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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:13

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Les Lulus, ce sont quatre orphelins Lucas, Ludwig, Lucien et Luigi. Tous les quatre vivent à l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt et bien que l’entente ne soit pas toujours au beau fixe, ce sont quatre enfants soudés qui partagent leurs peurs, leurs doutes, leurs peines et leur chambre.

Durant l’été 1914, la rumeur court : les allemands ne devraient pas tarder à envahir Velencourt. Le village entier est alors évacué… Sauf que les Lulus ne répondent pas présent à l’appel et ils se retrouvent donc livrés à eux même. Au début, c’est l’insouciance qui les saisit… Ils sont enfin seuls, libres et sans adultes. Mais en voyant le village désert et sans aucune présence à l’horizon depuis plusieurs jours, les Lulus se rendent à l’évidence : ils ont été abandonnés.

Ils trouvent alors refuge dans leur cabane au fond des bois… Mais aux prémices de l’hiver, les difficultés commencent à apparaître.

 

Devenue incontournable ces derniers temps sur la blogosphère, cette BD me faisait terriblement envie. Et une fois plongée dans cette lecture, je peux vous assurer que le charme n’a pas tardé à opérer !

Dès les premières pages, j’ai aimé et j’ai été touchée par ces enfants pour leur fraicheur, leur bêtises, leurs répliques… L’auteur prend le parti de créer quatre personnages avec quatre personnalités très opposées : de l’intello en passant par le gourmand, le petit dernier (très protégé) ou le casse-cou, chacun amène son charme, sa petite touche de fraîcheur, de sympathie à l’histoire. Le scénario, quand à lui m’a beaucoup plu. Très original et très bien construit, j’ai aimé me plonger dans cet univers, dans cette période. Et j’ai retrouvé dans ces quelques pages des rêves d’enfants : qui n’a pas rêvé de vivre sa vie dans son chez-soi loin des adultes? Il est vrai, le rire est au rendez-vous, mais il laisse très vite place à l’angoisse. Si les premières pages nous montrent la vie plutôt heureuse et paisible que mènent ces quatre garçons, la guerre viendra très vite troubler cette quiétude… On se demande alors comment des enfants peuvent-ils survivre dans une cabane mal isolée, tombant presque en ruine ?  

Côté dessin, j’ai énormément aimé le trait d’Hardoc… Les planches sont réalistes à souhait, pleine de couleurs et vous entraînent à merveille dans un univers très lointain. Le trait fluide vous donne envie de tourner les pages, vite, très vite.

Une jolie lecture qui présage une suite certainement terrible, mais qui sera incontestablement à découvrir !

 

Les avis de Moka, Noukette, Lasardine, Jérôme et Marion.

 

 

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Top BD de Yaneck : 17/20

 

Casterman, 56 pages, 2013

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 11:17

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C’est par une belle journée d’été que deux familles se retrouvent sur une plage. Mais cette journée qui devait être reposante va vite devenir un cauchemar : une sorte de malédiction fait vieillir les treize personnages présents sur la plage et chaque demi-heure devient un an de vie. Ajoutons à cela qu’il est impossible d’échapper de ce lieu : les portables ne passent plus, et une sorte de mur invisible pousse les protagonistes à vivre de manière fataliste cette folle journée…

 

C’est après avoir lu l’avis assez intriguant et très enthousiaste de Noukette que j’ai eu envie de me plonger dans cette BD. Une fois dans les mains, j’ai commencé à lire sans même pouvoir attendre d’être rentrée chez moi… Une chose est sûre : le lecteur se retrouve happé dans ce huis-clos complètement fou qui nous offre également une belle réflexion sur le temps qui passe, les choses à faire avant de partir… C’est également une belle analyse psychologique des protagonistes qui ressort de cet album. On découvre les personnages tels qu’ils sont avant ce tourbillon d’événements ; des gens comme vous et moi. Et puis, petit à petit, certains deviennent violents, fous, racistes, nymphos, hystériques. Chacun réagit à sa manière, chacun tente de se protéger, de s’en sortir.

Dans cette atmosphère dérangeante et parfois terrifiante, le lecteur est amené à se demander avec force ce qui se passe sur cette plage. Qui, quoi, comment, pourquoi ? Le plus dérangeant est sans doute le fait qu’aucune réponse n’est apportée et que le lecteur se retrouve avec autant voir plus d’interrogations qu’au début. Car si ce scénario fou débute en douceur, la fin est rapide, sans attente.

