Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 16:36

Une petite pause s'impose car je pars une semaine en Crète avec mon chéri, avant de commencer mon job d'été... Une semaine pour visiter et pour se reposer (Heu mouais c'est pas notre genre!). Convocation cette nuit, 3 heures, pour une semaine sous le soleil... 

Au programme? Pas de programme. Nous, c'est un peu au jour le jour, en fonction de nos rencontres, des dires des uns et des autres. Ho bien sûr, nous avons quelques endroits à faire impérativement mais très peu en fait...

 Mon sac à dos contiendra le bridge de mes parents, le Lonely Planet de la Crète, mais aussi un livre, oui, un seul car je sais pertinemment que je n'aurais que quelques rares instants pour lire. L'heureux élu sera donc Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez, qui me permettra de me mettre dans le bain pour l'un de nos futurs voyages...

 

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Et donc, je ne serais pas là pour le premier anniversaire de ce blog, le 31 mai. Il y a un an, alors que je me sentais un peu trop seule à Lyon, j'ai décider de me lancer dans l'aventure pour occuper mes sombres journées. Après avoir hésité à continuer par peur de ne pas y arriver, par peur d'y passer trop de temps, les lectures de Marion est toujours là, à mon plus grand plaisir...

C'est donc un peu en avance que je souhaite vous remercier... Un grand merci à tous ceux qui me suivent, pour vos mots doux, vos encouragements, pour vos passages... 

 

 

Bonne semaine, donc, et à très vite...

Par Marion - Publié dans : Blabla & bazar - Communauté : A nous les livres!
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 10:33

Il y a presque un an de cela, je découvrais Quand souffle le vent du nord, grâce à la toile. J’avais été conquise, je voulais lire la suite, très vite… Il faut dire j’étais vraiment restée sur ma faim. Cette fin ne me satisfaisait pas, il m’en fallait plus, encore plus. J’avais besoin d’une réelle conclusion. Cependant, j’ai su me faire patiente, car j’ai attendu la sortie en poche du second tome (ce n’est pas joli, dans une bibliothèque, d’avoir un grand format et un petit format !)… Ce livre m’a plu mais sans plus…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv50601180.jpgLéo a fui à Boston afin de se libérer de la relation épistolaire qu’il entretenait avec Emmi. Mais lorsqu’il rentre de son exil, tout semble avoir changé… Tout d’abord, il ne revient pas seul, car au cours de son voyage, il a rencontré Pamela, « Pam », avec qui il envisage de construire une relation sérieuse, voire même d’aménager avec elle. Et puis, l’échange de mails entre Emmi et Léo semble de plus en plus épars. Et surtout, Emmi souhaite mettre fin à cette relation. Pour cela, elle veut rencontrer Léo, au moins une fois. Ce rendez-vous a bel et bien lieu… Mais que va-t-il advenir de leur relation ?

 

 

On ne peut pas dire que je n’ai pas aimé ce livre puisque je l’ai dévoré… J’ai encore, une fois, tourné les pages avidement afin de connaitre le fin mot de cette histoire… Mais je ne sais pas… Je me suis un  peu plus ennuyée dans ce second tome. Le charme n’a pas opéré de la même manière… Finalement, je me demande même si je n’aurais pas dû m’arrêter au premier tome, car même si La septième vague n’est pas une déception, on ne peut pas dire que ce récit a connu le même enthousiasme que Lorsque souffle le vent du nord.

En fait, j’ai trouvé certains passages un peu mous, un peu vides… Il faut dire que les premiers mails sont des échanges de phrases de quelques mots, dans lesquels on trouve des banalités dont on se serait bien passées. Malgré ces lenteurs passagères, le livre se lit toujours bien, voire même très bien. Il est facile de se replonger dedans, de se remémorer l’histoire, même avec une pause d’un an, car les deux personnages reviennent sur leur passé commun, cherchent des explications, des indices.

