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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:28

http://www.livraddict.com/covers/0/16/couv53681653.jpgAvoir retrouvé sa femme et son fils dans un groupe d’autres rescapés, Rick prend rapidement la tête de cette troupe. Ancien policier, il semble être le plus apte à diriger et ce choix fait l’unanimité ou presque. Depuis un certain temps, notre protagoniste pense que l’endroit actuel du camp est de moins en moins en sûr. Afin d’éviter une nouvelle attaque, le groupe de survivants prend la route. Sur le chemin, ils trouvent refuge dans ferme isolée d'Herschel... Mais très vite, des tensions naissent entre Rick et Herschel qui ne sont pas d’accord sur la manière de gérer ces attaques de zombies. Excédé par le comportement de Rick, Herschel leur demande de quitter sa ferme…

La troupe repart donc à la conquête d’un territoire plus sécurisé. Ils commencent également à ne plus supporter de vivre ensemble, dans un espace trop confiné. Ils ont tous envie de grandeur et d’intimité. Sur leur chemin, ils tombent sur un immense centre pénitencier qui semble être totalement abandonné. Mais à l’intérieur, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à penser que cet endroit pourrait être parfait… En effet, trois Hommes vivent reclus, à l’abri des zombies… Une cohabitation semble être possible… Enfin presque !

 

http://www.livraddict.com/covers/0/100/couv68493291.jpgAprès une première approche globalement réussie, je continue sur ma lancée Walking Dead, avec une appréciation générale des tomes 2 et 3.

A nouveau, j’ai pris plaisir à lire ces comics totalement éloignés de mon univers… Une véritable pause découverte, faite de sueurs froides et d’aventures ! Mais aussi des points négatifs qui s’accentuent, m’irritent et ne me laissent pas indifférente.

L’enchaînement de ces deux tomes est rapide, beaucoup plus rapide que dans le premier tome… Le lecteur se retrouve confronté à une suite d’aventures bonnes et mauvaises, le tout, à un rythme effréné ! Dans le troisième tome, l’auteur nous propose une pause (très courte) dans cet univers de zombies. Les personnages semblent prendre leur aise, et s’habituer à leur nouveau lieu d’habitation dans ce pénitencier croisé sur leur chemin. Cette pause nous offre l’occasion de découvrir les personnages et de mieux se familiariser avec ceux-ci. Les histoires de chacun sont racontées par intermittence.

En parallèle, le personnage de Rick s’affirme de plus en plus… Et je dois dire que le coco m’a beaucoup agacée et m’a fait rire jaune ! On retrouve des phrases qui sont par moi très stéréotypées séries américaines, avec un manque de réflexion parfois incroyable et une idée de la justice qui fait frémir.

Mais ce calme n’est que de courte durée puisque la violence va crescendo, mais ne concerne plus seulement celle des zombies… Le lecteur est confronté à la violence de l’être humain, et l’auteur ne nous cache pas sa petitesse et ses faiblesses. C’est d’ailleurs cette violence qui m’a parfois énormément choquée et déplu puisque, naïve et pacifiste comme je suis, je ne peux pas concevoir et accepter d’assister à des scènes aussi violentes de justice. Encore une fois, j’ai été agacée par cette utilisation massive d’armes, et notamment par l’apprentissage des enfants malgré un contexte peu stable et peu sécurisé.

Au risque de me répéter, ce que j’apprécie dans cette série, c’est la manière dont les Hommes s’organisent pour survivre, et cette solidarité qui ressort du groupe. Disons que le reste ne m’intéresse pas plus que cela.

 

 

En bref

Des points négatifs qui s’accentuent, mais j’apprécie le thème et la manière dont l’auteur traite de la survie et de l’entraide. Le tome 4 m’attend déjà sur ma PAL, mais je ne sais pas encore si j’arriverais au bout de cette série !

 

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topbd 2013

Top BD de Yaneck : 14/20

 

Delcourt, 133 et 135 pages (respectivement) 2007

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:00

 

http://img.over-blog.com/216x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/kililana-song.jpgKenya, de nos jours.

Naïm, 11 ans, est un jeune orphelin élevé par sa tante. L’école, ce n’est pas sa tasse de thé. Aussi préfère-t-il errer sur sa petite île toute la journée, au grand dam de son grand frère. D’ailleurs, ce dernier passe ses journées à lui courir après pour l’emmener de force à l’école coranique. Mais rien à faire, Naïm est un petit garçon rapide que rien n’arrête !