On retiendra de cet album le message important qui est délivré : il faut profiter de chaque instant, de chaque occasion avant qu’il ne soit trop tard… A découvrir !

 

Les avis de Yaneck, Mo, Lasardine et Soukee.

 

 

http://www.actuabd.com/IMG/jpg/Peeters-Levy-ChateauSable-Extrait-Septembre2010.jpg

 

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Top BD de Yaneck : 16,5/20

 

 

Éditions Atrabile, Collection Bile blanche, 100 pages, 2010

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:30

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Vers la fin des années 70, Art Spiegelman entame l’écriture de l’histoire de son père, Vladeck sous la forme d’une BD. Ce dernier est Juif et a vécu, durant la Seconde Guerre Mondiale, la déportation, les camps, les humiliations, la déchéance. A travers un dialogue retraçant l’histoire de Vladeck de 1938 à 1945, le lecteur se retrouve également immergé dans la relation père-fils qu’entretiennent les deux protagonistes…

 

 

Pour la seconde fois, je partage avec grand plaisir une lecture commune avec Moka… Une lecture qui se révèle être un « classique » de l’univers de la BD, et qui pourtant, jusque-là ne me faisait pas tellement plus envie que ça… J’ai été très longtemps rebutée par ces dessins en noirs et blancs, où les humains sont représentés par des animaux… Et puis, grâce à Les ignorants de Davodeau et grâce aux conseils appuyés de mon cher et tendre, j’ai décidé de franchir le pas… Et quelle claque ! Quelle déception de ne pas l’avoir lu avant !

Récit intimiste et historique, Maus n’a cessé de me surprendre par la manière dont l’histoire est racontée. Le lecteur se retrouve à la fois confronté à la dureté de la guerre, aux ignominies faites aux Hommes, mais il est aussi confronté aux relations conflictuelles que sont celles de Vladeck et Art. En effet, les deux Hommes ne cessent de se chamailler pour un rien. Petit à petit, en progressant dans le récit, on comprend comment ils ont été poussés à cela quelle culpabilité les ronge.  

On découvre également avec étonnement qu’aucun jugement n’est apporté de la part de Vladeck qui narre les faits comme ils sont, sans pour autant ne jamais rien cacher. La vérité est dite sans forme de détour. Le tout, forme un récit, qui semble d’une incroyable véracité mais aussi d’une incroyable violence. C’est d’ailleurs pourquoi cette BD a été commencée depuis plusieurs semaines… Il m’a été impossible de lire cet album d’une traite tant les propos, les faits m’ont choquée, outrée.  

Lentement, j’ai également compris le choix d’utiliser des personnages animaux pour illustrer les propos de Vladeck. Avec cette proposition, les images deviennent moins choquantes, plus digestes… Et d’une certaine façon, j’ai trouvé les personnages plus attachants et plus touchants. Très vite, on s’émeut de la situation des deux Hommes, de leur histoire… Et on ne peut ressortir indemne de tout cela.

Alors bien sûr, si vous n’avez pas encore lu Maus, je ne peux que vous le conseiller pour sa véracité, pour cet incroyable choc et cette incroyable confrontation aux pires moments de l’histoire. 

 

 

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Top BD de Yaneck : 19/20

 

 

Flammarion, 296 pages, 1998

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:52

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26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ?

 

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Une très bonne place dans le top BD de Yaneck et une envie irrésistible de découvrir Un printemps à Tchernobyl.

Les premières planches commencent avec les faits en images : Tchernobyl nous est raconté en aquarelles aux couleurs sombres et aux nuances de gris. Les premières pages sont aussi un moyen pour l’auteur d’expliquer au lecteur sa démarche, son milieu, son envie de se rendre là-bas malgré tous les risques que cela comporte. Par ailleurs, ses interrogations, ses doutes sont retransmis avec sincérité. Une sincérité qui amène un peu plus de force, de véracité au témoignage.