L’échange épistolaire n’a pas eu le même effet sur moi lors de la lecture du second tome. Dans le premier, j’avais apprécié cet effet de rebondissement, cette modernité. J’avais trouvé amusant le fait que les personnages cherchent à tout analyser. Avec La septième vague, j’ai parfois eu cette impression de lire un échange entre deux adolescents qui se cherchent, s’envoient des piques, jouent avec les mots, cherchent à analyser chaque mots, chaque phrases. Et puis, Emmi, Emmi est « si, si, si, » agaçante, fatigante… Fidèle à elle-même, elle reste indécise, insatisfaite, égoïste, limite peste parfois. Mais, heureusement, Léo, lui m’a beaucoup plus touchée, parlée. Il reste timide, écrit de beaux messages à son Emmi, souffre de cette relation, se questionne. Bref, heureusement que Léo est bien, reste bien Léo, sinon j’aurais été profondément déçue par ce second roman.

Et puis, je dois bien le reconnaitre, j’ai enfin eu une fin, nette, définitive, tranchée. Cette fin que j’attendais tant est arrivée. C’est peut-être d’ailleurs ce que j’attendais le plus dans cette « saga Emmi et Léo ». Je n’ai pas eu besoin de faire marcher mon imagination pour comprendre ce qu’il adviendra de Léo et Emmi, tout est dit, enfin. Pour cela, on ne peut pas dire que j’ai été déçue, au contraire. Même s’il n’y a pas vraiment de surprise, j’ai eu ce que j’attendais.

 

 

En bref

Un bilan très mitigé en ce qui concerne la Septième Vague. J’ai aimé le roman, ça oui, mais il m’a beaucoup moins charmée que Lorsque souffle le vent du nord. Ce second tome connait certaines lenteurs, certains passages m’ont agacée… Je ne sais pas si je peux vous dire de le lire ou pas… C’est à vous de voir si vous avez envie de connaitre la suite de cette saga…

 

 

« Je pense à cette Emmi qui, du bout de doigts si délicats qu’ils semblent lui échapper, enlève toutes les trente secondes de ses yeux des mèches imaginaires pour les remettre derrière son oreille, comme si elle cherchait à délivrer son regard d’un voile, pour pouvoir enfin observer les choses avec autant d’acuité qu’elle sait les décrire depuis longtemps. Et je me demande sans cesse si cette femme est heureuse. »

 

 

Les avis de Laeti, Perdre une plume, June, lasardine, Enigma, Doucettement, ...

 

 

Le Livre de poche, 280 pages, 2012

Par Marion - Publié dans : Littérature autrichienne contemporaine - Communauté : Livres
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 18:22

J'avais été assez intriguée par le chat du rabbin, le film, sorti au cinéma il y a environ un an. Cependant, je n'ai pas pris la peine de le voir pour plusieurs raisons, la principale étant que je n'avais pas encore lu la BD du même nom. C'est de cette manière que je regarde, le plus souvent, les adaptations : le livre en premier, et ensuite le film. Maintenant que la BD a été lue, je pourrais (peut-être) découvrir l’adaptation qui en a été faite…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv13788859.jpgA première vue, le chat du rabbin est un chat quelconque : il dort, mange, demande quelques caresses à ses maîtres, et part en vadrouille... Jusqu'au jour où l'envie lui prend de manger cet affreux perroquet que plus personne ne supporte au sein de la maison, à cause de ses discussions trop récurrentes. Ce jour-là, en dévorant son ennemi, le chat du rabbin se met à parler. Mais celui-ci ne parle que pour dire des mensonges ou des vérités blessantes. Son maître lui interdit donc de voir sa fille, Zlabya et de lui adresser la parole... Celle-ci est bien élevée, et ne sort que très peu. Elle ne doit donc pas être influencée par l’animal. Cependant, ce dernier est fou amoureux de sa maîtresse et semble prêt à tout pour elle. Il incite donc son maitre à le convertir au judaïsme, mais surtout, il souhaite faire sa Bar-Mitsva afin de pouvoir plaire à sa dulcinée... 