Toute la journée, le garçon savoure sa liberté, loin de son frère, loin de l’école coranique et de son dressage. Naïm vit comme un gamin des rues et rencontre, au fil de sa journée, une quantité de personneages hauts en couleurs : du capitaine Günter, à Suzy la prostituée, en passant par le vieux shaman…

 

 

J’ai retenu finalement assez peu de choses concernant l’histoire de cet album… mais qu’importe ! Avec Kililana Song, j’ai voyagé comme jamais, j’ai découvert des paysages, et une richesse de dessins incroyable. Chaque page est une nouvelle invitation au voyage, et nous montre un paysage différent. J’ai apprécié l’utilisation d’aquarelles aux couleurs chaudes qui donnent envie de partir loin de toute la grisaille ! J’ai été subjuguée par ces dessins naïfs permettant de nous raconter une vieille fable africaine. Pour la première fois, j’ai pris plaisir à poser et reposer cette BD rien que pour pouvoir faire durer le plaisir de la rouvrir pour voyager encore un peu. Bref, vous l’aurez compris, j’ai eu un coup de cœur et un coup de foudre pour ce dessin, se rapprochant de très près d’un récit de voyage !

En ce qui concerne l’histoire, je l’ai trouvée agréable, parfois amusante, mais je n’en garderais pas de grands souvenirs… J’ai apprécié de découvrir des dénonciations qui me paraissent être justes au sein de ce cadre paradisiaque. Drogue, prostitution, délinquance, misère, tout y passe et le lecteur n’est pas épargné !  

J’ai aussi été particulièrement intriguée par l’histoire du Shaman défendant son arbre sacré des mains des prometteurs immobiliers… Et comme pour tout le reste de cet album, je me suis demandée où tout cela allait nous mener… A quand la suite ?

 

 

En bref

Une avalanche de couleurs chaudes et un dessin à vous couper le souffle. Voici ce que je retiendrais particulièrement de Kililana Song ! L’histoire, elle, m’a beaucoup moins emballée… Le lecteur avance sans savoir réellement où il va mais les rencontres du jeunes Naïm sont réellement intrigantes. J’attends la suite avec impatience ! 

 

http://2.bp.blogspot.com/-cnV66gfQODQ/T15b_RdnCII/AAAAAAAAB4g/dnpow_NKggc/s320/kililana_song_ext1.jpg

http://2.bp.blogspot.com/-jEqLRAbwN2g/T15cDcIiGyI/AAAAAAAAB4o/T-8edRJnEvM/s320/kililana_song_ext2.jpg

http://3.bp.blogspot.com/-MLnEOj70mZ0/T15cGuo2fzI/AAAAAAAAB4w/dIs2Lq1fb4I/s320/kililana_song_ext3.jpg

 

 

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Top BD de Yaneck : 15/20

 

 

Futuropolis, 128 pages, 2012

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 14:23

 

http://www.livraddict.com/covers/27/27301/couv730831.jpg« Mamette n'a pas toujours eu 80 ans ! Avant d'être la grand-mère gentille et souriante que tout le monde aimerait avoir dans sa famille, elle a été une petite fille, avec un sacré caractère ! ».

A l’âge de ses neuf ans, la jeune Marinette est confiée à sa famille, la tante Suzon et ses grands-parents, le temps d’un été. La petite fille est habituée à la vie parisienne, et on ne peut pas dire que la vie aux champs soit vraiment sa tasse de thé. D’autant plus que la tante Suzon n’est pas des plus chaleureuses et accueillantes… Mais petit à petit, la petite fille va se faire au rythme de la ferme et surtout, elle va se lier d’amitié avec un jeune apprenti, ainsi qu’avec une petite chèvre avec qui elle va être inséparable… Et il est préférable qu’elle s’habitue à ce rythme harassant puisque sa mère ne semble pas prête à venir la récupérer…

 

 

J’ai lu cet album dans le cadre de notre club de lecture lyonnais, dont le thème était cette fois-ci les « souvenirs d’enfance », et qui nous a été chaleureusement conseillé par notre copinette Livr0ns-n0us. Sans remettre en cause les goûts implacables de notre « conseillère BD », j’avoue que j’avais un peu peur de tomber sur un album un peu cucul ou en tous cas, très enfantin… Et pourtant, cet album est réellement une chouette réussite ! 

