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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 19:17

 

http://www.livraddict.com/covers/44/44796/couv57196336.jpgBienvenus aux Bombinettes, un petit village reculé dans lequel vivent 234 âmes. Au cœur de ce charmant village, la vie s’écoule paisiblement. D’ailleurs, en ce dimanche de mai ensoleillé, les habitants se préparent à accueillir les vendeurs de la foire annuelle. Monsieur le Maire, Raymond Orloff, est très occupé par tous les problèmes et les requêtes que lui soumettent ses citoyens : le « Bistrot du coin » s’est fait cambrioler son « I », Hortense, quant à elle souhaite monter un club de peinture, …  

Mais ce qui préoccupe le plus le Maire, c’est l’arrivée d’Amandine - une très belle et jeune fille - et de son Sexshop ambulant. C’est que le camion d’Amandine risquerait de troubler  les nombreuses et majoritaires personnes âgées vivant au Bombinettes…  Il tente alors de convaincre la jeune vendeuse de ne pas étaler des objets qui seraient jugés trop évocateurs… La jeune femme, soucieuse de garder sa place à la foire, lui offre alors un inoffensif canard en plastique, ce qui soulage ainsi Raymond. Mais les habitants ne voient pas l’arrivée d’Amandine d’un bon œil…

 

Il y a une éternité que je n’ai pas lue de BD (je cours après le temps tout le temps) et vraiment, ça m’avait manqué… D’autant plus que je redémarre (espérons-le pour de bon) avec une série fort sympathique… Pour être franche, je ne dirais pas qu’il s’agit de la BD de l’année, néanmoins, j’ai passé un très, très agréable moment en compagnie de celle-ci.

J’ai trouvé l’histoire agréable, intéressante, très fraîche et plutôt originale. Finalement, je pense qu’il s’agit d’une BD plutôt novatrice puisqu’elle soulève, de manière humoristique, plusieurs thématiques entremêlées. J’ai passé un bon moment avec ce premier tome car j’ai trouvé le ton de l’auteur assez amusant. L’histoire et les dialogues m’ont également fait sourire. Mais au-delà de cela, cette BD dévoile également de manière plus ou moins humoristique et plus ou moins détournée les « problèmes » des milieux ruraux. Turf souligne avec humour les attitudes parfois « arriérées » des campagnes, que j’ai moi-même du mal à accepter parfois. L’une des petites anecdotes qui m’a beaucoup fait rire c’est que, dans les campagnes, on ne fait pas appel à la gendarmerie ou aux pompiers, mais à Monsieur le Maire (et ceci s’avère être vrai !). On voit aussi que la nouveauté, notamment lorsqu’elle se révèle être assez « olé-olé », est mal perçue. Et puis surtout, Turf pointe gentiment du doigt les « conflits » de génération entre cette jeune Amandine et les personnes âgées qui regardent d’un mauvais œil l’arrivée d’un sexshop au sein de leur foire, se déroulant dans leur village. Bref, j’ai trouvé que c’était une manière assez intéressante de traiter ce sujet…

J’ai apprécié les deux personnages principaux : celui d’Amandine pour sa fraîcheur, son innocence, sa naïveté… J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une jeune femme assez moderne, plutôt bien dans ses baskets, même si, avouons-le, elle s’avère être parfois assez farfelue. Monsieur le Maire est également un personnage très amusant et très intéressant. Cependant, je trouve, que, d’une manière générale, les personnages restent largement stéréotypés. On trouve ainsi le Maire très imbu de sa propre personne, la petite vieille et le petit vieux qui se préoccupent des bonnes mœurs, un gérant de bistrot toujours prêt à donner de bons conseils… Bref, tout ceci se rapproche un peu du cliché, mais sans trop d’excès.

Quant aux dessins, je dois avouer que je ne suis pas vraiment fan, notamment de tous les dessins représentant les personnages… Je les ai trouvés un peu trop vu, un peu trop carrés… Cependant, j’ai beaucoup aimé (j’ai même été impressionnée !) les dessins représentant des plans plus larges comme la première planche représentant la commune de Bombinette, ou tous les dessins montrant l’intérieur de la maison d’Amandine. Ces dessins-là regorgent d’une multitude de détails permettant au lecteur de bien s’imprégner de cette ambiance rurale, de bien se situer dans l’action. Ce sont également des dessins très réalistes, très fouillés, parfois même très perfectionnistes… Mais j’adore ! Les couleurs utilisées sont très acidulées, vives, joyeuses, énergiques, voire même parfois « girly », mais c’est également l’un des choses que j’ai apprécié dans cette BD. L’auteur n’a pas peur d’accentuer les couleurs, de donner du pep’s à toutes ces images et finalement, je trouve que ces couleurs font contraste avec le thème abordé… Le côté « vieillot » du village aurait pu être représenté avec des couleurs termes, pourtant c’est une énergie immense qui ressort de ce premier opus, tout comme la vivacité d’Amandine.

