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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:56

Après avoir feuilleté, reposé, repris reposé, ce livre, je me suis (enfin!) décidée à acheter Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. Il faut dire aussi que sur le monde de la blogoshpère, on le rencontre très souvent, et avec, en général, de bons avis. Et puis ce titre est tout à fait intriguant! Mais je crois que le fait de le rencontrer de partout me rebutais un peu, et puis aussi parce que les romans historiques ne me passionnent pas du tout... Finalement, aujourd'hui, j'aurai été un peu déçue de passer à côté de cette lecture, qui m'a captivée. 

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv73907186.jpgAprès la seconde Guerre mondiale, Juliet, jeune écrivain reconnue, reçoit la lettre d'un habitant, Dawsey, de l'île de Guernesey. Cet homme a en effet en sa possession un livre de Juliet dans lequel se trouvait inscrit son adresse et son nom. Dawsey décide de lui écrire afin de l'en informer. Les deux personnages entament alors une correspondance. Au fil de ses courirers, Dawsey révèle l'existence d'un cercle littéraire au nom très spécial, créé de manière totalement improvisée. Juliet se passionne alors pour cette communauté, mais aussi pour ses membres, et les habitants de cette île.

En manque d'inspiration pour son prochain roman, elle décide alors de conter l'histoire des habitants de Guernesey. Elle part donc à la rencontre de ses correspondants, et changera de vie... 

 

Ce roman m'a complètement captivée... J'avoue avoir eu un peu de difficulté à rentrer dans ce livre, car je me suis  un peu perdue dans cette correspondance où je ne savais plus qui était qui. Mais ceci s'est vite effacée et une fois les personnages connus, je me suis mise à les aimer, à m'attacher à cette très belle histoire d'amitié qui nait de manière très simple. Je ne pensais d'ailleurs pas m'attacher à des personnages ne communiquant que par lettres (oui des fois on se fait des idées... étranges!). Mais pourtant, j'ai été complètement charmée par cette lecture. On en vient à envier cette belle histoire d'amitié, mais aussi ce club... 

 

On découvre le monde au sortir de la guerre, où il faut se reconstruire. C'est un aspect qui m'a beaucoup plu, car il est parfois un peu oublié... Cette lecture permet aussi de voir deux visions des allemands : les allemands nazis, et assez cruels. Mais aussi les allemands qui ont aidé les populations, et qui s'avère avoir beaucoup de coeur et de sympathie. Chose que parfois on oublie un peu aussi... 

 

Il est vrai que j'aime beaucoup le genre épistolaire mais j'avoue aussi que parfois il manque un peu d'actions. Or là, ce n'est pas le cas... Il n'est pas question de suspens ou d'action, mais j'ai tourné les pages avidement, impatiente de connaître le fin mot de cette histoire. Ce genre d'écriture est également amusante car elle permet de découvrir les différents points de vue des personnages par des lettres, où chacun raconte sa vie, une petite annecdote, ou quelques uns critiquent les autres aussi. On voit également un réelle évolution des personnages. Au début, Juliet est une femme plutôt triste, et puis, une fois son arrivée sur l'île on voit qu'une réelle métamorphose se produit... Juliet semble s'épanouir parmi ses nouveaux amis et avec Kit (une petite orpheline).

 

Une seule chose m'a déçue, c'est que parfois il manque des réactions, des avis des points de vue, de certains personnages. On voit par exemple que Juliet écrit beaucoup à Sophie ou Sidney, mais on ne voit pas souvent leur réponse. Juliet leur fait part de ses angoisses, de ses doutes, ou de ses questionnements et j'aurai ainsi aimé découvrir des lettres de réconforts, d'encouragement, ou de réponse tout simplement. 

 

En bref

C'est un roman que je ne peux que conseiller, et c'est une très très bonne lecture... Il offre une belle morale, et une belle leçon d'optimisme. 

 

 

"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal"

 

10/18, 410 pages, 2011

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 19:24

J'ai continu ma passe de "je relis les livres qui m'ont marqués"... Après Fahrenheit 451, l'envie m'a prise de relire Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, offert par mon petit colocataire (oui restons dans l'anonymat), il y a quelque temps déjà, à l'occasion de mes 17 ans? de notre premier Noël? ...  Je ne sais plus exactement. Il m'a souvent demandé, depuis que j'ai créé mon blog, pourquoi ce livre ne figurait pas dans mes chroniques... La réponse est simple, je ne chronique que les livres que je viens de terminer... Sinon ma mémoire me fait défaut... J'ai eu cet envie de faire figurer un livre remplit d'amour et d'espoir, offert par une personne qui m'est chère dans mon petit bazar...