Je n’ai eu aucun mal à me plonger dans les souvenirs de notre petite grand-mère (auparavant inconnue), et j’avoue que j’ai même souvent confronté mon propre vécu aux histoires et aux souvenirs de Mamette.

J’ai apprécie cette histoire toute simple, très fraiche, à la fois amusante et émouvante… J’ai ri en découvrant les gags et les découvertes de notre petite héroïne, j’ai eu le cœur serré en découvrant les ignominies de sa tante, de sa famille… Et puis surtout, je me suis vraiment retrouvée dans cette famille qui semble est la nôtre, si réelle, avec ses problèmes, ses rancœurs, son amour.

Cet album nous enseigne également la vie des années 30. Si loin de la nôtre, on découvre les us et coutumes de la vie à la campagne, aux champs avec ses difficultés et sa pauvreté.

Et puis… Il y a Marinette… Marinette et sa douceur, Marinette et sa gaité, Marinette et son courage… Marinette, quoi. Ce petit personnage tout mignon donne un énorme charme à la BD, et je pense que sans la création d’un tel personnage, l’histoire aurait été très différente. J’ai, par ailleurs, aimé la découvrir à la fin, en petite mamy, et j’ai découvert, avec bonheur, qu’elle n’avait rien perdu de sa gaité…

J’ai tout de suite apprécié ces dessins colorés, joyeux, ronds et dynamiques qui donnent un côté très harmonieux à l’histoire.

 

 

 

En bref

Les souvenirs de Mamette fait partie de ces lectures fraiches, émouvantes et drôles. Le personnage central m’a littéralement fait craqué pour sa jovialité… Un bel album haut en couleurs à découvrir… 

 

 

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topbd 2013

Top BD de Yaneck : 16/20

 

 

 

Editions Glénat, 96 pages, 2009

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:37

 

http://www.livraddict.com/covers/0/4/couv32218140.jpgRick est policier. A la suite d’une altercation, il s’est fait tirer dessus et a sombré dans le coma pendant un certain temps. A son réveil, il se rend compte que notre monde a radicalement changé : les morts ne partent plus de la Terre et sont à la recherche de chair fraiche pour se nourrir. En état de choc, Rick parcourt sa ville à la recherche de son fils et de sa femme. Ne les trouvant pas, il décide de partir à Atlanta car c’est là que sa belle-famille habite. Arrivé dans la ville, les choses se compliquent… Atlanta est envahie de zombies et Rick se retrouve encerclé, pris au piège. Aidé par un rescapé, il est conduit dans un camp à la sortie de la ville, à l’orée d’une forêt. A l’intérieur du camp, Rick retrouve enfin ceux qu’il aime.

Le petit groupe tente de survivre, malgré les vivres qui se font rares et malgré les attaques de plus en plus fréquentes…

 

 

 

J’ai pris cette BD à la bibliothèque par curiosité, après avoir acheté 4 tomes à un ami. J’ai eu envie de voir ce que c’était, pensant que cette série ne me plairait sûrement pas. Il faut dire que les histoires de zombies ne sont pas vraiment ma tasse de thé et me font froid dans le dos … Et pourtant... Sans être un coup de cœur, Walking dead est un album qui m’a réellement plu. J’ai été étonnée par ce qui ressort de cette BD et finalement, je l’ai très vite terminée (je dirais même que je l’ai dévorée !).

Je pense que je ne retiendrais pas vraiment cette histoire de morts-vivants. Je dirais même qu’elle a été, pour moi, assez secondaire. Ce que je retiens vraiment de ce comics, c’est cette grande histoire de solidarité, de partage et d’entraide. On assiste ici à un véritable combat pour survivre, pour se nourrir, pour se protéger. Les hommes s’organisent, créent un clan alors même qu’ils ne se connaissaient pas auparavant… La grande force de cette BD, tout le monde peut s’identifier dans les personnages, imaginer ce qu’il aurait fait dans telle ou telle situation, et peuvent éprouver un soupçon d’admiration devant une telle chaîne humaine.

