, 2010

 

 

 

Challenge-Jeanne-Benameur.jpg

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 19:01

 

http://www.livraddict.com/covers/20/20984/couv6006905.jpgMargaret Prior est vieille fille de la haute société anglaise, portant le deuil de son père. Au sein de sa demeure, il ne reste plus qu’elle, sa mère et leurs domestiques. Ainsi, afin de pallier à son ennui, elle rend régulièrement visite aux détenues de la prison de Millbank afin de leur apporter du réconfort, afin qu’elles puissent s’exprimer librement et afin qu’elle-même puisse se détacher petit à petit des jupons de sa mère. En effet, celle-ci ne lui laisse que très peu de liberté, et l’oblige à assumer sa vie de femme célibataire.

La prison détient des voleuses, des criminelles, des mères maquerelles, des femmes qui ont tué leur bébé… Alors bien sûr, ces visites font désordre chez les Prior qui ne comprennent pas les visites de Margaret et notamment l’intérêt qu’elle porte aux femmes incarcérées. Tous pensent que ces visites ne font qu’accentuer le profond mal être de la protagoniste. Très vite, cependant, Margaret se lie d’amitié avec la très renommée spirite Selina Dawes. Au fil des visites, Margaret et Selina deviennent de plus en plus proche et cette dernière est alors plus à même à parler de son histoire. Margaret découvre alors le spiritisme, se passionne même pour cette « science ». Elle entre petit à petit dans le monde de Selina et prend part à des séances de spiritisme, assiste à des apparitions d’objets et redécouvre le sentiment amoureux…

 

 

Cette lecture est très particulière puisque ce n’est pas le genre de livre que j’ai vraiment l’habitude et l’envie de découvrir… Cependant, avec notre petit « club lecture », le thème de l’Angleterre victorienne est tombé et il a bien fallu faire face. J’ai dû proposer un livre mais aussi en lire un, ce qui n’est pas vraiment simple lorsqu’on ne connait rien sur ce thème-là. Le bilan est mitigé…

 

Le roman fait alterner le récit de Selina Dawes retranscrit dans un journal intime, et celui de Margaret Prior, également retranscrit dans un cahier intime. Le style est très intéressant car on découvre les pensées les plus profondes des personnages. On en apprend également un peu plus sur la vie qu’elles mènent, sur la vie à l’époque victorienne (même si on en a qu’un vague aperçu). Le lecteur est enfermé dans trois espaces clos : la maison de Margaret (et plus particulièrement sa chambre), la prison de Millbank et l’ancien lieu d’habitation de Selina. Le tout forme quelque chose de très prenant, crée une ambiance très intrigante, voire même effrayante… Cependant, même si j’ai trouvé le style intéressant, j’ai mis un temps un temps inouï à entrer dans le livre à trouver une quelconque envie de le lire. J’ai trouvé le début de cette histoire très, très longue et je pense qu’un certain nombre de passages auraient pu être sautés, supprimés… Finalement, il arrive que le personnage de Margaret narre des choses qui n’ont aucun intérêt pour le roman, comme par exemple ses journées, ses errances. Du coup, la progression est longue, lente… Par contre, je dois reconnaître que la fin s’accélère, devient de plus en plus prenante. Au final, les deux cent dernières pages ont été plus que dévorées, lues en apnées. C’est bien dommage ! Il m’aura fallu près de 300 pages afin d’entrer pleinement dans ce roman.

J’ai particulièrement aimé le personnage de Margaret qui est réellement attachant. Mal dans sa peau, visiblement malade et au passé flou, on a très vite envie d’en savoir plus de comprendre réellement ce qui se passe dans sa tête. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’initiative de retranscrire le journal intime de Margaret est très intéressante. J’ai eu l’impression de découvrir une personne bien réel, avec ses problèmes, ses inquiétudes, ses sentiments… J’ai également aimé connaître le point de vue de la protagoniste concernant le monde qui l’entoure, concernant le milieu mondain. Les autres personnages qui entrent en scène dans ce roman son également bien brossés, bien détaillés.

J’ai trouvé l’écriture de l’auteur très impressionnante. Avec une plume assez soutenue et très bien menée, Sarah Waters offre à son lectorat des descriptions de taille sans trop s’attarder pour autant. Ainsi, j’ai eu l’impression de me promener moi-même dans cette prison, de la connaître dans le moindre de ses détails. J’ai apprécié également les descriptions concernant les costumes, les coutumes de l’époque... Sans grande hésitation, je dirais que l’écriture de l’auteur reste le point fort d’Affinités.

 

 

 

En bref

Avec une écriture foisonnante et bien menée, l’auteure nous entraîne dans le monde carcéral du XIXe siècle. Elle brosse ainsi le portrait de femmes dont l’histoire est tout à fait prenante, intrigante. Cependant, Affinités regorge de longueurs et ainsi, je n’ai vraiment apprécié que la fin que j’ai trouvé magistrale.

 

 

 

« Je n’ai jamais eu peur comme en ce moment. On m’a laissée dans le noir, avec rien que la lumière de la rue pour écrire. »

 

 

 

10/18, 522 pages, 2006

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