 

 

J’ai apprécié cette lecture, mais je n’ai pas été transportée. Cette fois-ci, j’avais envie de quelque chose d’un peu plus léger, d’un peu plus frais, car la plupart des bandes dessinées que j’ai lue sont sombres et tristounettes. Au moins, j’ai été servie… C’est agréable, plutôt drôle, très coloré, et puis ce chat pose des questions au rabbin très intéressantes, voire même pertinentes. En effet, l’animal s’interroge sur certains cas du judaïsme, il critique aussi certaines absurdités de la religion, et son pauvre maître cherche à lui montrer que la religion n’est pas que mensonge. On retrouve également une légère critique de la société occidentale qui cherche à tout prouver. Bref, c’est un dialogue incessant, une discussion qui laisse le lecteur réfléchir, et se positionner par rapport à tel ou tel point de vue. Cependant, je ne pense pas que l’auteur cherche à critiquer telle ou telle religion. Je pense plutôt qu’il s’agit d’une manière de parler de religion de façon très légère, poétique et détournée, sur certaines questions qui nous concernent de plus ou moins loin. Enfin comme vous l’aurez compris, j’ai aimé cet aspect-là du récit car c’est une manière originale de parler de choses plus ou moins taboues… Cette forme-là m’a également permis d’en apprendre un peu plus sur le Judaïsme et ses pratiques, et en plus, c’est plein d’humour, et de poésie…

J’ai aimé aussi les planches de Joann Sfar pour ses couleurs chaudes (j’adore !), pour sa diversité, pour ses beaux costumes (oui bizarrement j’ai regardé les vêtements des personnages, et chapeau ! ils sont très réussis !) mais les dessins et les personnages ne m’ont pas transcendée ; ils m’ont même laissée de marbre. Je les ai trouvés un peu flous, vagues… Alors que j’aime les détails, la netteté, la précision des traits…

Cependant, j’ai trouvé cette lecture un peu molle, sans rebondissement. Disons que la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, et ne donne pas vraiment une raison au lecteur de découvrir la suite… Vais-je continuer ? C’est une bonne question…

 

 

En bref

Un joli conte à prendre au troisième degré, qui nous en dit beaucoup sur la religion juive. Cependant, les dessins ainsi que cette histoire un peu plate m’ont déçue…

 

 

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Logo BD du mercredi de Mango 1

Chez Mango

 

Editions Dargaud, 48 pages, 2003

Par Marion - Publié dans : Bandes Dessinées - Communauté : Livres
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 20:22

Intriguée par plusieurs avis sur ce roman, je me suis empressée de l’acheter, d’autant plus qu’il s’agit du premier roman de l’auteur que je lis. Mais malgré tout, je suis passée totalement à côté de ce livre…

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv48916476.jpgSamuel est instituteur, mais les samedis après-midi, il passe son temps libre au sein d’une prison afin de discuter avec de jeunes filles délinquantes. C’est ici qu’il rencontre Lili, quinze ans. Le jeune homme fera son possible pour la sortir de prison. Plus tard, il l’accueillera chez lui. Lili partage désormais sa vie avec Samuel. Ce dernier souhaite fonder une famille mais la jeune femme ne semble pas prête à devenir mère. Un beau jour, alors qu’elle se promène au zoo, elle aperçoit une ombre. Cette ombre, c’est celle de Yoïm, l’homme qui l’a entrainée dans le déclin et la délinquance, l’homme qui l’a initiée au sexe, à la drogue. Mais Yoïm est aussi son premier amour et son sauveur. Car la jeune Lili n’a pas eu une enfance facile, elle a même eu une enfance morbide. Alors qu’elle n’avait que quatorze ans, sa mère décède et la jeune fille et son petit frère sont laissés aux mains de leur père. Ce dernier est membre du « Parti », et un fervent adorateur de « Dodolphe ». Il doit partir de longues semaines pour remplir des missions inconnues, et enferme ses enfants à l’intérieur de leur petit appartement. Il est aussi paranoïaque et hypocondriaque : il fait croire à ses enfants que le monde extérieur est méchant, contaminé de maladies diverses. Bref, les deux enfants n’ont pas le droit d’ouvrir la porte, de sortir, de regarder la télévision, … Bien que Lili n’aie que quatorze ans, elle souhaite mettre fin à ses jours afin de ne pas subir les bizarreries de son père. Après une tentative qui échoue, elle retrouvera espoir auprès de Yoïm…