Cependant, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un point vraiment négatif ; c’est toute cette violence et notamment l’utilisation des armes qui m’a vraiment mis mal à l’aise… Sans entrer dans un débat, et en gardant bien à l’idée que tout ceci n’est qu’une histoire, je ne cautionne pas vraiment le fait qu’un enfant utilise une arme. Ce détail n’a pas vraiment gâché ma lecture, mais disons qu’il m’a fait froid dans le dos et qu’il m’a un peu révoltée…

Les dessins du comics sont un point fort. Je les ai trouvés en total adéquation avec ce qui nous est raconté. L’utilisation du noir et blanc rajoute une dimension encore plus effrayante et inquiétante à l’album. Les zombies sont terrifiants, mais les personnages sont très, très bien réalisés. J’ai apprécié ces coups de crayons nerveux, assez froids et sans trop de fioritures.

 

 

En bref

Je me suis lancée dans la lecture de cet album avec un énorme apriori et une légère appréhension… Et pourtant, je l’ai énormément aimé… Il ressort de cette BD un immense espoir et une grande histoire d’humanité. La suite, je la lirai, c’est sûr ! 

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-AcWxu0Nj2gg/Tw0ZkRG_BFI/AAAAAAAAM1o/WlwmRjKPVV0/s1600/Walking-Dead-tome-1_-planche.jpg

 

 

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Top BD de Yaneck : 16/20

 

 

 

Editions Delcourt, 143 pages, 2007

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 18:43

 

http://bdi.dlpdomain.com/album/9782505011392-couv-I400x523.jpgA la fin du premier tome, Abélard rencontre Gaston, un ours un peu bourru, ne croyant plus en l’amitié et qui désire, lui aussi aller en Amérique. Malgré les quelques réticences de Gaston, c’est ensemble qu’ils ont décidé d’effectuer ce périple.

Le second tome s’ouvre donc sur ce voyage que nos deux protagonistes s’apprêtent effectuer. Après avoir traversé le pays ensemble, Abélard et Gaston doivent se séparer. Gaston décide de travailler comme marin dans le navire. Mais pour Abélard, les ennuis commencent. Très vite, notre petit protagoniste prend conscience que cette traversée sera loin d’être tranquille. Ayant de grandes difficultés à embarquer, Gaston le prend à nouveau sous son aile et le fait embarquer clandestinement. A l’intérieur du bateau et durant toute sa traversée, Abélard et Gaston partagent la même chambre. Bien que ces personnages soient complètement opposés, une profonde amitié nait entre les deux personnages.

Abélard réussira-t-il à cueillir un bouquet d’étoiles ?

 

 

J’étais tombée sous le charme du premier tomeLa danse des petits papiers avait été un coup de cœur, une petite révélation. Le second tome est tout aussi réussit !

Dans les premières pages, l’atmosphère est globalement poétique et légère et semble dans la parfaite continuité du premier tome. Gaston apporte une petite touche de gaité et de rires à cet univers, grâce à son tempérament bougon et nonchalant. Abélard, quant à lui, a su encore me toucher par ses questions, par son caractère candide. Bref, Abélard continue assez paisiblement sa quête initiatique.

Et puis, sans crier gare, c’est la désillusion, la fin de toute cette douceur, cette gaité, cette poésie. C’est la fin d’une fable optimiste. Abélard découvre le monde tel qu’il est, seul. La bêtise de l’Homme, mais aussi sa lâcheté, ses tromperies, son injustice, sa violence lui saute aux yeux. Il découvre leur profond mal-être, cette envie de trouver toujours mieux sans jamais y parvenir. Et notre petit poussin perd très vite sa gaité, sa joie, cette envie de partir à la découverte du monde. La moitié de l’album m’a d’ailleurs émue aux larmes. J’ai tourné les pages la gorge serrée, essayant de comprendre au mieux chaque leçon qu’il y a à tirer dans cette BD. Oui, Abélard est un concentré d’émotions qui nous fait passer des larmes aux rires, de l’optimisme au pessimisme, de l’espoir au néant.

Ces dessins épurés m’ont subjuguée par leurs couleurs, par leur réalisme. Le texte est encore meilleur dans ce second tome et je n’ai pas pu m’empêcher d’en noter quelques extraits tant ces phrases m’ont touchée, m’ont fait réfléchir.

 

 

 

En bref

Fable sombre, profonde et émouvante, Abélard me restera longtemps gravé en mémoire. Tout, absolument tout m’a plu dans ces deux albums. Un gros coup de cœur.