 

 

En bref

Magasin sexuel propose, derrière son titre évocateur, une légère moquerie et une caricature des habitants provenant de la campagne, sans pour autant tomber dans stéréotype radical et sans appel. Les couleurs et les plans larges sont remarquables par leur vivacité. Cependant, je me demande ce que peut donner la suite… 

 

http://www.yozone.fr/IMG/jpg/magasin_sexuel_1_1.jpg

 

http://mudry.org/bds/Thumbs/Planches/MagasinSexuel_pl.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Delcourt, 64 pages, 2011

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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 19:32

Cette BD m’a attirée l’œil un sacré nombre de fois, mais je suis toujours passée à côté à cause d’un prix… un peu trop élevé. A chaque passage dans une librairie, je l’ai feuilletée, j’ai admiré ces dessins en noir & blanc à l’aquarelle et je me disais que cette BD, ça devait être quelque chose. C’est comme d’habitude dans ma petite bibliothèque de quartier que j’ai pu l’obtenir, à mon plus grand plaisir… Hé oui, car Les Ignorants est un coup de cœur, une merveille littéraire, un roman initiatique à mettre entre toutes les mains…

 

http://www.livraddict.com/covers/57/57949/couv9452639.jpgUn beau jour, Etienne, dessinateur de Bandes dessinées, propose à son ami Richard, viticulteur, un pari un peu fou. Etienne veut dessinée un livre sur lui, sur son métier. Une micro-seconde de réflexion et Richard accepte le défi. Devenir le protagoniste d’une Bande Dessinée ? Après tout pourquoi pas ? Etienne va donc travailler bénévolement sur l’exploitation viticole de Richard, participer aux vendanges, assister à l’élaboration du vin… Le tout, avec son carnet et son crayon à la main. Bref, l’auteur se transforme en vigneron l’espace d’une année. En échange, Richard sera initié à la bande dessinée. Ainsi, son ami va lui proposer diverses lectures qui seront des coups de cœur ou de grosses déceptions sur lesquelles il s’endormira après de longues journées de travail… Il rencontrera également des artistes dont il a lu les titres afin de lui poser ses questions. Il participera à des festivals et ira lui-même choisir ses Bandes Dessinées. Chacun apprend le métier de l’autre, découvre ses avantages et ses inconvénients, et finalement, ces deux mondes qui semblent si différents sont plein de ressemblances…

 

Je suis littéralement tombée sous le charme de cette Bande Dessinée… Je l’ai refermée avec un soupir de satisfaction, en regardant la couverture avec une affection certaine… J’ai tout de suite fait tourner le titre de cette BD à mon entourage, parce que, non, il ne faut pas passer à côté de cet ouvrage… D’ailleurs, j’envisage de l’acheter pour le partager plus amplement… Tout, absolument tout dans ce livre m’a plu…

J’ai aimé cette façon de découvrir deux mondes qui semblent radicalement opposés, mais qui ont pourtant de grandes ressemblances. Chacun affectionne à sa manière son œuvre, sa vigne. Chacun sait apprécier le vin, l’œuvre d’un autre, lister les ressemblances des uns et des autres. Et même si c’est une sorte de témoignage ou documentaire, RIEN n’en ennuyant ! D’ailleurs, au premier abord, l’épaisseur de ce livre m’a complètement effrayée… mais après quelques pages seulement, je me suis sentie absorbée, et je ne l’ai lâchée qu’au milieu pour la reprendre le lendemain, avidement. Rien n’est ennuyant car tout est raconté à la manière d’anecdotes (une petite bourde par-ci, la rencontre d’un auteur par-là, les chansons de Brassens lors des vendanges…) au fil des saisons…

C’est un témoignage qui permet d’en apprendre plus sur deux métiers qui sont pour eux de véritables passions… On apprend de manière fluide, sans vraiment se rendre compte de ce que nous apporte cette BD. Ce n’est qu’une fois refermée qu’on prend conscience de la dureté du métier de vigneron, mais j’ai eu envie d’en savoir plus….

Les Ignorants, c’est aussi une profusion de repères culturels divers et variés… On trouve à la fois l’évocation de Brassens, de Maus, mais aussi de Rabaté… On trouve également de grands noms de cépages, dont certains nous laissent un certain souvenir dans la bouche…

C’est aussi une BD qui propose une très, très belle amitié, de beaux échanges, une jolie leçon de vie, un désir immédiat de déguster une bonne bouteille de vin... Et puis les personnages sont assez touchants, notamment Richard… Sous cette allure bourrue, c’est un homme plein de vie, amoureux de son travail, exigeant et borné…

Et puis, on ne peut pas passer à côté de ces dessins absolument fabuleux… On trouve de gros plans qui montrent un petit détail sur la vigne, des paysages qui donnent envie de découvrir ou de redécouvrir la France, le tout en noir & blanc, mais avec une finesse… Je pense que l’utilisation de l’aquarelle fait tout, donne encore plus de charme au dessin…

 

 

En bref

Les Ignorants, c’est un témoignage à mettre en toutes les mains… On apprend, on découvre deux mondes opposés, de manière passionnante ! 

 

 

http://1.bp.blogspot.com/-i4zSyJnjgMU/TrgYhm1M-kI/AAAAAAAAAJY/fJ9dIeP8e74/s1600/les-ignorants_davodeau_futuropolis.jpg

 

 

http://www.cairn.info/loadimg.php?FILE=PP/PP_028/PP_028_0069/fullPP_id9782804165215_pu2011-03s_sa07_art07_img001.jpg

(Pour le plaisir des yeux...)