Autrement dit, c'est l'un des livres dont je ne pourrais réellement me séparer...

 

http://www.images-chapitre.com/ima3/original/961/1125961_2571263.jpgMathias a une trentaine d'année lorsqu'il perd sa mère, suite à une très longue maladie. Il redevient alors un petit garçon. Il est perdu, souffre de l'absence de sa mère, se sent impuissant. Mais tout bascule, lorsque dans les affaires personnelles de sa maman, il retrouve une petite horloge, arrêtée à l'heure même du décès derrière laquelle il est inscrit "Pour vous aider à combattre la mort: Giant Jack, passeur entre les mondes, médecine par les ombres, spécialiste des problèmes de vie malgré la mort" et puis un peu plus bas, "Contact: chantonnez Giant Jack is on my Back...". Mathias s'exécute, et il apparait alors devant lui un géant de quatre mètre cinquante, avec de jambes longues, en accordéon et des bras qui trainent au sol. Après avoir fait connaissance, Giant Jack propose à Mathias une ombre (qui sert de cocon), mais également des livres, une amitié, et un espoir de vivre encore même après la douleur...

Petit à petit, Mathias réapprendra alors à vivre, à croire, malgré le vide.

 

Malgré une second relecture, je retombe immédiatement sous le charme de cette écriture, de cette belle histoire, mais je retrouve également la même mélancolie que la première fois.

 

Dès les premières phrases, j'ai été émue aux larmes, une seconde fois, parce que l'auteur nous donne ses premières impressions, sans fioritures...Et puis après, il m'était difficilement possible de lâcher ce livre tant qu'il n'était pas terminé.

Selctionner quelques phrases qui m'ont touchées, émues, plues, se révèle être difficile... A vrai dire, il faudrait selectionner le livre entier tant l'écriture de Mathias Malzieu est poétique, tant les mots sonnent justes, et glissent avec une facilité et une douceur déconcertante... Pourtant, son écriture s'évère être assez proche de celle du langage parlé...

Mais ce livre ne se limite pas à une écriture qui touche... On passe très souvent du rire aux larmes... J'ai d'ailleurs éclaté de rire plus d'une fois alors que j'étais seule, ou bien entourée de personnes inconnues dans le tram (bon là, je me suis contentée de sourire...).

 

Le personnage de Mathias est très touchant... On perçoit aisément son désarroi, ce vide, cette tristesse, cette colère... Et puis, on voit aussi au bout d'un an, cette envie de revivre, de continuer à partager des moments avec son père... Cette sorte de renaissance...

Le personnage de Giant Jack quant à lui, apporte beaucoup de fantaisie à ce roman, que l'on pourrait qualifier de conte pour adultes. Il apporte des pointes d'humour, mais aussi des passages poétiques...

 

C'est assez déroutantde voir aussi que ce sont typiquement les même questions que je me suis posée lorsque j'ai perdu mon Papy... Où est tu maintenant? Est-ce que tu vas bien, mieux, maintenant? Et comment on fait pour imaginer la vie sans toi? A quoi elle ressemble la vie sans ta bonne humeur? sans ton sourire? Sans toi? Avec ce vide?

Sans forcément partager cette tristesse, on peut la comprendre, la sentir...

Le vide revient sans cesse... Comme ces moments dans le cimetière on l'on remplit le temps pour ne pas rester devant ce marbre qui nous reflète la triste réalité... Les mêmes envies apparaissent, sans qu'on puisse jamais vraiment les réaliser... La même colère qui nous pousse à dire "Allez revient quoi!"...

 

En bref

Même si ce n'est pas mon genre de relire deux fois un livre, celui la, tout comme très peu d'autres, je pourrais le lire et le relire, et le rerelire... J'aime cette poésie, cette douceur, cette triste réalité auquel l'auteur nous confronte... J'ai encore passé un très bon moment avec ce roman...

