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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 14:19

http://p2.storage.canalblog.com/25/04/391377/90481571_p.jpg

 

Michel, à la suite d’un accident de voiture, garde de vives séquelles qui l’empêchent de mener une vie normale. Sa mère, depuis le décès de son mari, s’occupe alors de lui.

Avec son amour et sa bienveillance, Catherine fait en sorte que la vie son fils soit belle et ce, malgré son handicap.

Quelques scènes de vie prises ci et là… Quelques scènes qui nous permettent de comprendre la vie de Michel, 43 ans, et de Catherine, sa mère septuagénaire.

Les tricheries au Puissance 4, les lavages à répétition de son tee-shirt préféré, les locations de films X, le visionnage du dessin animé préféré de Michel font partie du quotidien de nos deux protagonistes. Et même si la vie ne les a pas épargnés, ils sont ensemble… Et c’est tout ce qui compte !

 

 

http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2013/10/Roger-Zidroumichel2.jpgLe titre m’avait intriguée et puis, après avoir découvert l’avis de Noukette, je me suis empressée d’aller acheter cet album, qui, j’en étais persuadée serait fait pour moi…

Avant de partir réveillonner, je me suis blottie sous un plaid, et je me suis laissée bercée par le quotidien des deux protagonistes. On entre tout doucement dans cet univers délicat ; le lecteur n’est pas précipité. Par ailleurs, le choix pris par Zidrou de ne pas respecter une chronologie n’est que plus appréciable. Des brides de vie, des passages importants ou plus frivoles, présents ou passés, sont racontés au lecteur. Petit-à-petit, ce dernier comprend alors l’histoire de Michel, mais surtout, les conséquences de son accident sur l’ensemble de son entourage et principalement sur celui de sa mère.

Catherine ne vit pas la vie qu’elle devrait mener : elle vit à travers et pour celle de son fils. Elle n’ose pas s’éloigner de lui, s’inquiète en permanence pour lui. Son quotidien est lourd. Michel ne se rend pas compte de tous ses efforts. Alors, elle craque, s’énerve parfois, mais elle finit toujours par se ressaisir : car son grand fils a besoin d’elle. Cette mère courage m’a plusieurs fois donné la chair de poule. Sa force m’a impressionnée, et émue à la fois… Comment garder une telle solidité après de telles épreuves ?

Entre les deux protagonistes, il y a bien sûr une immense histoire d’amour, et une force incroyable qui se dégage. Mais pour Catherine, il y a aussi une question d’obligation, de fléau. Catherine est obligée de subir les humeurs de son fils sans jamais s’énerver. Elle accepte tout, ou presque pour que son fils ne manque de rien.

La question du handicap est ici traitée de manière intéressante. Sans pathos, le lecteur est confronté à la réalité telle qu’elle se présente, sans cacher certains détails. La sexualité, les rapports humains délicats, les acceptations difficiles sont abordées dans cet album, donnant une piste de réflexion à son auditeur.

Zidrou et Roger nous offrent alors une histoire pleine de force, d’amour, d’humour, d’amertume, de tendresse, de complicité. Ces deux personnages m’ont donné chaud au cœur, et m’ont aussi émue à souhait. On avance dans cet album le cœur serré, mais aussi le sourire aux lèvres tant l’histoire est belle.  Côté dessins, je suis restée bluffée par ces planches colorées, détaillées, en adéquation avec l’histoire qui nous est proposée.

Un album magnifique, à mettre entre toutes les mains !  

 

 

topbd 2013

Top BD de Yaneck : 19/20

 

 

logorl2013

(2/6)

 

 

Dargaud, 56 pages, 2013

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:52

http://img.livraddict.com/covers/107/107549/couv52746785.jpg

Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, le beau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse…
Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l’artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… Curtil sera-t-il là pour Noël ?
Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d’absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d’hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d’atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs.

(Source : 4ème de couverture)

 

 

Cette année, je n’ai pas du tout suivi la rentrée littéraire. D’ailleurs, vous avez dû remarquer que mon blog est un peu à l’abandon ces derniers temps… L’entrée en Master m’a changée du tout au tout… Bref, j’ai choisi ce livre dans le cadre des Matchs de la Rentrée de Price Minister tout simplement parce que le titre m’a plu, ainsi que la quatrième de couverture.

Ma première impression, c’est qu’il s’agit d’un livre dans lequel il ne se passe pas grand-chose : c’est un livre contemplatif. L’auteure mêle les souvenirs de Carole aux longues journées d’attente dans ce village de montagne. La présentation du texte et l’écriture m’ont parfois fait penser à un journal intime : la date inscrite en haut de chaque page et la manière dont cette journée s’est organisée. Des journées ponctuées par la neige, les visites à son frère, sa sœur, le voisin, la baronne, par des photographies, par des dîners au bar à Francky. Le roman contient certaines répétitions, des gestes répétitifs, pourtant, on s’y sent bien, comme dans un cocon ; j’ai aimé cette atmosphère, cette parenthèse de vie décrite pendant ces 400 et quelques pages. Il faut dire aussi que la lecture de ce roman est tombée parfaitement bien puisqu’elle est réellement de saison : l’auteure nous décrit ces moments familiaux, cette attente de Noël, ces préparations du Nouvel An. Des choses que l’on vit en ce moment, qui sont dans toutes les bouches.

Ajoutons à cela que l’auteure décrit à merveille l’atmosphère dans laquelle les personnages évoluent, tant dans leur environnement émotionnel que naturel. Les paysages de montagnes s’offrent à vous, vous donnent envie d’y aller, de découvrir ce qu’est le Val… Et pourtant, je déteste au plus haut point la neige, le froid et la montagne… Mais là, les mots prennent le dessus et vous donnent envie de vous blottir sous un plaid près de la cheminée pour observer le Val. Les descriptions de Saint-Etienne m’ont également amusées, puisque c’est dans ce département que j’ai vécu toute mon enfance. L’évocation des bars rue des Martyrs m’ont fait sourire et il a été agréable de se sentir autant chez soi dans ce livre. J’ai aussi aimé ces liens un peu bancals qu’entretiennent les personnages ; questionnements, jalousies, énervements, peurs pour l’un et pour l’autre vous donnent malgré tout une belle vision de cette famille. Les habitants du village apportent tous une jolie touche de couleur, un éclairage à cette histoire familiale complexe.

Mais (oui parce qu’il en fallait un !), j’ai été déçue par cette fin… Peut-être aussi parce que tout le livre tourne autour de l’arrivée de Curtil, et que son arrivée se fait attendre par tous. Du coup, il est vrai que j’en attendais beaucoup. Je m’attendais à des retrouvailles émouvantes, touchantes, agaçantes ou apportant des éléments de réponse… Mais rien de tout cela n’est mis en avant dans le roman, ce qui, je pense, est plutôt dommage.

Néanmoins, Une part de ciel plaira aux personnes qui n’ont pas peur de cet immobilisme, qui n’ont pas peur de se plonger tout entier dans une parenthèse de vie.

 

Un grand merci à Price Minister pour l’envoi de ce roman à qui je donne la note de 14/20 (et désolée pour mon retard !).

 

 

logorl2013

(1/6)

 

Actes sud, 446 pages, 2013

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