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Futuropolis, 268 pages, 2011

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 20:59

Souvenez-vous… Il y a quelque temps je vous faisais l’éloge de Magasin Général, tome 1 (voir ici). Fort heureusement, cette chouette BD dispose d’une suite (et longue en plus !). Du coup, j’ai voulu poursuivre cette lecture et me replonger dans le petit village de Notre-Dame-Des-Lacs… Un régal !

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv19326099.gifUn soir de décembre Serge tombe en panne de moto à Notre-Dame-des-Lacs. Marie, qui vit seule depuis le décès de son mari vient au secours de cet homme en lui proposant, dans un premier temps de quoi se restaurer, et puis l’hospitalité. Seulement, la réparation de la moto prend plus de temps que prévu et Marie subit alors les commérages des gens du village qui voient cette « relation » d’un mauvais œil. C’est qu’elle est veuve depuis peu… Au fil du temps, Marie apprend à connaître son hôte qui est un ancien soldat. Après la guerre il a décidé de mener sa vie comme il l’entend. Petits boulots, voyages, rencontres seront les mots d’ordre de la nouvelle vie de Serge. Et Marie rêve devant cette vie qui n’a pas été la sienne…

 

 

Cela fait plusieurs semaines que je n’ai pas participé à la BD du mercredi. Faute de temps ? Oui, mais pas que… Toujours est-il que ce petit rendez-vous hebdomadaire m’a manqué et j’ai eu envie de m’y remettre mais pas avec n’importe quelle BD !

A nouveau, je tombe sous le charme de cette  BD qui fait voyager à la fois dans un temps révolu, mais aussi dans un pays qui m’est inconnu. Encore une fois, j’ai apprécié découvrir la vie québécoise des années 20, découvrir ce climat qui semble bien froid, cette vie rurale qui semble lointaine, mais qui rappelle certains films… Il faut dire aussi que les dessins sont assez représentatifs, bien détaillés et nous servent un décor qui frise la perfection tant les détails sont foisonnant. Bref, on est tout de suite dans l’ambiance, ambiance que j’avais appréciée avec le premier tome de cette série. Et puis, Loisel & Tripp rajoutent à cela un langage de type patois, avec des expressions curieuses, mais simples à comprendre, ces expressions qui font sourire, et qui nous emmènent loin, très loin.

Ajoutons à cela le fait que les personnages sont attachants si bien qu’on a très vite envie de connaître la suite, d’entrer un peu plus dans les détails de ces vies qui m’ont semblées si différentes. Ces braves gens savent se montrer  la fois chaleureuse, amusant, poétique, mélancolique… Le magasin général mêle différents sentiments, mais ce n’est pas non sans un certain plaisir.

Malgré cela, je dois quand même ajouter un petit bémol à ce second tome, car j’ai trouvé l’histoire un peu plus fade. En effet, le premier tome m’avait happée par son histoire. On voyait une ascension comportementale, morale chez Marie. Et puis, j’ai eu envie de connaitre sa vie, son histoire, de suivre cette mélancolie. J’avais aimé voir le projet du curé avec l’un des habitants du village… Le second, je l’ai trouvé un peu plus mou, très centré sur Marie, si bien qu’on oublie un peu les autres habitants de Notre-Dame-des-Lacs… Un petit quelque chose manquait pour ajouter un peu de peps à cette BD, cependant, on ne peut pas dire que je sois déçue par cela. J’ai quand même envie de lire le troisième tome, et le quatrième, et le cinquième…

 

 

En bref

Même si j’ai une petite préférence pour le premier tome de cette série, ce second opus reste une réussite qui fait voyager, qui fait sourire et qui émeut… A lire ! 

 

 

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Chez Mango

 

 

 

Casterman, 72 pages, 2010

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:01

J’ai vu cette BD sur pas mal de blogs… Forcément, cela a attisé ma curiosité… Après l’avoir prise, et reposée, Tout seul est enfin lu… Et quelle lecture !

 

http://chezmo.files.wordpress.com/2011/03/toutseul.jpgTout seul, c’est le surnom que l’on donne à un homme qui vit reclus dans un phare depuis une cinquantaine d’années. La raison ? Tout seul a une malformation du visage, on dit qu’il est un monstre. Ses parents l’ont caché toutes ces années par honte, par peur du regard des autres. Chaque jour est une routine. Tout seul pêche, mange, nourri son poisson, cause avec lui, apprend de nouveaux mot, s’échappe dans un monde différent, récupère une caisse de poissons une fois par semaine. Cette caisse est amenée par deux marins. Le premier est âgé, aigri, bourru. Le plus jeune, quant à lui, sort de prison, ne parle pas vraiment. Ce dernier questionne l’autre au sujet de cet homme vivant seul dans son phare, jusqu’à en devenir une sorte d’obsession. Jusqu’au jour ou ce jeune marin tente de communiquer avec Tout seul…

 

 