 

 

"Est-ce que ça va mieux, est-ce que c'est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l'on ne peut plus porter? C'est fini ce poids qui écrasait ton sourire? qui écrasait ton ventre, qui t'écrasait? Tu as pu t'échapper, dis? Avec ton sourire en poche maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi?"

 

 

J'ai lu, 151 pages, 2009

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 18:55

J'ai eu envie de me replonger dans LA lecture des mes années collèges... Le pauvre est d'ailleurs rempli de notes diverses, avec une écriture bien ronde, un peu enfantine, mon prénom marqué en vert pomme sur la toute première page du livre... Haaaa... Nostalgie de ces cours de français, puis plus tard de littérature... Enfin, c'est LA lecture avec un grand "L", car c'est ce livre qui m'a donné cette passion de lire, cette envie de posséder des livres... Bref, j'ai eu envie de relire ce livre qui m'avait tant marquée, travaillée, émue, ce livre qui nous a tant fait parlé, ce livre que j'ai réussi également à faire lire à mon colloc' (non sans joie)...

Et puis, je me posais la question suivante depuis quelque temps: Qu'est ce qu'il a de si extraordinaire, ce livre?

Donc, me voilà en train de fouiller dans ma petite bibliothèque, un soir à 23 heures pour dénicher enfin LE livre...

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/3/7/9782070415731.jpgGuy Montag est un pompier assez spécial... Il n'éteind pas les feux, mais les allume, et il brûle plus particulièrement les derniers livres qui subsistent encore, ainsi que les maisons dans lesquelles, ils se cachent... Il brîle des livres car c'est son métier, mais il ne se demande pas pourquoi il le fait réellement.

Il vit avec sa femme, Mildred, qui passe sa vie avec sa "famille", devant des murs écrans; une sorte de télévision, diffusant en permanace des informations dictant la façon de penser des habitants.

Dans ce monde futuriste, on ne regarde plus la nature, on ne lit plus, on ne se promène pas, on n'observe pas le ciel, on ne discute pas vraiment avec d'autres personnes réelles...

Puis un jour, Guy Montag rencontre sa voisine, Clarisse, une jeune fille de 17 ans qui se dit folle, car elle, elle aime faire ces choses qui ne se font plus.Tous les deux entament alors des discussions Clarisse finit alors par demander au pompier s'il est vraiment heureux. Celui-ci rit de cette question et de la jeune fille, mais ce questionnement l'amène à se poser de réelles questions... Un jour, une vieille femme se suicide dans sa maison, avec ses livres, pour ne pas que les pompiers le fasse à sa place. Guy, reste envoûté par cet acte et décide de voler un livre. Il deviendra alors un dangereux cruminel, pourchassé par la société.

 

Du début du livre, on est emporté dans un monde bien trop sombre, sans livre, certes, mais aussi sans questionnement, sans relation, sans amour aussi... Car en effet, dans ce monde bien trop égoïste, on ne se proccuppe pas de l'autre. On n'aime pas ses enfants. On en fait pour prolonger l'espèce. On n'aime pas sa femme, non plus, on se contente de sa présence, et encore...

On se rend compte que la population entière n'est pas heureuse... Le suicide est d'ailleur une chose courante, une chose qui se nettoie...

On voit apparaitre plusieurs problèmes de société. On voit par exemple que Bradbury nous décrit les médias de masse comme dangereux. On arrive égelement à voir certains thèmes apparaitre comme la spectacularisation de l'information, notamment lorsque Montag est enfin capturé, afin de mettre les gens en haleine... Tous ces thèmes que l'ont voit de plus en plus apparaitre dans notre société actuelle.

Le monde décrit est très sombre, mais il nous fait prendre conscience d'une chose, c'est qu'il faut profiter de chaque instant.

 

L'écriture de Bradbury est poétique, remplie de belles métaphores comme je les aime... J'avoue que parfois ca peut être difficile à lire, mais il faut aller jusqu'au bout... Poser le livre et réfléchir...

 

Du début à la fin, on suit la dérive, mais aussi la fuite de Montag... On en arrive à être fier de ses actes, de son évolution. Suite à sa rencontre avec Clarisse, on se rend compte que le personnage est sans cesse perturbé par l'oubli. Il a oublié comment s'est passée sa rencontre avec sa femme, il a oublié ces petits bonheurs tout simples, il a oublié ces passages de livres appris par coeur... Il tend à se souvenir de tout, de chaque détails... 