 

 

http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/wp-content/uploads/abelard2_extrait_petit.jpg

 

 

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Top BD de Yaneck : 20/20

 

 

Editions Dargaud, 64 pages, 2011

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 11:08

 

http://www.livraddict.com/covers/42/42929/couv70726766.jpgLa maison Tiffany, prestigieuse maison de couture de l'Angleterre victorienne, se prépare à son fameux bal de printemps dont le thème sera la mythologie grecque. La mission s'avère complexe, car il faut transformer les grandes dames de l'Angleterre en véritables déesses. La tâche n'est pas non plus facilitée car des tensions naissent entre Bianca, jeune prodige qui dirige la maison Tiffany, et Rachel, couturière. En effet, Rachel a refusé de faire la robe de Madame Tiffany, car elle sait que celle-ci choisira celle de Bianca, sa fille. Bianca, qui n'apprécie pas d'être contredite et qui se sent menacée dès que son autorité est contestée lui fait payer son audace. L'ambiance au sein de l'atelier est électrique.

Elinor, quant à elle, continue à se montrer exemplaire et indispensable, et ce, malgré sa très grande fragilité. En effet, cette dernière refuse toujours de se nourrir, et ses malaises sont de plus en plus fréquents. 

Abel, le frère de Bianca, commence à montrer des signes de fatigue : celui-ci souhaite prendre un nouvel horizon, loin des coutures et broderies...

La maison Tiffany peut-elle survivre sans lui? 

 

J'avais adoré le premier tome... Il était donc impossible que je ne lise pas la suite de cette série que j'avais jugée très, très prometteuse.

Seulement voilà, le second tome ne répond pas vraiment à mes attentes. L'histoire se répète, encore et toujours, et n'avance pas vraiment. L'intrigue qui était proposée dans le premier tome semble être en suspens. Au final, on assiste à une sorte de copier-coller du premier tome : les couturières sont toujours débordées à l'arrivée du bal qui se prépare, Bianca est toujours infecte avec les petites mains qui travaillent pour elle, Elinor souffre d'anorexie mais s'épuise à la tâche... Bref, tout cela est très rébarbatif et finalement, je n'ai retenu que très peu de choses concernant cette lecture (pourtant lu il y a trois jours).

On ne peut pas dire que la lecture soit pour autant désagréable, mais disons qu'il manque un petit quelque chose à toute cette histoire pour la rendre un peu plus prenante. 

Heureusement, j'ai été à nouveau subjuguée par les dessins qui nous sont proposés. Riches en détails, extrêmement fins, bien finis, très colorés... Le dessin est pour moi LE point fort de cet ouvrage. Les robes sont merveilleuses et m'ont encore fait plus rêver que dans le premier tome. Le détail apporté pour les croquis des robes est vraiment surprenant. 

Je pense malgré tout lire le troisième et dernier tome de la série pour connaître la fin.

 

 

En bref

Le second tome de cette série me laissera un souvenir plus flou et moins joyeux que le premier. Malgré tout, les dessins restent d'une très grande qualité et la lecture est agréable. 

 

 

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Top BD de Yaneck : 13/20

(Petite nouvelle!)

 

 

 

Editions Soleil (Blackberry), 48 pages, 2011

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:53

 

http://www.livraddict.com/covers/75/75367/couv57846031.jpgRaphaël et Sophia vivent ensemble et donnent l'impression d'un couple heureux. Mais ceci n'est qu'apparence. Raphaël ne s'épanouit pas pleinement dans cette relation.

Quelques jours avant de souffler sa quarantième bougie, Sophia organise une petite fête surprise. Tous ses amis sont présents, mais Raphaël éprouve le besoin de se confier à son meilleur ami à propos de sa relation dans laquelle il se sent perdu. Au moment d'ouvrir ses cadeaux, Sophia lui offre une mystérieuse enveloppe qu'elle a reçue quelques jours plus tôt par la poste. A l'intérieur se trouve une VHS ainsi qu'un numéro de téléphone. En visionnant la VHS, Raphaël replonge dans son passé. Il y a vingt ans, ils s'étaient promis avec Marie que quoiqu'il arrive, ils passeraient leur nuit de leur quarante ans à Rome.

Marie, c'est le premier amour de Raphaël, celle qu'il a aimé, mais qui l'a aussi fait terriblement souffrir pendant des années... Tiraillé entre l'envie de revoir son premier amour et l'idée de perdre sa compagne actuelle, Raphaël hésite... Prendre la décision de revoir Marie serait si puérile...