J’ai été réellement perturbée par ce manque de paroles, de couleurs, par ces grandes planches de dessins pleines de détails, de finesse… Mais vraiment beaucoup, car plusieurs pages peuvent se laisser tourner dans le silence le plus complet! Pour moi, c’était impossible de comprendre une bande dessinée avec aussi peu de paroles… Et pourtant… Ce sont les raisons pour lesquelles je ne l’ai pas lue la première fois que je l’ai prise à la bibliothèque. Et puis, je me suis dit, après avoir lu tous ces avis super-positifs, que cette BD devait valoir le détour, et qu’il fallait bien que je m’accroche… Heureusement, car je serais passée à côté d’une petite merveille…  Car Tout seul est, en effet, une réelle merveille… L’histoire est magnifique, poétique, hypnotisante, émouvante et je ressors encore une fois sous le charme de cette lecture. J’ai tourné les pages avidement, cherchant à comprendre et à cerner qui était cet homme, pourquoi Tout seul mène cette vie-là. Enfin avidement est un bien grand mot, car j’ai été charmée par ces dessins, qui finalement donnent tout leur sens à l’histoire de Tout seul… Les dessins sont magnifiques, également. Ils sont épurés, clairs, pleins de petits détails assez significatifs que l’on peut comprendre au fur et à mesure de la lecture. Là, je me suis rendue compte de mon erreur. Je n’avais pas besoin de mots pour comprendre cette BD, j’avais juste besoin de me laisser porter par ces dessins, de laisser cours à mon imagination pour passer un beau moment de lecture. D’ailleurs, Chabouté nous livre au début de son récit une définition de l’imagination qui m’a, au premier abord, laissée perplexe, septique. Et quand on lit Tout seul, on comprend pourquoi. Car Tout seul a l’habitude de lire des définitions du dictionnaire et c’est là qu’il fait marcher sa propre imagination, c’est là qu’il nous livre sa propre interprétation du monde, monde qu’il n’a jamais vu.

Malgré un thème encore bien sombre, Tout seul est une BD pleine d’optimisme, pleine d’humanité aussi. Elle m’a fait rire jaune, elle m’a fait sourire, elle m’a réchauffée le cœur, elle m’a émue… Tout seul est un mélange d’émotions éparses qui donne une sacrée claque…

 

 

En bref

Malgré des réticences concernant le dessin, Tout seul est une sorte de coup de cœur qui vient après coup. Encore une magnifique découverte ! 

 

http://img.over-blog.com/379x500/0/59/31/96/festival2009/articles2009/DM-Chabout-.jpg

 

 

Les avis de Un chocolat dans mon romanNouketteLes pages de lecture de SandrineVal...

 

 

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Chez Mango

 

 

 

Vents d'ouest, 368 pages, 2008

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:32

En fouillant un peu à la médiathèque, je suis tombée sur cette BD, BD au titre qui m'a interpellée car je le trouvais très beau, très poétique... Je l'ai prise, sans grande conviction malgré tout... C'est d'ailleurs l'avantage de prendre ses livres à la bibliothèque : on ne risque rien. Cependant, j'ai passé un agréable moment avec cet album! 

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/9/3/9782849465394.jpgManon a six ans, et malgré son jeune âge, c'est elle s'occupe de tout dans le petit appartement où elles habitent avec sa mère. En effet, sa mère sombre peu à peu dans la déchéance. Sans argent, sans "emploi", cette jeune femme tente de survivre, mais la vie ne lui fait pas de cadeau... Le père de Manon, quant à lui, est très occupé car c'est un homme politique, et de toutes manières, il n'est pas au courant de l'existence de son enfant... Mais Manon, elle, espère que son père va revenir, vite, car elle se trouve trop jeune pour aider sa mère. Elle pense qu'il est le père Noël et que c'est pour cette raison qu'il n'est pas présent : il ne devrait pas aimer un enfant plus qu'un autre car le père Noël aime tous les enfants. Elle décide alors de partir à la recherche de son père trop absent, seule personne qui pourrait les sauver... Bernard Bonjour, un vieil homme aigri habitant dans le même immeuble que la jeune Manon décide de l'aider, pour une raison qui n'est pas vraiment celle qu'elle croit...

 

Bon bien sûr, cette BD n'est vraiment pas de saison (quoi que...) et j'avoue qu'elle serait beaucoup mieux passée si je l'avais lue en période de Noël... Puisqu'il faut le dire, cette BD est une sorte de petit conte. Mais bon, malgré tout, j'ai passé un très bon moment avec cette lecture. Je ne dirais pas qu'il s'agit d'un coup de cœur non plus, mais la lecture a été agréable, et assez riche en émotion... Car il s'agit d'une lecture dans laquelle on passe du rire au larme (bon c'est une image...). D'un côté, on rit de cette petite Manon pleine de vie, pleine de joie, qui pose plein de questions. On sourit de ses croyances naïves, de ses manières de faire. Et puis, on est touchés par cette histoire assez triste, mais en même temps pleine d'espoir... C'est un récit beau, vraiment. C'est aussi un conte poétique, qui fait un peu rêver. Vous l'aurez compris, c'est assez riche. 

J'ai beaucoup aimé les personnages représentés car on montre à la fois leurs qualités et leurs défauts. Au final il s'agit de personnages au vrai visage, très humains, très réalistes. Bernard est un homme imbuvable, aigri au maximum, mais il sait aussi se montrer tellement généreux. Petit à petit, on découvre qu'il possède une carapace, une énorme carapace qui le protège de ce monde extérieur. On apprend également que ce monsieur a eu une drôle de vie, pas facile. La mère de Manon, elle, malgré ses nombreux vices et défauts, est une bonne mère qui fait tout pour s'en sortir, pour se tirer de ce pétrin. Et Manon, Manon... C'est une petite toute mignonne, pleine de bonne humeur et de bon sens, curieuse (trop curieuse?)... Je me suis vraiment attachée à ces personnages hauts en couleurs. Très vite, on a envie de les aider, de les comprendre. 