J'ai bien sûr été boulversée par la fin du roman, qui dépeint une belle leçon d'humanité, et d'espoir. la fin du livre nous offre l'espoir d'un monde nouveau, d'un monde qui renait...J'ai été fascinée par cette scoiété d'hommes vivant dans la forêt, qui résistent, qui se souviennent, et qui réfléchissent à tout... A une nouvelle société, à leur vie personnelle,... Grâce à ces hommes, le livre apparait comme un instrument de reliance sociale.

 

On retrouve également une très bonne préface qui fait correspondre 1894 de Orwell à Fahrenheit 451. Et il est vrai que dans ces deux livres ont retrouve un bon nombre de similitudes. Ces deux livres nous dépeingnent une société où tout s'effondre, une société où tout nous est dicté par les médias, une société où les sentiments semblent être mis à part.

 

Enfin ce livre ne peut recevoir de ma part que des éloges... Je me dis aujourd'hui, alors que je viens tout juste de le terminer, que je comprends pourquoi ce livre m'a tant émue... Pourquoi ce livre constitue pour moi, LE livre, celui dont je ne pourrais jamais me séparer.

Les livres sont décrits comme ayant un tel pouvoir, qu'un monde sans livre, ne peut-être concevable, car la vie s'avère être bien trop triste sans. Car ceux ci permettent aussi uen reflexion. Parce qu'un livre est quelque chose qu'on peut poser si on n'est pas d'accord, ou si on a besoin d'un instant de reflexion... On se rend compte que ce livre offre une belle leçon d'optimisme qui me fait penser à un Carpe Diem si souvent entendu...

 

 

"Il sentit son sourire s'estomper, fondre, se racornir comme du vieux cuir, comme la cire d'une bougie monumentale qui a brûlée trop longtemps et en vient à s'effondrer, étouffant sa flamme. Nuit d'encre. Il n'était pas heureux. Il n'était pas heureux. Il se répètait ces mots. Ils résumaient parfaitement la situation. Il portait son bonheur comme un masque, la jeune fille avait filé sur la pelouse en l'emportant et il n'était pas question d'aller frapper à sa porte pour le lui réclamer."

 

 

Folio SF, 213 pages, 2006

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 19:05

Je fais mes premiers pas dans la littérature indienne, et je peux dire que je ne suis pas déçue...

Je rêve d'aller en Inde, de découvrir ce pays de fond en comble ainsi que  la culture indienne. Mais bon voilà... Faute de moyens je me repporte sur de l'imaginaire (ce qui n'est pas désagréable). Je cherchais, à la base, un livre portant sur les origines des castes mais ca a été sans grand succès...Si vous avez un livre à me proposer d'ailleurs, n'hésitez pas, je suis preneuse...

Je suis donc allée au rayon littérature indienne et je tombe sur ce livre que j'avais d'ailleurs noté car j'vais lu un article dans le magazine Lire... Enfin bref, finissons les blablas et passons à l'essentiel.

 

000893476En 1955, quelques années après la fondation de la république indienne, Mîra, 17 ans, entre en compétition avec sa soeur ainée, Roopa et se met en tête de séduire Dev, un musicien issu d'une classe sociale inférieure à la leur. Mîra gagne cette compétition et débute alors une relation avec le garçon. Le père de Mîra force alors sa fille à épouser Dev pour ne pas déshonorer leur famille.

La jeune fille, élevée dans un milieu sans religion, se retrouve alors dans une famille traditionnelle et conservatrice. Elle séjourne quelques années dans sa belle famille, mais son mari qui ne rêve que d'une chose: partir à Bombay pour se faire connaitre en tant qu'artiste.

Grâce à l'aide du père de Mîra, ce souhait se réalise et le jeune couple emménage alors dans un petit appartement à Bombay. Mîra connaitra alors l'alcoolisme de Dev, mais aussi sa violence, et ses déceptions, ses croyances, ses espérences. La jeune femme, perdue ne réussit pas à s'épanouir dans ce milieu.

Quelques années plus tard, Mîra tombe enceinte d'un petit garçon, Ashvin à qui elle porte un amour excessif voire même parfois quasi incestueux... Mais c'est également un amour qui lui permettra de s'échapper de cette vie qui ne lui convient plus...

 

J'ai trouvé ce roman absolument passionnant. Une fois rentré vraiment dedans, il est difficile d'en sortir réellement...