Là-bas, les visites au sein de la centrale sont minutées. Emmanuel Lepage doit dessiner dans l’urgence et doit parfois avoir à faire à ses souvenirs. La tension est palpable, retransmise avec les « bips » du dosimètre. Petit à petit, l’auteur se rend compte que Tchernobyl n’est pas que noirceur. La végétation suit son cours, tout comme la vie animale et humaine. Outre un témoignage militant et provocateur à destination du nucléaire, une grande leçon d’humanité, d’amitié, de vie ressort de cette histoire. Venu raconté l’horreur, il se retrouve à dessiner sa beauté, la vie… ce qu’il reste, en somme, de Tchernobyl. Cette vision nouvelle laisse place à la culpabilité : venu dénoncer l’horreur, les risques du nucléaire, il se retrouve à présenter des aquarelles fantastiques, aux couleurs joyeuses.

Les dessins sont envoutants, plein de détails, de nuances… Ce trait m’a chamboulée, m’entraînant loin. Les couleurs relativement sombres du début laissent petit à petit place à la luminosité, à des couleurs vives et nuancées, montrant  à merveille l’évolution des sentiments de l’auteur concernant la question Tchernobyl. J’ai également apprécié la diversité des cases : du panorama aux petites cases presque intimistes l’auteur nous offre de jolies images décrivant au mieux ce qu’il a sous les yeux.

Un printemps à Tchernobyl est un récit qui m’a touché par son incroyable morale. Au sortir de l’album la conclusion nous saute aux yeux : il faut vivre intensément chaque moment. Par ailleurs, l’optimisme est de mise et nous laisse voir que tout n’est pas fini pour les habitants. Cet album, c’est également une démonstration fantastique du talent indéniable du dessinateur, où chaque dessin est à couper le souffle, à vous mettre la chair de poule ! A découvrir, oui, mais aussi à posséder ! 

 

 

Les avis de Jérôme et Livr0ns-n0us.

 

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Top BD de Yaneck : 20/20

 

Futuropolis, 164 pages, 2012

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:18

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Rick et son groupe de survivants ont trouvé refuge dans un ancien pénitencier. Après avoir investi et nettoyé les lieux, ils font la connaissance de trois anciens détenus plutôt louches et pas vraiment enclins à vivre en communauté. D’ailleurs, l’un d’eux assassine petit à petit les membres de la communauté. Rick, toujours « leader », le neutralise et prend des décisions, parfois radicales, qui énervent plutôt les autres membres du groupe quant au sort du serial killer.

Par ailleurs, Michonne fait son entrée dans la communauté et sème petit à petit le trouble…

 

 

Plutôt prenante, j’ai eu envie de poursuivre ma lecture malgré des bémols croissants et récurrents…

Ce quatrième tome est encore plus gore et violent que les anciens. Les personnages semblent tomber peu à peu dans la folie, oubliant les principes, les règles qui régissent leur ancienne société. Le lecteur est confronté à des scènes de violence terrible, de tentatives de suicide et d’amputation.

Petit à petit, je me suis éloignée des personnages : je ne leur trouve plus aucun attrait, et je ne vois que leurs défauts et leur manque de rationalité. La violence, la figure de leader de Rick m’a particulièrement agacée et j’ai soufflé de soulagement en découvrant enfin une révolte des autres membres du groupe.

Cependant, j’ai apprécié de découvrir que l’accent est mis ici sur la vie en communauté des personnages, comment celle-ci s’organise, comment les liens se tissent et se dénouent. Les tensions sont omniprésentes dans ce tome aussi bien chez les couples, que chez l’ensemble des personnages. On sent qu’ils sont en train de craquer, proche du gouffre, et que, finalement, cette manière de vivre tous ensemble n’est peut-être pas la meilleure… 

Les dessins restent intéressants et réalistes. Mais j’avoue avoir parfois du mal à faire une réelle différence entre tous les personnages. D’ailleurs, leur nombre croissant porte à confusion et la fiche de présentation du début se révèle être très utile pour se souvenir de tous…

Vous l’aurez compris, même si j’ai apprécié la manière dont l’auteur nous présente la psychologie des personnages, les bémols sont très nombreux et je pense qu’il est temps d’arrêter définitivement cette série, qui n’est pas (ou plus) pour moi… La violence croissante, la folie apparente chez certains personnages m’auront dégoutée de Walking Dead…

 

Mon avis sur le premier tome

Mon avis sur le deuxième et troisième tome

 

 

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Top BD de Yaneck : 13/20

 

 