Malgré toutes ces qualités, il existe des MAIS. Déjà, je n'ai pas beaucoup aimé ces dessins très informatisés, très carrés. Et puis, je n'ai pas aimé les couleurs utilisées car je les ai jugées trop nombreuses, un peu agressives aussi parfois... Et puis, il y a un petit quelque chose qui fait aussi que cette BD n'est pas un coup de cœur, malgré toutes les qualités que j'ai pu lui trouver... Ne me demandez pas quoi, je n'en sais rien... Peut-être parce que l'histoire devient petit à petit farfelue, presque irréelle (mais c'est aussi ça Noël, non?)... Cependant, il m'a été facile de passer outre ces quelques défauts. 

 

 

En bref

Malgré quelques défauts qui ne rendent pas la lecture dérangeante, j'ai aimé cette BD qui se rapproche du conte. L'histoire est belle, poétique, parfois irréaliste... Une jolie BD à découvrir.

 

http://www.bedetheque.com/Planches/unpasverslesetoilespl_21102003.jpg

 

 

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Chez Mango

 

 

Editions soleil, 80 pages, 2006

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:44

Après une courte pause, je reviens avec la première BD du mercredi du mois de juin. Et cette BD, elle me faisait de l'œil depuis un temps fou... Pour la petite histoire: un vendredi soir, je jette un coup d'œil aux partenariats de livraddict et je tombe sur L'été 79 qui m'a tout de suite intriguée, intéressée... J'avais envie de lire cette histoire, bref, j'ai participé au partenariat. Et quelques jours plus tard, "hô joie" je découvre que j'ai été sélectionnée. Malheureusement, il y a eu un petit problème dans l'envoie du livre et je me suis retrouvée avec La reine du Yangzi (tome 2), que je n'ai toujours pas lu d'ailleurs. L'envie de lire L'été 79 était toujours aussi forte, mais ma carte bleue criait famine... Heureusement, elle était à la bibliothèque... J'ai adoré, et j'aurais été déçue de passer à côté!

 

http://www.bdnet.com/img/couvpage/66/9782841115662_cg.jpgHugues vit à G., un petit village à la campagne. Il est l’aîné de trois garçons, et a tout juste douze ans. A G., sa vie a pris une drôle de tournure : son père boit plus qu’à l’accoutumée et il se met à battre sa mère. Il passe des journées entières au bistrot du coin et n’en rentre que la nuit. Tout le monde, au sein de G., est au courant de ce qu’il se passe, mais tous les habitants font comme s’ils ne voyaient rien. Même la police n’agit pas car le père d’Hugues fait ami ami avec eux… Pour ne pas entendre les disputes entre ses parents, Hugues préfère passer le plus de temps possible chez sa grand-mère qui habite à côté. Et le soir, lorsque les querelles se produisent, il se réfugie dans sa chambre, son walkman vissé sur les oreilles, le son au maximum pour ne rien entendre. Tous pense que sans ce père alcoolique la vie serait bien plus belle… C’est pourquoi, la mère d’Hugues lui demande au cours de cet été 79 de tuer son père. Cette requête lui fait poser un tas de questions auxquelles il n’arrive pas à répondre… Jusqu’au jour au son père ramène un fusil. Là, il est temps de fuir !

 

L’histoire n’est pas gaie, mais lorsque j'ai appris qu’il s’agissait d’une bibliographie… Ca m’a pris aux tripes, ça m’a encore plus émue, plus captivée. Je l’ai lue d’une traite, comme en apnée, avec une violente envie d’aider le jeune Hugues auquel je me suis énormément attachée. C’est un personnage introverti, réfléchi, courageux. Hugues est très émouvant car il nous montre avec son regard d’enfant-adolescent comment il a vécu cette période de sa vie. Je trouve cette BD très courageuse, certainement nécessaire à l’auteur, comme c’est souvent le cas pour les autobiographies. Voilà, vous l’aurez compris, j’en ressors bouleversée, admirative, et j’ai aussi envie de connaître la suite car suite il y aura. L’été 79 est un coup de cœur dont je me remets très doucement…

Contrairement à certains livres autobiographiques, je n’ai pas eu cette impression de voyeurisme… Peut-être parce que je ne l’ai su qu’après avoir refermé ce roman graphique… Mais aussi parce que malgré ce qui est raconté, l’auteur garde une certaine distance, une certaine pudeur. Aucun nom de village n’est cité, peu de personnages sont appelés par leurs nom/prénom, les dessins restent neutres…

J’avoue ne pas être très fan de ces dessins très naïfs, simples (j’entends par là sans détails), entièrement en noir et blanc. Cependant, ce choix de couleur se prête très bien à la thématique abordée, je trouve. Moi, j’aime quand il y a de la couleur, même très sombre, tant que celle-ci exprime ou représente quelque chose. Là il n’en est rien. Mais en lisant L’été 79 on apprend que ce choix-là, il l’a pris lors de ces douze ans. On apprend qu’il souhaitait déjà faire dessinateur de bandes dessinées, et que son genre sait naïf. Savoir ce qu’on va faire de sa vie à 12 ans de manière aussi précise, et s’y tenir, je dis chapeau ! Malgré tout, dans ces dessins, j’ai aimé la poésie qui s’en dégage, ainsi que ces multiples images, métaphores.