L'écriture de ce livre est très fluide et j'ai trouvé que c'était vraiment très très bien écrit, malgré le fait d'avoir lu la version française de cet ouvrage. La seule chose que je regrette réellement, c'est le fait que l'histoire soit racontée à la première personne. Il est vrai que je préfère largement lorsque les histoires sont écrites à la troisième personne, mais bon... Je m'y suis faite quand même.

 

L'histoire se déroule sur plus de trente ans. On peut alors suivre l'évolution de tous les personnages... Et des évolutions, on peut dire qu'il y en a...  Je ne me suis pas réellement attachée aux personnages, comme à mon habitude, mais j'ai été assez passionnée par ce décor,  dans lequel les protagonistes évoluent.

Mîra, par exemple, s'avère être pendant tout le livre une femme soumise, notamment à son père et à son mari. On a même parfois un peu envie de la "secouer", de l'inviter à se révolter enfin contre ces hommes qui l'opressent et l'empêchent de vivre sa vie comme elle le souhaiterait. Et puis, à la fin, on voit alors la naissance d'un personnage tout neuf, qui semble enfin pouvoir mener sa vie comme elle l'entend... Bien sûr à vous de lire quels boulversement l'ont enfin fait changé d'avis.

 

Dev est un personnage un peu ambigü... ll semble en effet un peu perdu, lui aussi, dans cette nouvelle vie... Il va de déceptions en deceptions, connait le chomage, commence à boire beaucoup trop, et finit par délaisser sa femme. Pourtant, il plein de bonnes intentions pour aider sa famille, pour reconquérir Mîra, pour percer enfin dans ce milieu qui lui tient tant à coeur. Mais il semble aussi incapable de se détacher de ce rêve, de sortir de ce gouffre dans lequel il sombre. C'est un père aimant son fils par dessus tout, et on voit naitre une relation nouvelle entre le eux, lorsqu'Ashvin grandit, ce qui rend folle de jalousie sa femme...

En effet, en ce qui concerne la relation de Mîra avec son fils, on peut la qualifier d'excesive, voire même parfois d'incestueuse. Les deux personnages se porte l'un autant que l'autre un amour inconsidérable. J'avoue que j'ai parfois été un peu gênée de lire ces passages qui montrent que leur relation n'est pas toujours très saine... Mais ces passages sont quand même peu nombreux et restent de courte durée...

 

On découvre également les moeurs et coutumes indiennes, grâce aux nombreuses citations de croyances, de mythes et de rites, mais aussi grâce à  l'utilisation nombreuse de mots Hindi... Mais pas de panique encore une fois, Manil Suri à penser à tout... On y trouve à la fin un petit glossaire assez détaillé des différents types de costumes, mais aussi des différents types de plats évoqués.

On découvre également la situation politique de l'Inde quelques années après la fondation de la République, avec ses conflits, ses changements, ses différentes fondations...

 

En bref

C'est un livre qui m'a beaucoup beaucoup plu... Même si, il est vrai, j'ai été un peu longue à le lire, faute de temps, faute de motivation, faute de tout... J'ai d'ailleurs acheté un second livre de littérature indienne, qui je l'espère me plaira tout autant... Si vous avez d'autres bon titres à me faire découvrir dans ce même , je suis toute "ouïe"...

 

 

"Non il ne la quitterait pas, à coup sûr, si elle était suffisamment prodigue de sa dévotion. Son amour serait pour son fils une salle de jeux dorée, un palais enchanté dont il detesterait l'idée même d'abandonner les plaisirs. Ce serait un amour indispensable, au même titre que l'air, de sorte qu'il ne pourrait concevoir d'exister sans lui. Quel choix aurait-il, face à une telle profusion, quel de l'aimer en retour avec une intensité comparable?"

 

 

Le livre de poche, 2011, 630 pages

 

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:11

Après un desastreux essai avec Mange, Prie, Aime d'Elizabeth Gilbert, je me suis lancée dans la lecture de Ne t'inquiète pas pour moi que j'ai découvert ce livre grâce au blog les livres de latite et j'avoue que c'est une grande réussite... J'étais assez curieuse de lire cet échange quelque peu particulier entre une mère et sa fille...