 

 

Découverte par hasard sur les rayons de ma bibliothèque, j'ai tout de suite été attirée par cette couverture que j'ai jugée à la fois splendide et aguicheuse... Sur un thème assez contemporain, et finalement réaliste, l'auteur et scénariste nous fait prendre conscience des méandres et méfaits de l'amour, le grand amour. L'amour qu'on ne vit que très rarement, mais aussi l'amour qui blesse, qui fait mal.

En voyageant entre la France et Rome, on entre petit à petit dans l'histoire, dans l'intimité des deux personnages qui semblent intemporels, infiniment liés par leur passé commun. Au fur et à mesure qu'on tourne les pages, on est pris dans cette atmosphère étouffante et pleine de doutes dans laquelle Raphaël se demande qu'elle est la meilleure des solutions, quelle décision il convient de prendre. En parallèle, on assiste à la fin insouciante et simple que mène Marie. Ainsi, le personnage de Raphaël m'a beaucoup touché pour sa sensibilité, pour ses questionnements et ses doutes. Personnage paumé, mais qui semble très réel, il est celui que l'on a envie de rendre sous son aile, de protéger indéfiniment. Les questions qu'il pose à son meilleur ami sont d'ailleurs intéressantes. On découvre qu'il est pris d'adoration pour son meilleur ami, qu'il envie cette situation de plénitude avec sa femme. Cependant, Raphaël lui-même ne sait comment parvenir à un tel état de transcendance. 

L'histoire m'a plu, donc, tout comme les dessins de Jim. Simples de première apparence, ils sont en fait plein de détails qui donnent un cadre très réaliste à l'ambiance. Les couleurs sont biens choisies, le train est fin, bien fini. Le second tome de cet album, je le lirais, c'est sûr.

 

 

En bref

Avec simplicité, Jim nous fait part de la complexité de l'amour. L'histoire est intrigante, prenante. Une belle découverte.

 

 

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BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Editions Baboo (Grand Angle), 94 pages, 2012

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:31

 

http://www.livraddict.com/covers/49/49085/couv25458540.jpgAbélard est un petit canard naïf et gentil. Depuis toujours, il habite au Marais, un endroit habité par des hommes avec lesquels il partage parties de cartes et journées de pêche. Chaque jour, son chapeau lui propose un petit proverbe qui l’aide à prendre des décisions, à voir la vie d’une certaine manière. La vie de notre héros est paisible, mais il se demande quand même à quoi ressemble le monde, lui qui n’a jamais voyagé.

Un jour, un groupe de quatre jeunes, venus passer le week-end, débarquent au Marais et bouleverse les habitudes des habitants. Parmi eux, il y a Epilie, une femme envoûtante qui fait chavirer le cœur d’Abélard. Les membres du groupe préviennent Abélard : Epilie n’est pas une fille facile. Pour obtenir son cœur, Abélard devra lui offrir la Lune, ou au moins un bouquet d’étoiles… Après avoir appris que les américains avaient inventé des engins capables d’envoyer les Hommes sur la Lune, et après avoir lu une petite maxime l’incitant à découvrir le monde, Abélard prend la décision de quitter le Marais pour aller en Amérique…

 

 

La chronique que nous avait concocté Moka m’a immédiatement interpelée et je ressors de cette lecture enchantée… Cet album est assez loin de ce que j’ai pu lire à présent, mais ce changement de perspective m’a énormément plu.  J’ai tout de suite apprécié le petit personnage d’Abélard, naïf, altruiste, conciliant, à l’écoute des autres. Personnage touchant et émouvant, il m’a tout de suite fait chavirer, et je dois même ajouter que j’ai eu un véritable coup de foudre pour notre petit héros. Abélard part à la rencontre du monde et découvre ses noirceurs, ses travers, la bêtise des Hommes. Il pensait que les Hommes l’aideraient, seraient conciliant, mais la réalité est tout autre. Sous ses allures de fable légère, on découvre que l’objectif de l’auteur n’est pas de nous raconter une mignonne petite histoire, mais plutôt de pointer du doigt l’intolérance et la souffrance qu’impose l’amour. L’objectif est respecté, mais il est aussi terriblement bien réalisé : l’auteur arrive à aborder des thèmes complexes mais ne tombe jamais dans la lourdeur ou le pathos qui aurait pourtant pu être très prégnant dans l’histoire.