Malgré cette histoire sombre, je n'ai pas trouvé beaucoup de pathos là-dedans. En effet, l'auteur y introduit des lueurs d’espoir de temps à autres. Hugues a des envies d’ailleurs, des envies de grande personne, des envies de fuir…

En espérant lire très vite L’automne 79

 

 

En bref       

L’été 79 est une BD courageuse, qui prend aux tripes, qu’on lit en apnée, complètement happé par cette histoire tragique. Même si les dessins ne m’ont pas transcendée, j’ai su trouver en eux de très belles métaphores. A découvrir… 

 

 

http://img.over-blog.com/440x600/1/83/30/54/BD-4/ete-79-05.jpg

 

 

BD-du-mercredi

chez Mango

 

 

Editions Nil, 136 pages, 2011

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 18:22

J'avais été assez intriguée par le chat du rabbin, le film, sorti au cinéma il y a environ un an. Cependant, je n'ai pas pris la peine de le voir pour plusieurs raisons, la principale étant que je n'avais pas encore lu la BD du même nom. C'est de cette manière que je regarde, le plus souvent, les adaptations : le livre en premier, et ensuite le film. Maintenant que la BD a été lue, je pourrais (peut-être) découvrir l’adaptation qui en a été faite…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv13788859.jpgA première vue, le chat du rabbin est un chat quelconque : il dort, mange, demande quelques caresses à ses maîtres, et part en vadrouille... Jusqu'au jour où l'envie lui prend de manger cet affreux perroquet que plus personne ne supporte au sein de la maison, à cause de ses discussions trop récurrentes. Ce jour-là, en dévorant son ennemi, le chat du rabbin se met à parler. Mais celui-ci ne parle que pour dire des mensonges ou des vérités blessantes. Son maître lui interdit donc de voir sa fille, Zlabya et de lui adresser la parole... Celle-ci est bien élevée, et ne sort que très peu. Elle ne doit donc pas être influencée par l’animal. Cependant, ce dernier est fou amoureux de sa maîtresse et semble prêt à tout pour elle. Il incite donc son maitre à le convertir au judaïsme, mais surtout, il souhaite faire sa Bar-Mitsva afin de pouvoir plaire à sa dulcinée... 

 

 

J’ai apprécié cette lecture, mais je n’ai pas été transportée. Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus léger, d’un peu plus frais, car la plupart des bandes dessinées que j’ai lue sont sombres et tristounettes. Au moins, j’ai été servie… C’est agréable, plutôt drôle, très coloré, et puis ce chat pose des questions au rabbin très intéressantes, voire même pertinentes. En effet, l’animal s’interroge sur certains cas du judaïsme, il critique aussi certaines absurdités de la religion, et son pauvre maître cherche à lui montrer que la religion n’est pas que mensonge. On retrouve également une légère critique de la société occidentale qui cherche à tout prouver. Bref, c’est un dialogue incessant, une discussion qui laisse le lecteur réfléchir, et se positionner par rapport à tel ou tel point de vue. Cependant, je ne pense pas que l’auteur cherche à critiquer telle ou telle religion. Je pense plutôt qu’il s’agit d’une manière de parler de religion de façon très légère, poétique et détournée, sur certaines questions qui nous concernent de plus ou moins loin. Enfin comme vous l’aurez compris, j’ai aimé cet aspect-là du récit car c’est une manière originale de parler de choses plus ou moins taboues… Cette forme-là m’a également permis d’en apprendre un peu plus sur le Judaïsme et ses pratiques, et en plus, c’est plein d’humour, et de poésie…

J’ai aimé aussi les planches de Joann Sfar pour ses couleurs chaudes (j’adore !), pour sa diversité, pour ses beaux costumes (oui bizarrement j’ai regardé les vêtements des personnages, et chapeau ! ils sont très réussis !) mais les dessins et les personnages ne m’ont pas transcendée ; ils m’ont même laissée de marbre. Je les ai trouvés un peu flous, vagues… Alors que j’aime les détails, la netteté, la précision des traits…

Cependant, j’ai trouvé cette lecture un peu molle, sans rebondissement. Disons que la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, et ne donne pas vraiment une raison au lecteur de découvrir la suite… Vais-je continuer ? C’est une bonne question…

 

 

En bref

Un joli conte à prendre au troisième degré, qui nous en dit beaucoup sur la religion juive. Cependant, les dessins ainsi que cette histoire un peu plate m’ont déçue…

 

 

http://fr.globedia.com/images/nouvelles/2011/9/10/chat-rabbin-bar-mitsva-joann-sfar_6_547998.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

Editions Dargaud, 48 pages, 2003

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:48

Ma dernière lecture de BD remonte à plusieurs semaines. Et pour cause, la fin d’année universitaire arrivant, je croulais sous les dossiers à rendre, les partiels et les derniers exposés à fignoler. Bref, autant vous dire que j’ai bien été prise. Mais depuis jeudi soir, je suis en vacances. Oui, oui, quatre longs mois de vacances bien mérités (?) m’attendent. Je ne devrais donc plus louper de rendez-vous hebdomadaires, ou très peu ! Je reprends en beauté avec le tome 1 de cette grande série qu’est « Magasin général ».