Delcourt, 133 pages, 2008

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:04

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Noël 1935. Mamette vit toujours à la campagne chez son grand-père, et la tante Suzon. Elle a repris le chemin de l’école et continue toujours ses tâches à la ferme, ce qui rend les journées longues… Mais qu’importe… Mamette s’est fait des amis, et notamment Jeannot et Jacques, tous les deux fous amoureux d’elle. Entre eux, l’ambiance est loin d’être au beau fixe, puisqu’ils passent leur journée à se bagarrer et à se chamailler pour savoir lequel des deux sera l’amoureux de Marinette. Cette dernières d’ailleurs en a plus qu’assez de cette situation et préfère rester seule, loin des garçons. Alors qu’elle rentre de l’école sans être accompagnée, un camion s’arrête et en descend un homme qui lui propose de la ramener chez elle. Effrayée, Mamette refuse avant de se rendre compte de son erreur : cet homme, c’est son père qu’elle n’a pas vu depuis presque une année.

Suite à cela, elle pense enfin rentrer à Paris. Mais très vite la jeune fille déchante. Un passé mouvementé oblige son père à se cacher…

 

C’est avec une certaine joie que j’ai retrouvé notre petite Mamette ! Nob s’amuse avec les souvenirs de notre petite héroïne et nous fait découvrir un tome beaucoup un peu plus tristounet que les précédents. Au milieu des moments de bonheur et de joie que nous propose Nob lors des retrouvailles, il nous confronte aussi à des choses plus sérieuses, plus tragiques. On comprend d’ailleurs que l’histoire peut se lire à un double niveau : les enfants comme les adultes trouvent leur compte dans cette série.

Petit à petit, l’histoire se dessine, nous offre de nouvelles révélations, attendues ou pas. Les personnages eux aussi continue leur petit bout de chemin et leur évolution. Le personnage de tante Suzon, par exemple, continue dans sa lancée et nous avons dans ce troisième tome quelqu’un de nouveau, de transformer, d’un peu plus humain. On découvre aussi pourquoi le grand-père de entretient des relations tendues avec le père de Mamette… Bref, tout autant de péripéties et de révélations qui donnent envie de découvrir la suite, si suite il y aura…

En ce qui concerne le dessin, il n’y a pas vraiment de nouveautés : des couleurs pastelles, des dessins ronds, des illustrations pleines page… Et bien sûr, un petit aperçu de notre Mamette devenue Mamy à la fin du tome…

Tout autant de bonnes choses qui donnent envie de découvrir une éventuelle suite, et bien sûr, la série Mamette…  

 

Mon avis sur le premier tome

Mon avis sur le second tome

 

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Top BD de Yaneck : 16/20

 

Glénat, 88 pages, 2012

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 15:47

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La Havane, 2008. Chico a 80 ans et se souvient de ses heures de gloire…

Dans les années 40, il était un pianiste talentueux, qui rêvait de se faire une place parmi les plus grands. Rita, quant à elle, était une chanteuse incroyable : sa voix et son allure hypnotisaient ses spectateurs. En eux deux, un amour fusionnel, immédiat… Un coup de foudre dévastateur qui balance entre jalousie et addiction. Tous les deux se fuient, se rejoignent pour quelques heures, ou quelques mois…

Mais tous les deux sont aussi tiraillés par une franche envie de réussir, et de percer dans le milieu de la musique.

De Paris, à Cuba, en passant par Hollywood, nous deux graines d’artistes vont se croiser, se perdre, se retrouver sans jamais s’oublier…

 

 

Lors de la sortie du film d’animation Chico & Rita, sans même savoir de quoi il parlait, j’ai eu envie de le voir, rien que pour cette affiche… Malheureusement, je n’ai pas pu y aller, le  nombre de cinémas d’art et d’essai étant, chez mes parents, assez limité… Ce que je ne savais pas, c’est qu’une Bande Dessinée avait été réalisée juste après le film…

Bref, je n’ai pas du tout été déçue par ce choix de BD…

L’histoire nous est racontée sous fond de musique cubaine, ce qui plonge très rapidement le lecteur dans un univers flamboyant, musical et plein de couleurs. Bien que l’histoire d’amour entre nos deux héros peut s’avérer assez banale, j’ai malgré tout admiré la force de leur amour pourtant fragile. Par ailleurs, les thèmes soulevés par l’auteur sont loin d’être frivoles. Sans entrer dans une grande dénonciation, l’auteur aborde les difficultés à réussir dans ce milieu, l’aveuglement des sentiments, les conflits de nationalité, de politique ou de classe.