Les dessins m’ont, au premier abord surprise. Je n’avais jamais lu d’albums qui ont pour personnage principal des animaux. Cependant, la magie tout de même a opéré… J’ai été happée par ces couleurs sombres à pastels qui dépeignent assez bien les propos de l’auteur.

 

 

 

En bref

Un premier tome très prometteur, un coup de foudre pour cet album qui semble être au premier abord un mignon petit conte, mais qui, en vérité, soulève des thèmes bien difficiles… A découvrir !

 

 

http://blogs.courrier-picard.fr/bulles-picardes/files/2011/07/abelard-planche.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

Dargaud, 64 pages, 2011

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:04

 

http://www.livraddict.com/covers/64/64250/couv64112851.gifUne jeune femme reprend ses esprits, un soir sur un banc dans Paris. Elle ne souvient plus de rien : ni de son nom, ni de son passé, ni de ce qu’elle a fait la veille. Elle se rend compte qu’elle a pleuré, mais elle ne  sait pas pourquoi… A côté d’elle, elle trouve un sac contenant des clefs et un papier avec un nom, un prénom et une adresse. Ce sac, c’est celui d’une certaine Eloïse Pinson. Elle suppose qu’il pourrait être le sien et décide de se rendre à l’adresse indiquée. Arrivée dans l’appartement, elle ne reconnaît rien. Pensant que les médecins vont la prendre pour une folle, elle décide de se débrouiller seule afin découvrir son identité…

 

 

Il y a quelque temps, je découvrais Pénélope Bagieu et son Cadavre Exquis que j’avais beaucoup aimé. Du coup, j’ai eu envie de découvrir tout l’univers de la dessinatrice. La Page Blanche me faisait envie, mais je n’ai jamais eu l’occasion de la lire pour autant… Et puis ce matin, miracle ! En me promenant dans la petite médiathèque de mon village, j’ai pu trouver un nombre de Bandes-Dessinées impressionnantes et alléchantes dont celle-ci…

D’une manière générale j’ai apprécié cette lecture… Seulement voilà, j’ai juste passé un moment agréable et je ne pense pas que j’en garderais un souvenir de grande envergure…

Même si La page blanche est un album assez épais je l’ai lu d’une traite car il s’avère être, au final, très prenant. J’ai eu tout de suite envie de comprendre ce qu’il arrivait à Eloïse et ainsi, il m’a été impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé…

L'album traite de la mémoire, de l’identité, de la manière dont on peut se reconstruire après une amnésie. L’histoire peut s’avérer être un peu banale, puisque c’est déjà le second livre que je lis dont le thème est la perte de mémoire, cependant, j’ai trouvé cet album assez original et ponctué de notes rigolotes qui ont rendu la lecture d’autant plus agréable… J’ai apprécié la manière dont Eloïse mène l’enquête, fouille dans son passé, cherche des indices sur elle-même, sur sa famille, sur sa vie. Finalement, la protagoniste se pose beaucoup de questions qui la rendent touchante, familière. Les questions qu’elle se pose sont légitimes, recherchées, et la manière dont elle mène son enquête est très réaliste. Ses divagations, ses hypothèses m’ont fait rire et on rendu ma lecture encore plus joyeuse.

J’ai aimé les dessins, les couleurs flash, joyeuses et plutôt « girly » qui sont utilisées. Il s’agit d’une Bande-Dessinée comme je les aime, puisqu’elle regorge d’une multitude de détails qui rendent l’histoire très réaliste… bref, jusque-là, tout aurait pu être parfait (ou presque)… Jusqu’au dénouement que j’ai trouvé très brusque, peut-être un peu bâclé. En fait, en ouvrant l’album, je pensais avoir une réponse franche sur la raison pour laquelle Eloïse souffre d’amnésie… Et puis non, il n’y a rien de tout cela… C’est une fin qui amène encore plus de questions qu’au départ, et finalement… Je suis restée horriblement sur ma faim. J’en suis même arrivée à me demander s’il n’y allait pas y avoir une suite… Bref, tout le plaisir de la lecture est brusquement retombé, raison pour laquelle je ne pense pas garder un très bon souvenir de cette lecture…

 

 

En bref

Même si d’apparence on pourrait croire qu’il s’agit d’une Bande-Dessinée légère et rafraichissante, Boulet et Pénélope Bagieu soulèvent des thèmes délicats concernant la cherche de soi. L’histoire est agréable, bien menée, tout comme son personnage central. Cependant, la fin arrive brusquement et me laissera un souvenir assez mitigé.