 

9782013228954FSClaire et sa mère se voient peu et échangent par post-it collés sur le frigo. Au tout début du livre, ces notes ne sont que des recommandations, des listes de courses, des rappels, des informations, ou des demandes. Puis un jour, la mère de Claire tombe gravement malade, et il s'en suit des longs échanges sur la maladie, les espérances, la vie ... Claire, elle la reconforte, la questionne, lui pose la simple question "ça va maman?" et finit par lui parler de sa vie au lycée, de ses amours, ...Sa mère elle, lui parle de son travail (elle est médecin), de ses angoisses, son espoir de guérir...

 

J'avoue qu'au départ chercher un livre dans le rayon roman adolescent m'a un peu rebutée... Pourtant je ne regrette pas mon achat. Je dirais même que je suis ravie d'avoir sumonté cette limite...

 

J'ai terminé ce livre en pleurs hier soir... On ne peut pas dire qu'il s'agit d'une écriture qui puisse nous laisser sous le charme mais par contre, l'histoire est tout simplement belle et vraie. L'écriture est très simple mais elle est assez réaliste... Après tout quand on écrit un petit mot sur un post-it on ne fait pas de longues phrases et on ne s'écrit pas forcément un roman.

 

On s'attache particulièrement à la mère et on a envie qu'elle guérisse...

Claire est un personnage un peu moins attachant... Elle est un peu égoïste, voire même un peu ingrate par moments... Cependant, elle peut être aussi pleine de bonnes intentions... Elle souhaite par exemple organiser des repas, faire changer d'air à sa maman, elle l'aide beaucoup à la maison...

Le roman en lui même se lit vraiment bien... Je pense même que si je n'avais pas à me lever le lendemain je l'aurais lu d'une traite... Dès les premières pages, on a envie de connaitre la suite, de savoir comment toute cette histoire va se terminer.

 

En bref

C'est donc un très bon roman qui raconte une très belle histoire d'amour entre une mère et sa fille et je ne peux que vous le conseiller.

 

 

"Quand je te regarde, je vois la femme que je veux être, forte et courageuse, belle et libre

P.-S. Je t'aime"

 

 

Le livre de poche Jeunesse, 242 pages, 2011

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 19:11

Tout d'abord, un très grand merci au fréro de m'avoir si gentiment offert ce livre... Bien sûr, on cachera la raison de cet achat... Mais quand même, merci! C'est le permier livre que je lis de cet auteur, et je dois dire que c'est vraiment une réussite. Ca donne envie d'en lire d'autres...Et peut-être aussi d'aller voir le film quand il sortira...

 LaDelicatesse

Nathalie est très belle, mariée, heureuse dans sa vie. Suite à un accident, elle perd son mari. Mais Nathalie est également une femme qui  fait chavirer le coeur des hommes, du simple inconnu (son mari), à son patron (Charles), ou bien même à un employé de l'entreprise suédoise où elle travaille (Markus). Un jour, sans crier gare, elle embrasse ce dernier, cédant ainsi à une impulsion, rompant également sa solitude. Markus cherche à comprendre ce geste, mais elle ne peut l'expliquer. Markus tentera alors avec beaucoup de délicatesse et d'humour séduire Nathalie...

 

J'ai vraiment passé un très bon moment avec cette lecture... Le livre se lit bien. Les chapitres sont relativement courts, et nous donnent le point de vue de chaque personnage. Entre ces chapitres, on trouve également de petites précisions évoquées par un personnage sur le chapitre précédent, comme par exemple les lectures préférées de Nathalie (dans lequel on trouve la Belle du Seigneur, rien que ça), des paroles de chansons, des articles de journaux lus, ... C'est donc un livre bien écrit avec plein de touches d'humour, apportées principalement par les personnages de Charles, Chloé (une collaboratrice de l'entreprise) et Markus. En effet, Charles et Chloé apportent le sourire par leurs commérages, leur maladresse. Markus, lui,  s'avère être un homme maladroit avec les femmes, mais il sait également les faire rire.

Mais dans ce livre, on passe du rire aux larmes. Ainsi, les deux protagonistes sont touchants par leur histoire respective, puis partagée.

La façon dont Nathalie vit son deuil m'a beaucoup émue, tout comme les déceptions avec les femmes de Markus.

 

En bref

C'est donc un très bon livre, et j'ai même un gros coup de coeur... Je ne peux que vous le conseiller...