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv58784346.jpgL’histoire se déroule à Notre Dame du Lac, un petit village du Québec dans les années 1920. Au cœur de ce petit village, on trouve le « Magasin général », seul commerce de Notre Dame du Lac, tenu par Felix et Marie Ducharme. Comme son nom l’indique, le magasin général a de tout : du sucre, du grillage, mais aussi du tissus, des chaussures, …

Lorsque que Félix décède, Marie n’a pas le choix : elle doit s’occuper seule de son commerce. Sitôt l’enterrement terminé, elle doit rouvrir le petit commerce. La vie continue, et il faut bien survivre ! Les Ducharme sont également également les seules personnes du village à posséder le téléphone et une voiture. Elle devra donc répondre à chaque sollicitation des habitants, comme le faisait son mari. Le Magasin général est un récit sur le monde rural québécois dans les années 20, mais aussi sur les coutumes de cette époque…

 

 

Je suis tombée sous le charme de cette jolie BD, et je n’ai qu’une hâte : lire la suite. Car le magasin général est en effet constitué de 7 tomes !

L’histoire n’est pas ponctuée par un suspens ou une quelconque action. On suit simplement le rythme de vie des habitants au gré des saisons, mais aussi par les naissances et les morts qui surviennent. Rien de très spectaculaire, donc.

Cependant, l’histoire est très intéressante car elle permet d’avoir un œil sur l’entre-deux guerre, de voir comment ces villageois survivent ou tentent de survivre. Une très grande solidarité unie tous ces personnages, et chacun semble apporter à l’autre son savoir. Malgré cela, les commérages, les médisances et bagarres sont présentes, mais elles sont de courte durée. L’histoire débute immédiatement  sur la mort de Félix, qui deviendra voix-off de ce récit. On est donc tout de suite plongé dans un drame, mais ceci permet au lecteur d’entrer dans l’histoire, dans le contexte social et économique. Cette narration donne tout son charme à cette lecture, car elle offre une certaine sensibilité, une certaine nostalgie. Cela m’a également permis de m’attacher tout de suite à Marie, personnage central de ce premier tome. On voit à quel point ce personnage est essentiel aux villageois, mais en parallèle, quel poids pèse sur les épaules de Marie. Elle n’a pas la vie simple, car elle doit subvenir aux besoins de son village, elle doit se substituer à son défunt mari. Mais en aura-t-elle la force et le courage ? Marie, c’est le portrait d’une femme forte, courageuse, réfléchie. Bref, c’est une véritable héroïne.

J’ai beaucoup aimé le personnage du curé également. Ce dernier essaye de s’intégrer tant bien que mal, mais ceci n’est pas chose simple, au sein d’un village pieux. C’est un personnage qui semble proche de chaque villageois, et non pas seulement des croyants. On voit une jolie entraide naitre entre le curé et les habitants.

Ce récit montre également quelques stéréotypes des habitants d’un tel village à cette époque. On voit donc des marmots qui se chamaillent, qui espèrent partir très vite à la chasse, mais aussi des agriculteurs, des « vieilles chouettes », une guérisseuse aux secrets de grand-mère infaillibles…  Le tout est ponctué par un langage très familier qui ressemblerait presque à un patois. C’est quelque peu déroutant, au début, mais on a vraiment l’impression d’y être, de vivre à Notre dame du Lac.

 

J’ai également beaucoup aimé les dessins de cette BD même si ceux-ci sont majoritairement sombres, aux couleurs peu gaies. Malgré tout, je reste fidèle à moi-même, je les ai appréciés, car ils sont très réalistes, très bien détaillés. J’ai trouvé certains personnages très beaux, comme celui de Marie, par exemple…

 

 

En bref

Le magasin général dépeint une société rurale québécoise des années 20. Les personnages sont très attachants, les dessins m’ont touchée. A découvrir !  

 

 

http://2.bp.blogspot.com/_tVnac0XT4Hg/S7ip1WMWXbI/AAAAAAAAAXw/aTy7P7UdNto/s1600/extraitmg.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Casterman, 80 pages, 2006

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 18:38

J’ai beaucoup hésité avant de prendre cette BD… Je l’ai d’abord découverte en format folio dans une librairie, puis je l’ai croisée sur le blog de Noukette (encore…) et les liens qu'elle avait ajouté et puis finalement, le hasard l’a remise sur mon chemin. Cette fois était la bonne, et je dois dire que c’est vraiment une chouette BD…

 

http://img.over-blog.com/215x300/3/23/01/40/Bandes-dessinees/Les-petits-ruisseaux.jpgEmile et Edmond sont deux petits vieux ayant le même âge, mais une vie amoureuse et sexuelle très différente. Tous les deux sont veufs. Tous les deux entretiennent une relation marquée sur le respect, sur l’écoute… Mais Edmond cachait quelque chose à son ami depuis quelques temps. En effet, Edmond entretient des relations avec des femmes rencontrées via des agences matrimoniales! Il réalise également des portraits de nue, un peu olé-olé… Bref Emile tombe des nues et trouve que ce n'est plus de leurs âges...