 

 

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BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Editions Delcourt, 201 pages, 2012

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:20

 

http://www.livraddict.com/covers/6/6627/couv49216435.jpgPar un matin d’hiver, Elinor Jones, couturière talentueuse, débarque dans la demeure Tiffany. La demeure Tiffany est une prestigieuse maison de couture anglaise à qui on prédit un avenir de renommée mondiale. Au sein de cette institution, on y crée des robes sur mesure pour les Lady les plus fortunées d’Angleterre. A la tête de l’atelier, on trouve Miss Bianca Tiffany, une très jeune couturière qui semble très, très talentueuse et à qui on promet un avenir radieux. En effet, c’est elle qui dessine toute la collection, malgré son très jeune âge.

Elinor est très vite plongée dans le bain. Il faut faire vite, très vite car le bal d’hiver des Tiffany se rapproche à grands pas et il ne faut pas perdre de temps. Tout doit être parfait ! Et pour cause : ce bal est l’une des soirées mondaines les plus importantes de l’Angleterre ! Elinor va devoir faire ses preuves rapidement. Miss Bianca lui propose alors de s’occuper de la robe de la veuve Bethania. Habituée à portée du noir seulement, Miss Bianca cherche à se venger du talent de sa nouvelle couturière et l’induit sur une mauvaise piste… Elinor aura-t-elle assez de force et de volonté pour poursuivre ses missions au sein de la demeure Tiffany ?

 

 

Cette BD est une nouvelle lecture pour le club de lecture que nous avons formé. Pour la prochaine rencontre, le thème est : « l’Angleterre victorienne ». A chaque nouveau rendez-vous, nous avons le choix entre cinq livres et une BD. C’est donc par hasard que je suis tombée sur la route d’Elinor Jones… Mais c’est une très belle découverte.

Je pense que j’aurais pu passer très certainement à côté de cette Bande-Dessinée sans le club. Je dois bien l’avouer, j’ai trouvé les personnages très peu à mon goût… Les visages sont assez carrés, très loin de la réalité, pauvres en détails… Pour moi, ces dessins font trop manga et pour cette raison, c’est le genre de livre que j’aurais pu repousser, sans même l’avoir feuilleté… Cependant, les dessins généraux (les décors, les costumes, les paysages, …) sont réellement magnifiques. On y trouve beaucoup de détails, des couleurs lumineuses, vives qui attirent de manière attractive l’œil du lecteur… Et bien sûr, puisque le thème général de cette Bande-Dessinée c’est la couture, j’ai trouvé les robes somptueuses, très bien représentées, riches en détails, en couleurs… Bref elles sont magnifiques ! J’avoue que oui, j’ai bavé devant et j’ai eu très envie de porter moi aussi des robes comme celles-ci. Bref, les dessins d’Aurore ont su m’enchanter, même si, au premier abord, ce n’était pas gagné !

J’ai beaucoup aimé l’histoire qui nous est proposée et d’ailleurs dès ma lecture terminée, j’ai réservé les autres tomes à la bibliothèque. En fait, ce premier tome propose essentiellement une mise en place du décor, une présentation des personnages. Il se centre essentiellement sur la vie difficile et fatigante des couturières au sein de la demeure Tiffany. Du coup, je suis un peu restée sur ma faim… J’ai envie de voir comment cette histoire va continuer, va prendre forme.

Le personnage d’Elinor Jones a su attirer pleinement mon attention. Sous ses airs de femme douce, se cache une forte tête qui saura, dès la fin du premier tome, se faire remarquer par son supérieur. On voit qu’elle a également du mal à supporter le rythme de la demeure Tiffany… Et pour cause, Elinor Jones semble avoir quelques problèmes avec la nourriture…

 

 

En bref

Un début très, très prometteur qui m’a amené à réserver de suite les autres tomes de cette série ! Même si les dessins des personnages ne m’ont pas franchement enchantée, j’ai trouvé les décors, les robes, les paysages magnifiques… J’ai hâte de voir quelle tournure prendra le second tome ! 

 

 

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BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

 

Editions Soleil (Blackberry), 48 pages, 2010

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