 

 

" En se tuant, il avait figé leur amour. Il les avait propulsés dans une éternité fixe. Comment ravir quoi que ce soit chez une femme dans ces conditions? Une femme qui vit dans un monde arrêté. Vraiment c'était à se demander s'il n'avait pas fait exprès de se tuer pour prolonger éternellement leur amour. Certains pensent bien que la passion a forcément une fin tragique."

 

 

Folio, 210 pages, 2009

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 14:55

J'ai eu envie de lire ce roman psychologique parce qu'il a connu un succès important. J'étais un peu intriguée et l'histoire me paraissait assez sympa... En plus, une amie m'en avait dit du bien et me l'avait plutôt conseillé. Pour ma part, je reste assez perplexe. Je ne peux pas dire que ce livre m'a déplu, mais je ne peux pas non plus dire que ce livre est un petit trésor...

 

lhomme-qui-voulait-etre-heureuxL'histoire est la suivante: un homme, en vacances à Bali, décide voir un guérisseur quelques jours avant son départ. Il le rencontre, initialement, sans raisons particulières. Le guérisseur jouit d'une renommé mondiale, d'ailleurs, un politique américain a été guéri grâce à l'intervention du sage.

Après un premier diagnostique, le guérisseur est formel, l'homme est en bonne santé, mais il n'est pas heureux. Il s'en suit alors de longues discussions avec le guérisseur, sur plusieurs jours pour aider son patient à prendre conscience de son bonheur et à reprendre le contrôle de sa vie.

 

Ma première réaction c'est "mouaiiiiiis"... Je reste un peu étonnée du succès de ce livre, car il reste tout de même assez banal. Le roman se lit bien, certes, mais l'histoire reste assez plate, le personnage principal assez commun... On ne s'attache pas à lui, on n'a pas vraiment envie de l'aider, de le secouer ou quoi que ce soit. Une fois le livre fini, je ne perçois pas mon habituelle déception.... C'est un livre qu'on lit sans sentiments. On n'éprouve ni joie, ni tristresse, ni émotion... Je suis également un peu déçue par la fin du livre...

Après, il est vrai que je n'avais jamais lu ce type de roman auparavent... Peut-être que mon manque d'anthousisme est dû à cela...

 

Malgré tout, ce roman m'a fait réfléchir et d'une certaine façon m'a fait prendre conscience des gens, et du monde qui m'entoure. On se pose quand même quelques de questions sur soi-même, et on finit même parfois par appliquer les questions du guerisseur à nous même. Une fois le livre terminé, on a envie de vivre... Et puis c'est tout...

 

 

En bref

Malgré tout c'est un livre que je pourrais conseillé et que j'ai d'ailleurs déjà conseilllé... Mais bien sûr, je ne le proposerai pas à tout le monde...

 

 

Pocket, 2010, 167 pages

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:40

A mon tour, je découvre Delphine De Vignan, auteur que je ne connaissais pas du tout, grâce au blog de noukette. Et je peux dire, moi aussi, que cette lecture m'a beaucoup touchée, m'a beaucoup émue.

 

http://penseesderonde.typepad.fr/.a/6a0115701061b3970c0120a5d88336970b-320wiCe livre raconte deux histoires parallèles, l'histoire de deux personnages perdus en plein coeur de Paris.

Suite au décès de son mari, Mathilde élève seule ses trois garçons. Elle est cadre dans une entreprise parisienne et était jusqu'alors respectée, et en confiance avec son patron, mais suite à un désaccord, celui-ci commence à la mettre à part. Certains e-mail se "perdent", le boss refuse de lui parler, lui refuse également un accès aux documents de l'entreprise, ... Victime de harcèlement moral, Mathilde se retrouve alors seule dans un petit bureau sans fenêtres sans vie, à côté des toilettes des hommes. Mathilde devient alors une femme perdue, qui n'a plus confiance en elle. Pourtant, ce 20 mai, une voyante lui a prédit que tout allait changer.

En ce même jour, Thilbault quitte sa petite amie Lila, car celle ci semble être indifférente à son amour. Il se rend compte que cette relation ne les mènera à rien. Thibault est médecin aux urgences et visite chaque jour des patients dans la ville de Paris. Le personnage côtoie la maladie, certes, mais aussi la détresse et la solitude de certains parisiens.