Mais Chico & Rita ne se limite pas à cela… C’est également une BD qui fait voyager son lecteur, sur cette île de Cuba ou ailleurs, grâce à de beaux dessins de ville, de paysages. J’ai d’ailleurs particulièrement apprécié les couleurs lumineuses utilisées ainsi que l’importance toute particulière apportée aux détails.

Un deuxième tome semble être en cours… A suivre !

 

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Top BD de Yaneck : 14/20

 

Editions Denoël, 210 pages, 2011

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:26

 

http://www.livraddict.com/covers/37/37678/couv67161458.jpg

 

L’histoire s’ouvre sur une Mamette désespérée de savoir que sa mère n’est pas prête de venir la chercher comme prévu pour la rentrée des classes. Notre jeune héroïne opte donc pour une petite fugue en plein cœur de la forêt. Mais très vite, confrontée à la solitude et aux bruits peu rassurants de son environnement, Mamette commence à avoir peur, très peur ! Heureusement, elle peut compter sur son jeune ami Jeannot fou amoureux d’elle qui l’accueille chez lui pour la nuit.

La fin des vacances estivales se termine sans encombre… Mamette passe le plus clair de son temps avec Jacques, le petit voyou du village.

Puis, Mamette retourne à l’école. Mais, entre les devoirs, le travail à la ferme et son temps de loisirs restreint, notre jeune héroïne montre des signes de fatigue… Heureusement Jacques lui fait passer des moments amusants et surprenants…

 

 

Pour notre dernier club lecture, nous avions pour thème les souvenirs d’enfance, et cette série a fait partie de notre sélection. Après un léger coup de foudre pour cette petite Mamette, j’ai eu envie de retenter l’expérience. Il faut dire que sa joie de vivre, sa gentillesse et sa fraicheur m’avait littéralement fait fondre…

Bref, j’ai éprouvé à nouveau un immense plaisir à retrouver notre petite Marinette, bien que la lecture ne soit pas aussi fraiche et légère que la dernière fois. Sans tomber dans quelque chose de complètement sombre, je dois bien avouer que j’ai beaucoup moins ri (ou souri) que pour la lecture du premier tome. Pourtant, j’ai aimé cette lecture, et je suis impatiente de découvrir la suite, qui m’attend déjà sur ma Pile à Lire !

Sans avoir pour autant un scénario à vous couper le souffle, j’ai particulièrement apprécié la manière dont la vie de Mamette est racontée, comment Nob rend l’anecdotique concret et vivant. Le tout forme une histoire cohérente pleine de douceur, de charme et de poésie.

J’ai apprécié de découvrir en profondeur les acteurs de cette histoire et de les connaître un peu plus. D’ailleurs, les relations entre les personnages évoluent et la tante Suzon devient petit à petit une personne agréable et intéressante, ce qui n’est pas pour me déplaire. C’est donc une évolution à suivre de très, très près !

A nouveau, j’ai apprécié ces dessins ronds, plein de détails, remplis de couleurs joyeuses représentant à merveille des paysages de campagne.

Comme lors du premier tome, j’ai aimé découvrir à la fin notre Mamette devenue vieille, mais qui demeure cependant une dame toujours aussi charmante. Je me laisserais d’ailleurs bien tentée par l’histoire de notre Mamette mamy…

 

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Top BD de Yaneck : 16/20

 

 

 Editions Glénat , 88 pages, 2011

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:41

http://img.over-blog.com/227x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/bettyblues.jpg

 

 

Little Rice Duck est un jeune canard et trompettiste de talent qui se met en scène dans les bars du Westwood. Ce qu’il recherche, c’est la perfection et cette perfection, il compte l’atteindre en jouant, et jouant encore. Sauf que sa belle, Betty en a assez de passer ses soirées à le regarder jouer, seule.

Un soir, elle tombe sous le charme d’un riche et bel inconnu, qui l’emmène loin de cet univers gris qui s’était construit autour d’elle.

Pour Rice, c’est tout son monde qui s’écroule : il a perdu son seul et unique amour !