 

Je me demande un peu ce que je vais pouvoir vous dire à propos de ce livre. Je ne saurais même pas vous dire si celui-ci m’a plu ou pas. Je déteste cette sensation. Je suis incapable de montrer un quelconque enthousiasme, mais malgré tout, je saurais trouver des qualités non négligeables à ce livre…

J’ai mis un temps fou à lire ce roman, à entrer dedans. Je n’arrivais pas vraiment à lire plus de 3 pages à la suite (donc un chapitre, car ceux-ci sont très courts). D’ailleurs, j’ai envisagé de l’abandonner pour le reprendre plus tard… Mais le livre était présent depuis si longtemps dans ma bibliothèque… La lecture a donc été laborieuse.

Disons que le récit m’a énormément dérangée. Le passé de la jeune Lili est extrêmement dur, glauque, déprimant. Les bizarreries de son père m’ont fait rire jaune, mais elles m’ont permis de comprendre le mal-être qui ronge la jeune fille. Son histoire d’amour avec Yoïm est elle aussi dérangeante. Yoïm semble être un homme, mais Lili n’a que quatorze ans, lorsqu’elle le rencontre, lorsqu’elle est initiée au sexe. La jeune fille a aussi des pensées dérangeantes, torturées. Elle m’a semblée parfois proche de la folie. Et puis, cette quatrième de couverture, ainsi que le titre ne sont pas du tout représentatifs du contenu. Je crois que je ne m’attendais pas vraiment à cela du coup, je crois que je suis sérieusement passée à côté de cette histoire. La vie n’a pas épargnée Lili, mais malgré tout, cette histoire m’a touchée, m’a émue.

L’écriture est, elle aussi, très spéciale car il s’agit d’un flot incessant de paroles, de pensées, plus ou moins décousues, plus ou moins fluide. Parfois, il est difficile de les suivre, de comprendre ce que pense vraiment la protagoniste. Malgré tout, je dois dire que cette plume m’a plu, et je dois reconnaitre le talent de l’auteure. De plus, je trouve que cette plume représente assez bien l’esprit torturé voire malsain de la jeune Lili. Par contre, je n’ai pas apprécié ces mots crus, durs, glissés au beau  milieu de phrases poétiques à souhait…

 

 

En bref

Le bilan est très mitigé en ce qui concerne la lecture de ce roman. Certains aspects de ce livre m’ont dérangée, d’autres m’ont émue… Je relirais Véronique Ovaldé plus tard…

 

 

"Samuel saurait-il me consoler?, et m'endormant finalement sur le canapé, avec la voix de Samuel répétant à sa mère l'itinéraire de l'expédition imaginaire dont je revenais, sa voix, comme la pluie de mars, qui me pénétrait et me promettait une floraison tardive."

 

 

Edition Babel, 134 pages, 2005

Par Marion - Publié dans : Littérature française contemporaine - Communauté : Membres de Livraddict
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 10:48

Ma dernière lecture de BD remonte à plusieurs semaines. Et pour cause, la fin d’année universitaire arrivant, je croulais sous les dossiers à rendre, les partiels et les derniers exposés à fignoler. Bref, autant vous dire que j’ai bien été prise. Mais depuis jeudi soir, je suis en vacances. Oui, oui, quatre longs mois de vacances bien mérités (?) m’attendent. Je ne devrais donc plus louper de rendez-vous hebdomadaires, ou très peu ! Je reprends en beauté avec le tome 1 de cette grande série qu’est « Magasin général ».