 

Ce livre m'a vraiment touchée mais on ne peut pas dire qu'il soit vraiment drôle. En effet, le Paris qui y est décrit s'avère être très noir, et perdu dans la solitude. On s'attache encore une fois très vite à ces deux personnages. On a envie de les aider, de tout faire pour que leur vie soit meilleure.

 

Pendant tout le livre, on remarque des similitudes entre ces deux personnages, tous les deux perdus et épuisés dans la capitale. On espère tout au long que les personnages finiront par se croiser, et peut-être aussi par s'apporter un équilibre mutuel.

Ce roman est une petite merveille, cependant, je suis restée un peu sur ma fin... Que va-t-il réellement se passer entre Thibault et Mathilde?

 

En bref

Cette histoire m'a, pour ma part, fait réfléchir. En fait, il s'avère être très juste. Qui sont nos voisins? Sur qui peut-on compter? On rencontre également des thèmes de la vie courante: la solitude, la méchanceté, l'indifférence, la souffrance, ... Ces thèmes que j'ai pu rencontrer dans une grande ville...

 

 

"-A partir de quand on est un couple? [...]

  -Quand on pense à l'autre tous les jours, quand on a besoin d'entendre sa voix, quand on s'inquiète de savoir si il ou elle va bien. [...] Quand on est capable d'aimer l'autre tel qu'il est, quand on est seul à voir ce qu'il peut devenir, quand on a envie de partager l'essentiel, de le projeter sur une surface nouvelle, inventée... Je sais pas. Qaudn cela devient plus important que tout le reste.

Elle aurait voulu être deux pour répondre à ces questions. Etre un couple, justement. Elle est seule et elle répond d'une seule voix. Une voix amoindrie, tronquée."

 

 

JC Lattès, 2009, 280 pages

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 09:21

Après avoir lu la maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, offert par mon super collocataire, je me suis précipitée sur le dernier Mathias Malzieu disponible à la bibliothèque. Et de nouveau, ce livre est une pure résussite.

 

M tamorphoseEnBordDeCiel (1)Tom Cloudman est le plus mauvais cascadeur du monde. Il connait d'ailleur la gloire par ses cascades manquées. Il Il est aussi un grand rêveur impressionné par la liberté et le vol des oiseaux. Lors d'une énième visite à l'hopital pour une fracture, le médecin lui décèle une maladie incurable que Tom appelle la "Betterave". Il commence alors un très long séjour dans un triste hopital blanc, ce que le personnage ne le supporte pas. Lui, aimerait faire du vélo, pédaler, vivre. Lors de ses déambulations nocturnes, il rencontre le très jeune Victor atteint lui aussi d'un cancer, et se lie d'amitié avec le jeune garçon. Il également rencontre un soir en bord de ciel, une femmoiselle, mi femme mi oiseau,  qui lui propose le pacte suivant:

"Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. "

 

Ce roman est une petite merveille tout comme le premier que j'avais lu de Mathias Malzieu. Je me suis très vite attachée aux personnages et on a très vite envie de connaitre la suite. Une fois entamé, il m'était difficilement possible de lâcher ce roman.

On s'attache à Tom et sa véritable envie de combattre la maladie, de vivre.

On s'attache aussi au petit Victor qui connait la maladie bien trop tôt.

On s'attache également à l'amour naissant entre lma femmoiselle et Tom.

Le roman entier est touchant, sans jamais tomber dans le pathos.

 

Plus d'une fois j'ai été touchée par l'écriture très poétique, pourtant les phrases sont, de manière générale, assez simples, mais tellement justes... Chaque mot semble être réfléchi, et aucun de semble être pris au hasard.

 

Tout comme maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, on peut penser que ce livre est un conte pour enfant, cependant, l'auteur nous offre de nouveau une belle réflexion sur l'amour, l'envie de vivre et la maladie, à tout âge.

Ce livre aborde sans pudeur le thème du cancer et nous dévoile des rêves impossibles.

 

 

En bref

On prend plaisir à lire ce roman et je dirai même, à lire cet auteur. Derrière des histoires, de premières apparence naïves, on rencontre de belles réflexions.

 

 

"Il n'y a que lorsque je vais à la rencontre de l'enfant-lune que je me débranche. Pour lui, je joue à l'illusionniste, j'invente des histoires qui nous font rêver"

 

 

Flammarion, 2011, 157 pages

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