Rice noie son chagrin dans l’alcool et en se reveillant, il décide de partir, d’arrêter complètement la musique qui l’a tant éloignée de Betty.

En chemin, il rencontre un hibou avec qui il tisse de jolis liens d’amitié et qui lui proposera de le suivre dans ses projets les plus fous.

 

Souvenez-vous… Il y a un peu plus de trois mois, je succombais au charme d’Abélard, ce petit canard qui m’avait entraîné dans son univers incroyablement fou et émouvant. Alors lorsque j’ai découvert sur le blog de Moka que tout n’était pas fini et qu’il était encore possible de retrouver ce monde-là, j’ai sauté sur l’occasion pour posséder Betty Blues.

Premier constat :on retrouve de fortes similitudes voire même des déjà-vus entre Abélard et cet album, avec des valeurs qui semblent chères à l’auteur : des envies d’ailleurs, des rencontres plus ou moins bonnes, des histoires d’amour douloureuses… Et pourtant, nous sommes loin d’assister à un copier-coller de son cousin… Les différences sont bien réelles : ici, notre petit canard est moins candide et ne part pas à la découverte du monde. Il a juste besoin de changer de vie après avoir pris une grosse claque !

 

Et à nouveau, j’ai été prise au piège dans ce tourbillon d’aventures, dans cette histoire d’amour émouvante et dure. On ne peut que s’attacher au petit Rice qui nous raconte comment sa vie a basculé et comment son confiance s’est ébranlée. Au-delà d’une simple histoire d’amour, le lecteur se prend une belle leçon de vie, une belle morale qui nous démontre que rien n’est jamais acquis et que finalement, l’argent n’est pas toujours synonyme de bonheur.

Côté graphisme, le trait de Dillies est beaucoup moins abouti que dans Abélard, et m’a semblé un peu plus brouillon, un peu plus flou, ce qui m’a un peu déçue et déstabilisée… Et pourtant, j’ai aimé cette utilisation de couleurs assez sombres, en parfaite adéquation avec l’univers mélancolique et tristounet de notre petit canard !

Mais malgré tout, Betty Blues reste une très belle lecture pleine de bon sens, de poésie et de sagesse… A découvrir, tout comme son petit cousin Abélard !

 

 

http://img.over-blog.com/409x600/3/23/01/40/Planches-BD2/betty-blues-pl-1.jpg

 

 

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Top BD de Yaneck : 17/20

 

 

 

Editions Paquet, 78 pages, 2003

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 18:53

http://www.cadependdesjours.com/wp-content/uploads/2012/06/Autres-Larmes-Couv.jpg

 

D’autres larmes est un recueil de six petites histoires de couples. Des couples qui vivent un drame, des couples qui vivent leur première fois, d’autres qui se mentent, se trahissent, se détestent… Des histoires à longueur variable, des personnages au passé différent. A chacune de ces petites histoires, une chute noire, cynique ou tragique…

 

J’ai découvert cet album grâce au blog de notre Moka qui lui avait donné la jolie note de 16/20. Son avis m’a intriguée et je me demandais vraiment comment l’auteur pouvait nous présenter ces courtes scènes qui mènent les protagonistes à leur perte, à une vie nouvelle, à un basculement. Chose faite ! Cet album présente de manière originale des histoires d’amour qui prennent fin ou qui s’annoncent mal.

Au premier abord, j’ai été assez surprise de découvrir des histoires sans lien en rapport avec les autres et par ces chutes loin d’être joyeuses. J’ai également été surprise de pénétrer aussi vite dans la vie d’un personnage. Cependant, passée cette appréhension, je pense que la force de cette BD réside dans le fait que chaque histoire est singulière tant dans sa chute, que dans sa manière d’être racontée… Ces fins sont souvent inattendues, brutales, et pourtant elles sont réalistes et pourraient être vécues par tous.

J’ai apprécié le trait de l’auteur très changeant d’une histoire à l’autre, tout comme cette utilisation de couleurs variées qui donnent l’impression d’ouvrir à chaque nouvelle histoire un album nouveau, écrit et dessiné par quelqu’un d’autre…

D’autres larmes est une BD douce-amère, intelligente, surprenante, belle est douloureuse à la fois. A découvrir !

 

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 15/20

 

Treize étrange éditions, 160 pages, 2012

 

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