 

http://www.livraddict.com/biblio/couverture/couv58784346.jpgL’histoire se déroule à Notre Dame du Lac, un petit village du Québec dans les années 1920. Au cœur de ce petit village, on trouve le « Magasin général », seul commerce de Notre Dame du Lac, tenu par Felix et Marie Ducharme. Comme son nom l’indique, le magasin général a de tout : du sucre, du grillage, mais aussi du tissus, des chaussures, …

Lorsque que Félix décède, Marie n’a pas le choix : elle doit s’occuper seule de son commerce. Sitôt l’enterrement terminé, elle doit rouvrir le petit commerce. La vie continue, et il faut bien survivre ! Les Ducharme sont également également les seules personnes du village à posséder le téléphone et une voiture. Elle devra donc répondre à chaque sollicitation des habitants, comme le faisait son mari. Le Magasin général est un récit sur le monde rural québécois dans les années 20, mais aussi sur les coutumes de cette époque…

 

 

Je suis tombée sous le charme de cette jolie BD, et je n’ai qu’une hâte : lire la suite. Car le magasin général est en effet constitué de 7 tomes !

L’histoire n’est pas ponctuée par un suspens ou une quelconque action. On suit simplement le rythme de vie des habitants au gré des saisons, mais aussi par les naissances et les morts qui surviennent. Rien de très spectaculaire, donc.

Cependant, l’histoire est très intéressante car elle permet d’avoir un œil sur l’entre-deux guerre, de voir comment ces villageois survivent ou tentent de survivre. Une très grande solidarité unie tous ces personnages, et chacun semble apporter à l’autre son savoir. Malgré cela, les commérages, les médisances et bagarres sont présentes, mais elles sont de courte durée. L’histoire débute immédiatement  sur la mort de Félix, qui deviendra voix-off de ce récit. On est donc tout de suite plongé dans un drame, mais ceci permet au lecteur d’entrer dans l’histoire, dans le contexte social et économique. Cette narration donne tout son charme à cette lecture, car elle offre une certaine sensibilité, une certaine nostalgie. Cela m’a également permis de m’attacher tout de suite à Marie, personnage central de ce premier tome. On voit à quel point ce personnage est essentiel aux villageois, mais en parallèle, quel poids pèse sur les épaules de Marie. Elle n’a pas la vie simple, car elle doit subvenir aux besoins de son village, elle doit se substituer à son défunt mari. Mais en aura-t-elle la force et le courage ? Marie, c’est le portrait d’une femme forte, courageuse, réfléchie. Bref, c’est une véritable héroïne.

J’ai beaucoup aimé le personnage du curé également. Ce dernier essaye de s’intégrer tant bien que mal, mais ceci n’est pas chose simple, au sein d’un village pieux. C’est un personnage qui semble proche de chaque villageois, et non pas seulement des croyants. On voit une jolie entraide naitre entre le curé et les habitants.

Ce récit montre également quelques stéréotypes des habitants d’un tel village à cette époque. On voit donc des marmots qui se chamaillent, qui espèrent partir très vite à la chasse, mais aussi des agriculteurs, des « vieilles chouettes », une guérisseuse aux secrets de grand-mère infaillibles…  Le tout est ponctué par un langage très familier qui ressemblerait presque à un patois. C’est quelque peu déroutant, au début, mais on a vraiment l’impression d’y être, de vivre à Notre dame du Lac.

 

J’ai également beaucoup aimé les dessins de cette BD même si ceux-ci sont majoritairement sombres, aux couleurs peu gaies. Malgré tout, je reste fidèle à moi-même, je les ai appréciés, car ils sont très réalistes, très bien détaillés. J’ai trouvé certains personnages très beaux, comme celui de Marie, par exemple…

 

 

En bref

Le magasin général dépeint une société rurale québécoise des années 20. Les personnages sont très attachants, les dessins m’ont touchée. A découvrir !  

 

 

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Logo BD du mercredi de Mango 1

Chez Mango

 

 

Casterman, 80 pages, 2006

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