Et puis un beau jour, sans crier gare, Edmond décède brusquement… Emile se retrouve seul et tente de rajouter, malgré tout, un peu de piment à sa vie un peu trop solitaire, un peu trop réglée, un peu trop terne…

 

 

Ce qui m’avait un peu rebutée, c’est de lire quelque chose qui soit trop éloigné de moi… C’est-à-dire que j’avais un peu peur de ne pas m’intéresser, de ne pas être touchée par cette histoire… Il faut dire qu’Emile et Edmond sont deux petits papys d’environ 70 (et moi j’ai juste 19 ans)…

Et finalement, même si je ne me suis reconnue en rien, le récit m’a beaucoup intéressée, et je dois même dire que j’ai été touchée par cette jolie histoire. Les personnages parlent de manière juste, sans pudeur, sans vulgarité non plus. Tous les deux entretiennent une belle relation construite sur des bases solides. C’est une bande dessinée à la fois drôle, touchante et poétique.

J’ai beaucoup apprécié ce moment pendant lequel Emile rencontre ces post soixante-huitard (il faudra lire cette BD pour comprendre). Au final, avec eux, le protagoniste se redécouvre, se reconstruit… Il change, prend conscience qu’il doit vivre sa vie et vite…

J’ai beaucoup aimé cette manière de parler de thèmes qui sont plus ou moins tabous, difficiles à aborder… La sexualité, le désir, la solitude des personnes âgées… Au final, ce récit donne une jolie leçon de vie, et m’a fait comprendre que l’amour n’a pas d’âge… Chacun a le droit à son moment de bonheur, chacun a le droit de refaire sa vie à la suite d’un décès, chacun a le droit à l’amour…

Les dessins m’ont beaucoup plus. Ils sont gais, colorés, avec pleins de petits détails (et moi, j’aime les détails). Je me serais cru dans le sud avec la pêche, les petits bistrots, … J’ai voyagé… Les personnages parlent de manière familière, avec un peu de patois… Bref, tout est réaliste…

 

 

En bref                 

Décidément, l’univers de la bande dessinée est juste merveilleux… J’y fais de belles découvertes, et celle-ci en fait partie. Les dessins sont très beaux, l’histoire m’a beaucoup touchée…Avec, j’ai compris certaines choses… Un récit à lire ! 

 

http://marie.rookiesblues.be/public/BD/MNOP/petits_ruisseaux1.JPG

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Futuropolis, 94 pages, 2006

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:00

Après avoir tourner en rond dans le rayon BD à la bibliothèque, j'ai trouvé Je mourrai pas gibier sur laquelle il était inscrit qu'elle était le coup de coeur de l'un des bibliothécaires. Ni une, ni deux je l'ai prise. Et puis, j'avais déjà découvert Alfred avec Pourquoi j'ai tué Pierre... Encore une lecture riche.

 

http://4.bp.blogspot.com/_eF9ejN-0NIE/TUKt6RouLhI/AAAAAAAABjY/XJKKqqZxVF0/s320/Je+mourrai+pas+gibier.jpgMartial est originaire de Mortagne, un petit village un peu spécial, de mille deux cent dix neuf habitants dans lequel ces derniers vivent de la vigne et de la chasse. Dans ces familles on choisi l'une autre l'autre des activités et ceux qui ne font pas partis du même clan deviennent de véritables énemis. Martial ne supporte plus cet endroit, cette routine, cette haine... Il décide de faire ses études ailleurs et n'y retourne que les week ends, mais ceux-ci s'avèrent être de véritables calvaires... Chaque vendredi, Térence, l'"idiot du village" vient le chercher et tous deux parcourent ensemble les quelques mètres qui les amènent au centre de leur patelin. Entre eux, une relation faite de silence s'installe. Et puis un jour, Martial commet l'irréparable: huit victimes, un enfant, tués au marteau, à la pelle, au révolver... 

 

 

 

Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'une lecture très très riche, très forte aussi.

Durant tout le long de ce récit, l'auteur tente de reconstruire, à l'aide de flash back, l'histoire de Martial, de comprendre pourquoi il a commis ce geste, sans excuse ni justification. 

Au début, j'ai eu tendance à penser que Martial était une véritable pourriture, et puis, grâce à ces flash back, on arrive petit à petit à comprendre comment le protagoniste a pu basculer à ce point. Et au final, ce récit qui s'avérait être plûtot violent m'a, en fait, beaucoup émue. Même si je ne cautionne pas le geste de Martial, même si je ne le comprends pas non plus, j'ai été très touchée par son histoire. On peut voir à quel point ce jeune homme se trouve au bord du gouffre, au bord du desespoir. On voit aussi que Martial est un garçon différent des autres habitants de son petit village. C'est un garçon plutôt sensible, bienveillant, et pacifiste... Au final, cette vie n'est pas vraiment celle qu'il aurait voulu. Il décide de faire une formation différente, de se créer une nouvelle vie, de prendre un nouveau départ aussi... Mais tout bascule... 

Le dessin d'Alfred est assez épuré, un peu grossier parfois. Ceux-ci sont souvent sombres, noirs et montrent toute la violence de Martial, toute la haine contenue en lui... 

 

En bref

L'histoire de Martial m'a émue, m'a touchée, tout comme sa personnalité. Les dessins sont parfaits et montrent à la perfection l'état psychologique du jeune homme. A découvrir! 

 

http://chezmo.files.wordpress.com/2010/09/jemourraipasgibier03.jpg?w=529

 

http://www.bodoi.info/wp-content/0901images/alfred_fredo.jpg

 

 

BD-du-mercredi

Chez Mango

 

 

Delcourt, 112 pages, 2009

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